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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 09:48

 

 

 

 

06/10/14 (AFP)

 

La coordination des anti-balaka, milices centrafricaines à dominante chrétienne, ont demandé à leurs représentants de quitter le gouvernement et réclament la démission de la présidente de transition Catherine Samba Panza, a déclaré lundi l'un de leurs chefs à l'AFP.

 

"La coordination du mouvement anti-balaka estime que les autorités de transition n'inspirent plus confiance et demande aux personnalités représentant les anti-balaka au gouvernement et au cabinet du Premier ministre de démissionner", a indiqué le coordonnateur national des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaissona, au lendemain d'une assemblée générale à Bangui.

 

"Nous pensons que Mme Catherine Samba Panza n'est plus à la hauteur des attentes du peuple centrafricain. Le mouvement anti-balaka lui donne 48 heures pour quitter ses fonctions", a-t-il ajouté, sans préciser ce qu'il se passerait au-delà de cet ultimatum.

 

Le gouvernement d'ouverture formé fin août en Centrafrique intègre des représentants de la société civile, des partis politiques, mais aussi des groupes armés, dont deux ministres proches des anti-balaka, qui détiennent les portefeuilles du Tourisme et de l'Environnement.

 

"Depuis plusieurs mois nous avons prôné la paix, mais les autorités de la transition n'ont pas la vocation d'aller rapidement a la fin de la transition", selon Patrice Edouard Ngaissona.

 

Autre motif d'inquiétude, selon le chef des anti-balaka: "Le détournement du don angolais" ainsi que "la demande de la présidente au gouvernement du Tchad pour que des troupes tchadiennes viennent assurer sa sécurité" personnelle.

 

"Nous pensons que tout cela n'est pas de nature a favoriser la paix", a-t-il conclu.

 

La présidente de la transition centrafricaine, Mme Samba Panza, a nié la semaine dernière avoir détourné de l'argent, après des révélations du magazine Jeune Afrique du 29 septembre, évoquant la gestion "pour le moins opaque" d'un don de 10 millions de dollars en liquide accordé par l'Angola.

 

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2014, la présidente de transition peine à rétablir l'autorité de l'Etat et à pacifier le pays, plongé dans une crise humanitaire sans précédent.

 

La crise en cours en Centrafrique est née du renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par la rébellion Séléka, à dominante musulmane dans un pays majoritairement chrétien. S'en est suivi un cycle infernal de représailles et de contre-représailles entre combattants Séléka et miliciens anti-balaka.

 

Ces groupes armés ont commis d'innombrables exactions contre la population, faisant plusieurs milliers de morts et des dizaines de milliers de déplacés.

 

 

Les Antibalaka lancent un ultimatum de 48 heures à la présidente Catherine Samba-Panza

 

06/10/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A l'issue d'une réunion dimanche à Bangui, le mouvement des Antibalaka a exigé la démission de la présidente de transition Catherine Samba-Panza. Les Antibalaka l'accusent notamment de faire perdurer la transition et d’avoir détourné des fonds accordés par l'Angola.

 

« Unanimement, les responsables des Antibalaka ont demandé le départ dans les 48 heures, de Mme Samba-Panza pour laisser la place à un Centrafricain qui viendra déterminer la durée de la transition », a indiqué lundi à RNL le coordonnateur national du mouvement, Patrice Edouard Ngaïssona.

 

« Nous nous sommes rendus compte qu'au niveau des autorités, il n'y a pas la vocation d'arriver rapidement à la fin de la transition et d'aller aux élections », a poursuivi Ngaïssona.

 

Les Antibalaka reprochent également à Catherine Samba-Panza d'avoir limogé des membres de leur mouvement qui avaient été nommés à certains postes importants. « Nous avons constaté que pour des raisons que nous ignorons, notre conseiller à la Présidence et le directeur de cabinet à la Défense ont été limogés sans explication ».

 

Il a par ailleurs accusé Catherine Samba-Panza d'ignorer les actes posés par son mouvement en vue du rapprochement. « Depuis l'accession de Mme Samba Panza à la magistrature suprême de l'Etat, je ne cesse de prôner la paix, la cohésion sociale pour permettre aux Centrafricains de vaquer à leurs occupations. Mais le cri a été balayé du revers de la main. Malgré le travail fait pour que la paix revienne, malgré l'accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, les Antibalaka se sentent frustrés par les nouvelles autorités de Bangui », s'est-il plaint.

 

Ngaïssona a indiqué que le mouvement Antibalaka s'était engagé à soutenir le Premier ministre Mahamat Kamoun dans l'espoir d'une transition apaisée et consensuelle qui aboutirait à la mise en place d'un gouvernement issu des urnes.

 

Les Antibalaka s'insurgent par ailleurs contre « l'arrivée prochaine de troupes tchadiennes pour la sécurisation de la présidente ». Un premier contingent tchadien avait été rapatrié, certains de ses membres ayant commis des crimes en Centrafrique.

 

Le mouvement des Antibalaka soupçonne enfin la présidente d'avoir détourné l'aide financière de l'Angola. « Si un leader censé dirigé l'Etat centrafricain est soupçonné de détournement d'une importante somme d'argent à une période critique où le peuple centrafricain rase le mur, c'est inexplicable. Les Antibalaka ne peuvent être complices de cette situation », a déclaré Ngaïssona.

 

Au sujet de ce détournement présumé de fonds angolais, la plateforme ''Sauvons le Centrafrique'' est, elle aussi, montée au créneau. Dans une déclaration publiée le week-end dernier par son coordinateur Maître Henri Pouzère, la plateforme exige l'ouverture immédiate d'une enquête judiciaire. « Nous avons demandé dans notre déclaration que soit mise en place une commission judiciaire, que le tribunal se saisisse de cette affaire et qu'une enquête judiciaire soit diligentée directement en direction du gouvernement pour que la clarté soit faite », a-t-il expliqué lundi à RNL.

 

Contactée par RNL, le porte-parole de la présidence, Antoinette Montaigne, accepte donner une position après une concertation avec Mme Samba Panza.

Centrafrique: les anti-balaka demandent à leurs représentants de quitter le gouvernement

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