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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 10:46

 

 

 

 

 

26/08/14 (Agence d'information d'Afrique centrale)

 

Le 25 août 2014, une partie de la communauté musulmane du Km5 a observé "une journée sans activités" pour rendre hommage aux victimes des affrontements de la semaine dernière entre les jeunes d'autodéfense du quartier et la force internationale (Sangaris et EUFORT-RCA).

 

Toute la journée du lundi, les commerces et les points de vente sont restés fermés. Seulement quelques véhicules des particuliers et les motos ont circulé. Les vendeurs ambulants qui animent souvent le grand marché du Km5 n’étaient pas visibles ce matin-là. Un habitant du quartier Kpetene qui voulait se rendre au marché pour acheter du pain a été empêché par une bande des jeunes musulmans armés qui lui ont demandé de rebrousser chemin. Selon Mahamat Benamoune, un des manifestants a expliqué que le mobile de cette journée morte est de commémorer la disparition des membres de cette communauté. « Le gouvernement centrafricain n’a pas réagi suite à cet incident, c’est pourquoi nous avons décidé de ne pas ouvrir les commerces aujourd’hui », a-il scandé.

 

En outre, il a confirmé que l’un des blessés de ce dernier incident a finalement succombé à ses blessures, lundi. Cette journée morte dans le secteur de Km5 est la troisième manifestation que des membres de la communauté musulmane du 3e arrondissement organisent en une semaine après le sit in au siège de la Minusca, le mercredi et le jeudi derniers.

 

Rareté des transports en commun à Bangui

 

Des usagers du transport en commun se sont plaints, ce lundi 25, de la rareté des véhicules de transport en commun. Cette situation est causée par la pénurie de carburant suite à la rupture de stock dans les stations- services et autres points de vente. L’on pouvait voir devant les points de vente, plusieurs véhicules et motos faire la queue pendant des heures pour être servis en carburant. Cette attente peut durer parfois une nuit, au niveau des deux sociétés de la ville Tradex et Total avec des retards que cela occasionne chez les uns et les autres.

 

D’après Maris Ngoandji, un conducteur de transport en commun, la rareté des taxis et bus a bloqué presque toutes ses activités à Bangui. « C’est depuis le matin que je suis à la station pour acheter de l’essence, mais jusque-là, je ne suis pas encore servi parce qu’il y’a trop de monde», a-t-il déploré. Pour René-Pierre Sokambi-Kandja, secrétaire général du syndicat des taxis et bus, « toutes les stations Total ne disposent pas assez de carburant. C’est Tradex qui a du combustible et qui vend à sa clientèle en ce moment ».

 

Or, parmi les deux stations, c’est Total qui a plus de cuves que Tradex. « Le carburant est disponible, mais il y’aurait litige entre Total et l’Agence centrafricain de régulation des produits pétroliers (ASRP). Les trois entités, Tradex, Total et L’ASRP, sont en train de chercher des voies et moyens pour une réponse durable à ces ruptures au niveau des stations des carburants », a expliqué Sokambi-Kandja.

 

Entre temps, aucune autorité n’a encore réagi face à cette situation.

 

Fiacre Kombo (Stagiaire)

Centrafrique : les musulmans rendent hommage à leurs morts

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