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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 10:55

 

 

 

 

Yaoundé - 10/10/2014 (Xinhua) Une délégation officielle venue de Bangui comprenant des responsables institutionnels centrafricains, l'ambassadeur de France, les dirigeants de la force française Sangaris et de la Mission intégrée multidimensionnelle pour la stabilisation en RCA (MINUSCA), a eu une rencontre de six heures avec la direction de la Séléka mercredi à Bambari, au terme de laquelle celle-ci a reçu un message de la présidente de transition exigeant son départ de cette ville. Le message remis par Jean Jacques Démafouth, ex-chef rebelle actuellement ministre conseiller à la présidence de la République, a suscité une vive réaction du général de brigade Joseph Zoundéko et de ses collaborateurs de l'état-major de l'ex-coalition rebelle qui, dans un communiqué publié aussitôt après, accusent le gouvernement en place à Bangui de "remuer le couteau dans la plaie en exigeant le départ des ex-Séléka de Bambari".

 

D'après un communiqué de l'état-major de l'ex-mouvement armé, ils rejettent cette demande de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, car elle vise à "parfaire leur mission macabre d'épuration de la communauté musulmane par les anti-Balakas", milices dites d'autodéfense proches de l'ex- président François Bozizé, accusées d'avoir massacré plus de 300 Centrafricains de confession musulmane lors de leur offensive contre les positions des ex-Séléka en décembre 2013 à Bangui. "Face à cette politique sournoise et devant l'incapacité notoire dont ont fait montre la présidente et son gouvernement à rétablir la paix et la sécurité à Bangui et sur toute l'étendue du territoire, et de réconcilier les communautés musulmanes et chrétiennes meurtries depuis plus de dix mois par une guerre fratricide, l'état-major des forces républicaines ex-Séléka demande simplement la démission de la présidente de transition et de son gouvernement", souligne le communiqué 


Par la même occasion, les ex-Séléka, qui clament leur volonté d’œuvrer au retour de la paix dans leur pays après dix mois de pouvoir désastreux entre mars 2013 et janvier 2015 consécutif à la chute du régime de François Bozizé, réclament "la réélection d'un nouveau président, en application des dispositions de la Charte constitutionnelle".

 

 

 

Bangui: les anti-balka sont en «alerte maximum»

 

10/10/2014

 

Deux ministres et un conseiller gouvernemental ont suspendu, jeudi, 09 octobre, leurs activités au sein du gouvernement centrafricain de transition, avec la fin de l’ultimatum donné à la présidente Catherine Samba Panza pour démissionner, a déclaré, le représentant des anti-balaka au Premier ministère, Joachim Kokaté. «Cet ultimatum de 72 heures a pris effet mardi et est arrivé à terme jeudi. Les ministres du Tourisme, Romaric Vomitiadé de l’Environnement, Robert Namseneï, et moi-même en tant que conseiller auprès du Premier ministre (tous les trois représentants des anti-balaka, ndlr) avons décidé de suspendre nos activités», a affirmé M.Kokaté.

 

Les anti-balaka exigent la démission de Samba Panza compte tenu «de nombreuses tueries, de séquestrations et d'arrestations arbitraires opérées par les soldats français, burundais, camerounais, congolais et rwandais, dans leurs rangs», d'après la même source. S’agissant des étapes et démarches suivantes après cette suspension, Kokaté a indiqué: «actuellement, nos éléments sont en alerte maximum. Nous avons, cependant, appris que la présidente voudrait nous recevoir. Nous allons nous concerter d’ici quelques heures pour décider de l’acceptation ou du refus de cette demande».


Les tensions restent vives après le récent assassinat d’un jeune musulman brûlé vif par des chrétiens à Bangui. Des tirs nourris à l’arme légère et lourde ont été entendus tout au long de la nuit de mercredi à jeudi dans les 6ème, 4ème, 5ème, 8ème et 3ème arrondissements de la capitale et continuent jeudi matin. La ville est totalement paralysée et plusieurs habitants des quartiers Ngou-Ciment, Castors, Sara, Fatima et Kpéténé continuent d’affluer vers les sites des déplacés.


Les Anti-balaka sont massivement déployés dans les 5ème, 4ème et 8ème arrondissements, tandis que les groupes d’autodéfense musulmans sont en alerte dans le 3ème arrondissement. Le dispositif militaire des forces étrangères se renforce et les hélicoptères de la Mission intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca) survolent la ville.

Centrafrique : les ex-Séléka rejettent leur départ de Bambari exigé par la présidente de transition

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