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11 août 2014 1 11 /08 /août /2014 10:59

 

 

 

 

 

 

http://lepays.bf/ Lundi 11 août 2014

 

Depuis son élection à la tête de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza se démène comme un beau diable pour le retour de la paix en RCA. Mais l’on a l’impression qu’elle est en train de prêcher dans le désert. En effet, toutes les initiatives qu’elle a pu entreprendre pour amener ses compatriotes de la Séléka et des anti-balaka à fumer le calumet de la fraternité, se sont révélées jusque-là infructueuses.

 

 La RCA a atteint un niveau avancé de haine communautaire

 

 L’équipe gouvernementale qu’elle dirige et dans laquelle siègent des éléments des anti-balaka et de la Séléka, n’a pas pu faire taire les armes. L’accord de Brazzaville, on le sait, a eu seulement le mérite de faire figurer dans une photo de « famille », Séléka et anti-balaka. La suite, on la connaît : la RCA est toujours en proie à la violence. Dans la nuit de vendredi à samedi par exemple, des vies centrafricaines ont été encore fauchées. C’est dans ce contexte que Catherine Samba-Panza a organisé un meeting à Bangui, où elle a encore signifié avec insistance et les larmes aux yeux, à ses compatriotes, l’urgence d’aller à la paix. Sera-t-elle pour une fois entendue ? L’on peut être sceptique. La RCA, aujourd’hui, a atteint un niveau avancé de haine communautaire, au point que certains éléments des anti-balaka et de la Séléka pourraient ne pas se sentir concernés par les complaintes et les supplications de Dame Catherine. C’est pourquoi l’on peut être amené à désespérer de ce pays et à se poser la question suivante : quel traitement finalement faut-il administrer à ce malade chronique pour lui donner l’ultime chance de guérison ? Dans cette perspective, l’on peut se demander si la nomination de Mahamat Kamoum, musulman, à la Primature, peut être un des ingrédients de la potion susceptible de remettre la RCA sur ses deux pieds.

 

 La situation du pays commande qu’on n’écarte aucune hypothèse de sortie de crise

 

 En partant du postulat que la crise centrafricaine a une dimension confessionnelle, l’on peut entretenir l’espoir qu’un Premier ministre musulman pourrait impacter positivement la marche de la RCA vers la paix. Ce n’est sans doute pas la panacée mais la présence d’un musulman au sommet de l’exécutif aux côtés de la chrétienne Catherine Samba-Panza, peut donner le sentiment à la minorité musulmane qu’elle a son mot à dire dans la conduite des affaires de l’Etat. Et cela n’est pas rien dans le contexte centrafricain où chrétiens et musulmans se regardent en chiens de faïence. Le Liban, par exemple, depuis 1943, a mis en place un pacte national qui institue un système politique confessionnel répartissant les pouvoirs entre les maronites, les chiites, les sunnites et les druzes. Même en Afrique, certains pays, sans le dire explicitement, recourent à ce genre de dosage communautaire dans la formation des gouvernements. Et c’est ce que la RCA vient de faire. Et si tel est le prix qu’elle doit payer pour le retour de la paix, c’est tant mieux. Même si l’on peut avoir des raisons objectives de ne pas trop y croire, d’autant que cet ancien directeur de Cabinet de Michel Djotodia et conseiller spécial de Catherine Samba-Panza, n’est pas le choix de la communauté internationale mais plutôt de la Séléka. En réalité, la situation du pays commande qu’on n’écarte aucune hypothèse de sortie de crise. De ce point de vue, Michel Djotodja et François Bozizé peuvent être mis à contribution pour soigner le mal centrafricain auquel ils ne sont pas du reste étrangers. Le général Bozizé et Michel Djotodja sont certainement des personnalités peu recommandables, mais, malheureusement, ils ont toujours la capacité de calmer le jeu en RCA. Tant que ce seront les sous-fifres qui parleront à leur place, l’on peut parier que la violence a de beaux jours devant elle au pays de Barthélémy Boganda.

 

Prusdem PICKOU

 

 

 

Centrafrique : les défis qui attendent Mahamat Kamoun

 

11/08/14 (RFI)

 

La présidente centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a nommé dimanche après-midi Mahamat Kamoun Premier ministre de transition, en remplacement d'André Nzapayéké. Il aura pour mission d'obtenir une application de l'accord de Brazzaville signé entre les belligérants centrafricains et de gérer le pays aux côtés de la présidente, jusqu'aux élections qui doivent marquer la fin de la transition.

 

La première urgence pour Mahamat Kamoun sera de faire appliquer les accords de paix de Brazzaville, signés fin juillet entre anti-balaka et Seleka. Même si la sécurité revient progressivement à Bangui, ces accords sont violés presque tous les jours hors de la capitale et sont toujours rejetés par l’état-major Seleka. La semaine dernière, dans la ville de Batangafo, les affrontements entre Seleka et forces françaises Sangaris ont fait une soixantaine de morts du côté de l’ex-rébellion.

