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18 septembre 2014 4 18 /09 /septembre /2014 13:10

 

 

 

 

 

 

Montréal, le 15 septembre 2014

 

 

 

De 1945 à 1960, la création du franc des colonies françaises d’Afrique (FCFA) avait permis à la France d’importer beaucoup moins cher des colonies et de spolier par ce fait même les matières premières des territoires sous sa domination. Sa propre monnaie étant plus forte, les produits transformés en France se revendaient plus cher dans les colonies, et la première phase de la construction institutionnelle de la pauvreté en Afrique fut ainsi amorcée.

 

La création de l’Union Monétaire Ouest africaine (UMOA) devenue, en 1959,  la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) constitua la deuxième phase de la construction de cette pauvreté. En effet, d’après la convention du compte d’opérations signée en 1955 entre l’UMOA et le trésor public français, l’UMOA versait, dans le compte d’opérations du trésor public français, 100% des  avoirs extérieurs de tous les pays de l’Afrique de l’Ouest francophone, exception faite des sommes allouées à sa gestion administrative interne. Cette disposition de la convention obligea les pays du Maghreb à quitter la zone CFA, poussant la France à engager des réformes.

 

 Pendant la réforme de 1972, consacrée à la BCEAO, et de 1973,  consacrée à la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), les pays francophones d’Afrique furent désormais tenus de verser, d’année en année, 65% de leurs avoirs extérieurs dans le compte d’opérations du trésor public français. Depuis plus de 40 ans, l’Afrique francophone ne survit donc qu’avec 35 %  de ses revenus extérieurs, comme si les traités, qui avaient consacré sa perte d’indépendance économique, avaient été signés en échange de l’indépendance dite politique.

 

A cause de ce système injuste, qui n’a pour seul justificatif qu’une convertibilité inutile du CFA au franc français ou à l’euro, plus de 10.000 milliards de francs CFA ont été puisés de l’espace francophone africain depuis lors pour combler les déficits de l’État français. Le pire, c’est que le pillage monétaire continue, puisqu’il n’existait, dans les différentes conventions, aucun article fixant la somme totale des sommes à drainer, aucune disposition fixant la date butoir du pillage.

 

En conséquence, pendant que toutes les autres régions du monde se développent à un rythme rapide, de l’Amérique latine à l’Asie en passant par le Moyen-Orient et les pays anglophones d’Afrique, seule l’Afrique francophone présente encore aujourd’hui le visage le plus dégradant d’un sous-développement répugnant. Dans l’espace francophone en effet, de très grands villages tiennent lieu aujourd’hui encore de villes et de capitales nationales : De Bangui à Cotonou, de Brazzaville à Ndjamena, de Yaoundé à Ouagadougou, de Bujumbura à Libreville, de Conakry à Niamey, de Lomé à Bamako, on assiste à la même pauvreté endémique des populations, au même manque d’infrastructures scolaires, sanitaires, routières et sportives, à la même rareté de l’eau et de l’électricité, et l’on comprend mieux les raisons profondes de l’exode vers l’Europe, de la corruption et des guerres.

 

Nul ne peut donc dire qu’en Afrique francophone, les gouvernements et les populations sont incapables d’activer la roue du développement par des projets d’envergure et des investissements futuristes, car en réalité, c’est le capital qui manque cruellement du fait de l’existence de ce compte d’opération  à travers lequel, chaque année,  les deux tiers des recettes des pays francophones d’Afrique sont versés arbitrairement au trésor public français.

 

Appel vous est alors lancé, à vous, hommes et femmes de bonne volonté qui rêvez de voir une Afrique francophone différente dans les 20 prochaines années, afin que vous signiez la présente pétition. Il ne s’agit pas de rompre les relations économiques avec la France, mais de favoriser l’émergence des pays concernés dans une francophonie désormais rayonnante parce que rénovée, ce à quoi les députés français d’aujourd’hui sont, plus que ceux d’hier, sensibles.

 

Avec 100.000 signatures enregistrées, l’Organisation Jeunesse Africaine saisira l’Assemblée nationale française aux fins de l’obtention de la révision de ces conventions qui consacrèrent l’esclavage monétaire en Afrique.

 

Pour l’Organisation jeunesse Africaine

 

Maurice NGUEPE


Secrétaire général

 

 SIGNEZ LA PÉTITION

http://www.avaaz.org/fr/petition/LASSEMBLEE_NATIONALE_FRANCAISE_REVISION_DES_CONVENTIONS_SUR_LE_COMPTE_DOPERATION_DU_TRESOR_FRANCAIS/?cpOBLab

 

L’ORGANISATION JEUNESSE AFRICAINE LANCE LA PÉTITION POUR LA LIBÉRATION ÉCONOMIQUE DE L’AFRIQUE

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