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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 22:32

 

 

 

 

 

01/08/14 (AFP)

 

Au moins 22 personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka à Batangafo (300 km au nord de Bangui), a-t-on appris vendredi auprès de la force africaine (Misca).

 

"Des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction des bases des ex-Séléka entraînant la riposte de ces derniers. On déplore au moins 22 morts, surtout parmi les civils. On compte aussi quelques anti-balaka et ex-Séléka", a indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat un officier de la Misca, qui a également fait état de "plusieurs dizaines de blessés".

 

Vendredi matin, "un calme relatif" régnait dans cette localité du centre du pays, a poursuivi la même source, précisant que "devant la violence de ces affrontements, les habitants ont fui en masse pour se réfugier à l'hôpital sous-préfectoral, à la base de la Misca, au domicile du Maire ainsi qu'à la mairie et à la paroisse".

 

"On ne sait pas ce qui a amené les anti-balaka à provoquer ces affrontements", a déploré de son côté un habitant de Batangafo, Paul Ngaïmbé, joint au téléphone depuis Bangui.

 

Les villes de Batangafo, Bouca, Bossangoa, Markounda et Kabo se trouvent dans la préfecture de l'Ouham dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par la coalition rebelle à dominante musulmane dirigée par Michel Djotodia.

 

Dans les mois qui suivirent, les combattants Séléka devaient multiplier les exactions contre les populations majoritairement chrétiennes de la région, entraînant la création de milices d'auto-défense anti-balaka.

 

Les affrontements entre combattants des deux groupes ont plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de violences inter-communautaires qui ont fait des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et contraint les civils musulmans à fuir des régions entières du pays.

 

Après l'intervention française Sangaris en décembre 2013 pour appuyer la force africaine, M. Djotodia a été contraint à la démission. Depuis les autorités de transition tentent de pacifier le pays, avec le soutien de la communauté internationale.

 

Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juillet un accord de cessation des hostilités, dont la mise en oeuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui.

 

 

Premières violations du cessez-le-feu

 

01/08/14 (Radio Ndeke Luka)

 

A peine une semaine après la signature de l'accord de cessez-le feu de Brazzaville, des Antibalaka et des ex-Séléka se sont affrontés mardi à Batangafo dans le nord de la Centrafrique. Jusqu'à jeudi, il était difficile de donner un bilan exact des dégâts tant matériel qu’humain. Certaines sources parlent d’une vingtaine de morts et plusieurs blessés. Un chiffre surement revu à la hausse.

 

Premier à monter au créneau, l'état-major de l'ex-coalition Séléka a accusé les Antibalaka d'avoir déjà violé à plusieurs reprises le cessez-le-feu. « L'accord a été violé juste après sa signature. Le 23 juillet, à Dékoa et à Boda, des musulmans ont été attaqués par des Antibalaka. Du 29 au 30 juillet, ils ont encore attaqué notre base de Batangafo », a indiqué à RNL, le porte-parole des ex-Séléka, Ahmat Nedjad Ibrahim.

 

Il a appelé l'Union africaine (UA), la Communauté d'Afrique Centrale et, en particulier, le président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur dans la crise centrafricaine, à « prendre les toutes mesures possibles » pour faire respecter l'accord de Brazzaville.

 

Ces accusations ont été cependant balayées du revers de la main par les responsables de la milice Antibalaka « C'est faux. Avant de nous rendre à Brazzaville, nous avons demandé aux Antibalaka de cesser d'agresser les Séléka. Après la signature, nous n'avons pas à faire quoi que ce soit », a réagi Brice Emotion Namsio, porte-parole des Antibalaka.

 

Par ailleurs, le mouvement ''Révolution Justice'' (RJ) affirme que certains de ses membres ont été attaqués par un groupe armé mercredi à Paoua, dans l’Ouham-Péndé (nord-ouest) alors qu'ils rentraient de Bossembélé, dans l’Ombella-Mpoko. Selon RJ, l’agression a fait un mort et quatre blessés. « Des hommes en armes ont intercepté notre véhicule. Les 160 passagers ont été systématiquement fouillés et dépouillés de tout bien. Nous avons été lynchés et l'un d'entre nous a été fusillé dans sa fuite », a témoigné l'un des hommes de la ''RJ''.

 

Mardi dernier, le mouvement ''Révolution Justice'' a annoncé qu'il mettait fin à la marche pacifique qu'il effectuait en direction de Bangui, depuis début juillet.

 

Le chef du mouvement, le « commandant » Armel Sayo, a expliqué que sa décision visait à donner une chance à la paix.

 

La marche avait été présentée comme une façon de dénoncer pacifiquement l'insécurité dans le nord de la Centrafrique. Après la décision du commandant Armel Sayo, les éléments qui participaient à la marche se sont regroupés à Bossémbélé avant de regagner leurs localités.

Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)
Centrafrique: 22 tués dans des affrontements entre groupes armés (force africaine)

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