 

Le nouveau Premier ministre devra aussi convaincre la communauté internationale, qui finance intégralement le budget et l’administration du pays et qui, en coulisse, avait ouvertement milité pour un autre candidat. Le gouvernement précédent a dû partir parce qu’il « somnolait » selon un diplomate occidental en poste à Bangui. « Il faut quelqu’un qui puisse absorber les sommes investies pour reconstruire la RCA. Or Mahamat Kamoun n’est pas connu des instances internationales », expliquait le diplomate avant la nomination du nouveau chef de gouvernement.

 

La troisième urgence pour Mahamat Kamoun est humanitaire. Des dizaines de milliers de déplacés vivent toujours dans des camps, en proie à la malnutrition et à l’insécurité.

 

Pour les musulmans, la vie reprend à Bangui... uniquement dans l’enclave du PK5

 

La sécurité est, en effet, un défi de taille pour le nouveau gouvernement centrafricain, même à Bangui. Quelques centaines de musulmans centrafricains sont déjà rentrés d’exil. Des dizaines de milliers d’autres sont encore réfugiés au Cameroun et au Tchad. Adamou Sylla, lui, est rentré au PK5 en juillet, suite aux accords de Brazzaville, mais sans ses enfants. S’il se sent en sécurité dans son quartier, il ne se hasarde pas à en sortir par peur d’être lynché.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140811-centrafrique-defis-attend...

 

 

 

Centrafrique : un premier ministre musulman pour sauver la transition

 

Le Monde.fr avec AFP |  10.08.2014 à 21h25

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a nommé, dimanche 10 août, un musulman comme nouveau premier ministre pour relancer la transition et mettre en œuvre le très précaire accord de cessez-le-feu signé fin juillet.

 

Mahamat Kamoun, précédemment conseiller spécial à la présidence, est spécialiste des finances, et avait été directeur général du Trésor sous le président François Bozizé (au pouvoir de 2003 à mars 2013).

 

C'est la première fois qu'un musulman occupe la fonction de premier ministre depuis l'indépendance de cette ex-colonie française en 1960. Minoritaires dans le pays, les musulmans sont aujourd'hui souvent assimilés par leurs concitoyens aux rebelles de la Séléka. Le nouveau premier ministre, Mahamat Kamoun, n'est pas membre de la Séléka mais est réputé avoir de l'influence sur certains de ses chefs.

 

REPLI DE LA SÉLÉKA, FUITE DES MUSULMANS

 

Cette coalition à dominante musulmane, venue des provinces du Nord, s'est rendue coupable d'innombrables exactions contre les populations chrétiennes lors de son passage au pouvoir de mars à décembre 2013, après avoir renversé le président Bozizé.

 

Affaiblis par l'intervention des forces française Sangaris et africaine Misca, les combattants rebelles s'étaient ensuite retirés vers le nord et l'est du pays, dont ils gardent le contrôle aujourd'hui. La Centrafrique a connu depuis lors de terribles violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et jeté sur les routes des centaines de milliers de déplacés.

 

Ciblés par les milices anti-balaka, majoritairement chrétiennes, la plupart des musulmans du sud du pays ont fui vers le Nord et l'étranger.

 

LA REPRÉSENTATION DES GROUPES ARMÉS EN QUESTION

 

L'arrivée au pouvoir de Mme Samba Panza en février dernier à la faveur du départ de la Séléka, et la mise en place de son gouvernement de transition, n'ont pas permis le retour à la paix ou de remettre sur les rails un Etat en totale décomposition.

 

Réunis le 23 juillet à Brazzaville pour tenter de relancer cette transition politique, les principaux acteurs de la crise ont accepté au forceps, sous la pression internationale, la signature d'un accord de cessation des hostilités. Le gouvernement du premier ministre André Nzapayéké, composé essentiellement de technocrates, a démissionné dans la foulée, à la demande de la présidente qui a promis un nouveau gouvernement de « large ouverture » intégrant « la nouvelle donne » après l'accord de Brazzaville.

 

La présence des groupes armés au sein du futur cabinet est l'un des principaux enjeux des discussions en cours, mais elle fait polémique. Séléka et anti-balaka ont mis en effet le pays à feu et à sang : ils sont accusés de graves exactions et sont considérés, avec la classe politique, comme les principaux responsables de la catastrophe actuelle. Plusieurs de leurs leaders sont sous le coup de sanctions onusiennes et américaines (gel des avoirs et interdiction de voyager).

CRISE CENTRAFRICAINE : La solution passera-t-elle par la nomination de Mahamat Kamoun?

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