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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 01:59

 

 

 

 

 

 

* Une prolongation du mandat de l'Eufor pour assurer la transition

* Une évolution positive à Bangui

 

PARIS, 18 septembre (Reuters) - Une prolongation du mandat de la mission militaire européenne en Centrafrique permettait de consolider la situation sécuritaire et de faciliter la transition avec la force de l'Onu (Minusca) qui a pris lundi la tête des opérations de maintien de la paix dans le pays, a déclaré jeudi le commandant en chef d'Eufor-RCA.

 

L'option d'une extension du mandat de la force européenne, qui doit prendre fin le 15 décembre, a été présentée lors d'une réunion informelle des ministres européens de la Défense à Milan la semaine dernière. La décision officielle pourrait être prise courant octobre, début novembre. "Il se trouve que l'Onu doit faire face à un certain nombre de contraintes dans son déploiement que nous pouvons prendre en compte", a déclaré le général Philippe Pontiès lors d'une conférence de presse à Paris.

 

"L'esprit, c'est de faire en sorte que le transfert d'autorité entre l'Eufor et l'Onu se passe de la façon la plus fluide possible". Forte de 7.600 hommes, la Minusca a pris officiellement lundi le relais de la force africaine Misca, chargée depuis décembre 2013 de restaurer la sécurité dans le pays, avec l'appui de quelque 2.000 soldats de la force française Sangaris.

 

À terme, la Minusca comptera 12.000 hommes. Lancée le 1er avril dernier, l'Eufor a, elle, atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin dernier et devrait, sauf prolongation de son mandat, achever sa mission en décembre. Une prolongation permettrait "de consolider le niveau de sécurité déjà atteint, d'ancrer la dynamique sécuritaire déjà à l'oeuvre dans le secteur et permettre aux Nations unies de se déployer en tenant compte des contraintes qui pèsent actuellement sur leur planification", dit Philippe Pontiès.

 

"TOUT N'EST PAS RÉGLÉ" Quelque 700 soldats et gendarmes européens, dont 250 français, sont chargés d'assurer la sécurité de l'aéroport M'Poko de Bangui et de deux arrondissements de la capitale. "Le bilan intermédiaire d'Eufor peut être qualifié de positif puisque le niveau de sécurité dans les 3e et 5e secteurs a été rétabli et s'est même très nettement amélioré", indique le commandant en chef de la mission.

 

En témoignent selon lui le retour des taxis dans PK5, la reprise de l'activité sur le marché, poumon économique, ou encore la réouverture d'une agence bancaire. Autre signe positif, les personnes réfugiées sur le camp de déplacés de M'Poko, peuplé à 90% par des habitants des 3 et 5e arrondissements, ont commencé à rentrer chez elles. Le camp compte aujourd'hui 20.000 personnes contre 100.000 en janvier.

 

"Cette situation incite à l'optimisme mais tout n'est pas réglé comme l'ont montré les événements du 20 août dernier", dit le général Pontiès, évoquant les affrontements avec des hommes armés qui ont fait cinq blessés dans les rangs de l'Eufor. "Ces poussées de fièvre montrent que nos actions ont quand même besoin de s'inscrire dans la durée", ajoute-t-il.

 

La RCA a plongé dans une spirale de violences après le renversement du président François Bozizé par les rebelles de la Séléka en mars 2013, dernier acte d'une histoire récente marquée par une série de coups d'Etat. Les exactions commises par la rébellion à majorité musulmane contre la population chrétienne ont provoqué une réaction de défense des anti-balaka, des miliciens chrétiens qui se sont mis à traquer la communauté musulmane. A ce jour, le conflit a fait plusieurs milliers de morts et déplacés.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

 

RCA-Le chef de l'Eufor pour une prolongation de son mandat

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