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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 15:22

 

 

 

 

 

par RFI   20-08-2014 à 15:06

 

Les difficiles tractations pour la formation d'un nouveau gouvernement centrafricain élargi se poursuivent, alors que l'ex-rébellion Seleka et une grande partie de la classe politique locale rejettent la récente nomination du Premier ministre Mahamat Kamoun et exigent « plus de concertation ».

 

Tout est suspendu. La composition d'un nouveau gouvernement, tout comme l'avenir de l'actuel Premier ministre, qui ne fait pas l'unanimité. Mardi le président du Conseil national de transition Alexandre Ferdinand Nguendet, a été clair : il y a un blocage politique en Centrafrique et seul un Premier ministre de large consensus peut débloquer la situation.

 

Pour sortir de l'impasse, Nguendet s'est rendu à Brazzaville avec une délégation représentative des acteurs de la crise. L’objectif était de trouver conseil auprès du médiateur, le président congolais Sassou Nguesso. La délégation est rentrée de Brazzaville avec un message pour la présidente de transition. On sait que celle-ci a reçu ce mercredi le représentant du médiateur Léonard Essongo, mais pour l' heure, rien n’a filtré de cette rencontre.

 

Soutien angolais

 

A la fin de cet entretien, Catherine Samba-Panza a décollé pour Luanda, où elle rencontrera le président Dos Santos, un de ces rares soutiens, souligne une source proche de la présidente. Alors que son entourage l'a dit acculée et sous pression de la communauté internationale, les autres acteurs politiques de la crise attendent avec impatience son retour d'Angola, pour à nouveau, s'assoir à la table des négociations. Alors que le pays est sans gouvernement depuis une quinzaine de jours.

 


 ■ Regain de tension au PK5 à Bangui

 

Dans le quartier du kilomètre 5 à Bangui, les jeunes laissent éclater leur colère depuis cette nuit suite à une patrouille de désarmement qui a mal tourné. Au moins un jeune a été tué. Et ce matin les habitants ont dû rester terrés chez eux en raison du crépitement des armes à feu.

 

Pour l'instant, deux versions assez différentes se font face. Celle tout d'abord qui circule chez les habitants du PK5. Ceux que RFI a pu joindre disent que ces nouvelles violences ont démarré suite à un contrôle des forces internationales. «  Peu avant minuit, nous étions en train de regarder un film, explique un jeune, nous étions au niveau du pont Yakité, quand un convoi de militaires français est venu nous demander nos armes. Nous n'en avions pourtant pas », affirme ce jeune qui raconte que l'opération de contrôle a mal tourné et qu'un membre du groupe a été tué par les forces internationales.

 

Du côté de ces forces internationales, version radicalement différente : une source contactée par RFI parle d'un accrochage la nuit passée entre l'Eufor-RCA et un groupe d'autodéfense musulman dans le 3e arrondissement, quartier Castor. Il y aurait eu, selon cette source, un mort et deux blessés.

 

Un sentiment de colère n'a en tout cas pas tardé à se répandre au Kilomètre 5. Le corps du jeune a été porté, disent les habitants, jusqu'au Binuca, le Bureau des Nations unies en RCA, puis à la mosquée Ali Babolo. Il y a eu, selon ces témoignages, des manifestations, des jets de pierre. De très nombreux tirs pouvaient être entendus ce matin-même.

 

RCA: le blocage politique persiste, les tensions à Bangui aussi

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