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20 août 2014 3 20 /08 /août /2014 15:17

 

 

 

 

 

 

20/08/14 (Agence Ecofin) - Le président du parlement provisoire de Centrafrique, Alexandre Ferdinand Nguendet, a demandé, le 19 août, à Brazzaville de «surseoir» à la mise en place d'un nouveau gouvernement dans son pays, estimant que le Premier ministre désigné récemment «ne fait pas l'unanimité».

 

Mahamat Kamoun, un musulman, avait été nommé le 10 août nouveau Premier ministre pour relancer la transition et mettre en œuvre le très précaire accord de cessez-le-feu signé fin juillet.

 

«La concertation, c'est ce qui a manqué dans la désignation du Premier ministre; c'est ce qui a posé problème au niveau des institutions et des entités importantes qui ont signé les accords de Brazzaville», a déclaré M. Nguendet, président du conseil national de transition (CNT), le parlement provisoire.

 

Il s'exprimait à l’issue d’un entretien de deux heures avec le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, qui avait convoqué les différents acteurs de la crise afin de d'accélérer la formation d'un gouvernement «élargi».

 

«Il est urgent que toutes les institutions et toutes les entités se retrouvent pour qu'on se parle. (...) S'il faut faire des sacrifices pour que le peuple centrafricain puisse avoir la sérénité, il faut le faire. Le temps passe certes, mais le principe de la transition c'est la concertation», a souligné M. Nguendet.

 

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l'ex-rébellion à dominante musulmane de la Séléka, les milices chrétiennes anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise, où elles doivent discuter séparément avec le médiateur, selon le protocole de la présidence du Congo.

 

De confession musulmane, spécialiste des finances, Mahamat Kamoun avait travaillé sous les régimes de François Bozizé, au pouvoir de 2003 à mars 2013, et Michel Djotodia, le chef de l'ex-Séléka, au pouvoir jusqu'à janvier 2014.

 

La présence des groupes armés (Séléka et anti-balaka) au sein du prochain gouvernement est l'un des principaux enjeux des discussions relatives à la formation d’un nouveau gouvernement. L'ex-rébellion Séléka refuse pour le moment d'y participer, affirmant que son avis n'a pas été pris en compte.

 

La Centrafrique reste meurtrie par plus d'un an de violences inter-religieuses, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

RCA : le choix de Kamoun divise

 

20/08/14 (BBC Afrique)

 

Les différents acteurs de la crise centrafricaine se sont entretenus à Brazzaville avec le médiateur le président congolais Denis Sassou Nguesso.

 

Une dizaine de personnalités représentant le CNT, l'ex-rébellion Séléka, les milices anti-balaka, les partis politiques et la société civile ont fait le déplacement dans la capitale congolaise.

 

Les discussions achoppent sur la récente nomination de Mahamat Kamoun au poste de premier ministre.

 

L'ex-rébellion Séléka et une grande partie de la classe politique estiment qu'il ne fait pas l'unanimité.

 

La médiation est en contact avec la présidente de transition et les délégués présents à Brazzaville pour faciliter les échangés.

 

Dans une interview accordée à la BBC, Soumeylou Boubèye Maïga, le vice-médiateur de l'UA en Centrafrique, estime que la décision finale reviendra toujours aux Centrafricains.

 

Il a ajouté qu'il faut privilégier une dynamique inclusive dans la recherche d'une solution à la crise.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/08/140819_rca_dilog...

 

 

Centrafrique : le Premier ministre boudé par la classe politique

 

20/08/14 (Agence d'information d'Afrique centrale)

 

Le président de la République du Congo et médiateur dans la crise centrafricaine, Denis Sassou N’Guesso, s'est entretenu avec une délégation des forces vives centrafricaines conduite par le président du Parlement de transition, Alexandre Ferdinand N’guendet.

 

La concertation du 19 août, à Brazzaville, devait déboucher sur un consensus au sujet du Premier ministre devant conduire la transition dans ce pays, conformément aux accords de cessation des hostilités signés dans la capitale congolaise. Parmi les neuf interlocuteurs du président Denis Sassou N'Guesso, on peut citer les représentants des ex-seleka, ceux du Parlement de transition, des anti-balaka, des partis politiques et de la société civile. Au centre des échanges, la polémique survenue à la suite de la désignation de Mahamat Kamoun comme Premier ministre de transition.

 

Alexandre Ferdinand N’guendet a indiqué à la presse que pour l’heure, il serait important de sursoir la mise en place du gouvernement en attendant d’avoir un consensus sur le Premier ministre devant diriger l'équipe gouvernementale attendue. Selon lui, les acteurs politiques et de la société civile de la République centrafricaine sont obligés de faire des sacrifices pour que « le peuple centrafricain puisse avoir la quiétude et la paix indispensables pour le développement du pays ». Alexandre Ferdinand N’guendet a indiqué que la délégation qu’il conduit est venue solliciter l’arbitrage du médiateur Denis Sassou N’Guesso.

 

Ni vainqueurs ni vaincus

 

Invité par les journalistes à se justifier sur la nécessité pour le Premier ministre de transition, Mahamat Kamoun, qui vient d’être nommé, de se retirer, le président du Parlement de transition s’est réservé de faire du triomphalisme. « Dans la situation actuelle, on ne peut pas parler en terme de vainqueurs et de vaincus. Il est nécessaire de privilégier la concertation, le dialogue et le consensus », a-t-il déclaré.

 

Interrogé sur le temps qui passe pour une transition dont la durée est limitée, Alexandre Ferdinand N’guendet a précisé que « le principe de la transition c’est le dialogue, la concertation et le consensus. Il doit être fait avec toutes les forces vives de la nation et de commun accord avec la communauté internationale. C’est pourquoi, il est urgent que ce consensus se dégage sous la médiation du président congolais, Denis Sassou N’Guesso ».

 

Le président du Parlement de transition a déploré, par ailleurs, l’absence de la concertation entre les institutions de la République et les entités impliquées dans la crise lors de la désignation du Premier ministre de transition, après le forum de Brazzaville. Néanmoins, a-t-il ajouté, l’espoir est permis et les acteurs impliqués dans la recherche des solutions de sortir de crise sont déterminés.

 

Roger Ngombé

 

Centrafrique: le nouveau premier ministre ne fait pas l’unanimité
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