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2 août 2014 6 02 /08 /août /2014 10:38

 

 

 

 

 

02/08/14 (PANA)

 

L'Union africaine a annoncé jeudi que la milice anti-Balaka de la République centrafricaine (RCA), qui était devenue plus violente après l'accession au pouvoir du président Michel Djotodja, avait déclaré sa dissolution immédiate.

 

Selon l'UA, les responsables anti-Balaka ont également entamé le désarmement volontaire de la milice avec la démobilisation initiale de 200 insurgés, qui ont quitté le quartier PK11 de la capitale, Bangui, à bord de camions pour aller retrouver leurs familles.

 

Cette décision des anti-Balaka a été prise alors que le gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba-Panza a lancé une campagne nationale de mobilisation pour la paix dans un pays secoué par des luttes intestines depuis l'année dernière.

 

Les leaders des anti-Balaka, Brice Emotion Namsio, Sébastien Wenezoui et le capitaine Gilbert Kamezou-lai, qui opéraient surtout clandestinement jusqu'à maintenant, ont annoncé la dissolution du groupe jeudi et rencontré les combattants de rue du groupe.

 

Les rebelles ont demandé à leurs partisans de respecter la minorité musulmane et de lui permettre de se déplacer librement à travers le pays.

 

Selon l'UA, les responsables de la milice ont également demandé pardon à la population centrafricaine pour les atrocités commises par le groupe dans le pays.

 

Ces derniers évènements font suite à la signature à Brazzaville d'un accord de paix le 23 juillet, qui a fixé une nouvelle feuille de route pour la paix dans le pays.

 

La présidente Samba-Panza a demandé aux rebelles d'abandonner leurs exigences d'une partition du pays, en insistant sur le fait que le pays était indivisible et devait rester uni.

 

Elle a soutenu que l'Accord de paix de Brazzaville était un tournant décisif pour la paix dans le pays.

 

Les rebelles devraient se joindre aux négociations à Bangui pour mettre en branle une stratégie de réconciliation nationale et permettre à ce que le gouvernement intérimaire appelle à des 'consultations élargies'.

 

Cependant, les analystes insistent sur le fait que la crise en RCA est loin d'être résolue, malgré les déclaration des groupes de miliciens impliqués dans les négociations de l'Accord de Brazzaville.

 

Les diverses factions contrôlent des parties du pays et il y a eu d'intenses combats après la signature de l'Accord de Brazzaville.

 

Le commissaire à la Paix et la Sécurité de l'UA, Smail Chergui, a déclaré que ceux qui se livraient à des attaques unilatérales étaient des individus membres de groupes de miliciens et a insisté sur le fait que l'accord était un 'bon départ', même si les rebelles étaient encore divisés.

 

Auparavant, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayeke, avait demandé la levée de l'embargo militaire sur le pays pour permettre au gouvernement d'armer ses forces de sécurité et d'assurer la sécurité en prévision des élections de 2015.

 

L'UA n'est pas très enthousiaste concernant cette proposition car estimant que le Conseil de sécurité de l'ONU, qui a imposé cet embargo, ne le lèvera que s'il trouve que certaines conditions sont réunies.

 

La RCA est en crise depuis mars 2013, date à laquelle les rebelles ont pris d'assaut la capitale, Bangui et déposé le président François Bozizé.

 

Après la prise du pouvoir par les rebelles Séléka, ils ont contribué à l'effondrement d'un Etat fragile par une série d'actions, la pire étant les attaques contre les Chrétiens dans la région du Nord-ouest de M. Bozizé et contre ses partisans.

 

La milice chrétienne des anti-Balaka s'est alors mobilisée et a commencé à attaquer les musulmans. Les civils s'attaquaient également les uns les autres, ce qui a débouché sur l'anarchie.

 

Un gouvernement de transition nommé en 2014 n'a pas été en mesure de contrôler cette crise intérieure.

 

 

 

NDLR : A l'évidence, toutes ces gesticulations des leaders anti-balakas ne doivent pas être étrangères aux rumeurs faisant état de l'éventualité de l'entrée de quelques uns des leurs au CNT, au gouvernement, à la primature et à la présidence de la République, perspective dont pourtant personne ne veut à Bangui. Début juillet dernier, un rapport d'étape d'experts des Nations Unies au Conseil de sécurité avait pourtant clairement exigé le départ des FACA et de la gendarmerie nationale des militaires et gendarmes qui se renvendiquent ouvertement anti-balakas ou Séléka. Il est très surprenant que certains capitaines, commandants, caporaux et autres lieutenants ou généraux des FACA continuent encore de proclamer leur appartenance à la milice anti-balaka sans que cela n'émeuve personne à Bangui. Il est de notoriété publique qu'un capitaine des FACA et non moins directeur de cabinet du ministre de la défense, Charles Ngrémangou, homme de main de Francis Bozizé, est officiellement chef anti-balaka sans que cela ne dérange grand monde. Ces confusions de genre doivent donc cesser. 

 

Centrafrique: les anti-Balaka déclarent la fin de la rébellion

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