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18 octobre 2014 6 18 /10 /octobre /2014 10:06

 

 

 

 

RFI  samedi 18 octobre 2014

 

C’est Le Figaro qui l’affirme. D’intercommunautaire, la violence « se fait de plus en plus politique » en République centrafricaine.

 

Cette semaine, on l’a vu, la présidence à Bangui a, dans un communiqué, sonné l’alarme sur ce thème, dénonçant une tentative de « coup d’Etat ». Et, ce matin, le quotidien français reprend cette thèse à son compte.

 

Selon le journal, les miliciens de différentes factions « ont reçu ces dernières semaines des armes légères et des munitions » provenant des stocks de l’armée centrafricaine « mais aussi de l’étranger ».

 

Dans un article consacré au désengagement de la force française « Sangaris », Le Figaro répète qu’en RCA, dans la capitale notamment, il n’est pas rare que des violences «politiques », sous la forme de provocations destinées à instrumentaliser la population, «prennent le pas » sur les affrontements communautaires.

 

Le journal évoque ainsi la récente attaque accompagnée de pillages du quartier de Ouango, au sud de Bangui, qui fut une première. Cette zone, qui était récemment encore épargnée, abrite des résidences « chics », souligne Le Figaro, dont celle de Catherine Samba-Panza.

 

Centrafrique : Samba Panza, le désaveu

 

Laquelle présidente de transition est dans la tourmente. La population centrafricaine, « qui ne voit guère la vie s’arranger » depuis son accession au pouvoir en février dernier, « se détourne peu à peu d’une femme qui ne descend jamais dans les rues », remarque le confrère.

 

Pour ne rien arranger, la révélation par Jeune Afrique et sur nos antennes, de la « disparition » de 2,5 millions de dollars sur un don de 10 millions offerts à la Centrafrique par l’Angola a «achevé de ternir son image », énonce Le Figaro, qui note qu’à Paris, « on s’agace ».

 

Violence de plus en plus politique, donc. Mais alors, si c’est le cas, qui tire les ficelles ? Telle est la question, pour l’instant sans réponse avérée. Le Figaro affirme que, côté français, on écarte la présence d’un mouvement djihadiste dans le pays, « tout en restant vigilant ». Le journal affirme qu’à Bouar, dans l’est de la RCA, deux madrasas (écoles coraniques) seraient actives depuis cinq ans « grâce à des financements de Boko Haram ».

 

Voilà pourquoi, croit savoir le confrère, ce qu’il appelle cette « nouvelle menace », pourrait conduire à une évolution du dispositif antidjihadiste en Afrique. Pour lutter contre Boko Haram, le flanc gauche de l’opération « Barkhane » (soit 3 200 hommes) déployée au Sahel «pourrait être renforcé ». Une partie des effectifs de « Sangaris » pourrait être « redéployée » dans cette perspective.

 

Par Norbert Navarro

 

 

NDLR : Ce n'est un secret pour personne à Bangui qu'après l'échec de la tentative bien coordonnée des bozizistes de reprendre le pouvoir le 5 décembre 2013, ils n'avaient pas définitivement renoncé à leur funeste projet, Bozizé et ses enfants continuant toujours de piloter et de financer les anti-balakas et leurs partisans indécrottables restés au pays. Il fallait donc s'attendre à d'autres tentatives ultérieures de coup de force d'autant plus qu'ils sont conscients que le pouvoir de dame Catherine est très fragile et que celle-ci a même repris contact avec Bozizé en envoyant son conseiller Clément Anicet Guiyama le rencontrer à Kampala sous le fallacieux prétexte de l'impliquer dans l'apaisement de la situation en Centrafrique. En avril dernier, Mme Samba-Panza déclarait pourtant dans une interview à Jeune Afrique que si Bozizé remettait pied à Bangui, il serait arrêté !

Centrafrique : la politique qui tue

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