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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 14:12

 

 

 

 

 

par RFI  22-07-2014 à 14:37

 

Il y avait une délégation manquante, ce mardi matin, à Brazzaville au deuxième jour du Forum pour la réconciliation nationale en Centrafrique : l’ex-rébellion Seleka n’était pas présente à la reprise du dialogue. Les travaux n’ont donc pas pu reprendre comme cela était prévu dans la capitale du Congo.


A Brazzaville, ce mardi matin, on évoque juste un faux départ. Les négociations ont été suspendues pour une heure, officiellement le temps de laisser les représentants de la Seleka arriver sur place, mais depuis lundi, le groupe armé multiplie les sorties et montre peu de bonne volonté.

 

Preuve encore avec cette déclaration choc lundi après-midi lorsque le chef de la délégation Seleka, Mohamed-Moussa Dhaffane, a demandé la partition de la Centrafrique comme préalable à la signature d’une cessation des hostilités. Selon lui, les musulmans n’étant plus tolérés qu’au nord du pays, il faudrait une séparation: « Nous demandons la partition au nom de la paix. Du moment où nous sommes persécutés, nous ne sommes plus acceptés comme compatriotes pour vivre ensemble en tant que Centrafricains, donc nous pensons que pour faire la paix, il faut obtenir la partition du pays. Mais dans les règles du droit, pas dans la guerre, dans le sang ».

 

Faire monter les enchères

 

Véritable chiffon rouge pour la Centrafrique, ces déclarations ont évidemment suscité des remous, même si les membres de la médiation et les observateurs se veulent rassurants. Il s’agirait, selon eux, d’une technique de négociation, une façon de faire monter les enchères avant le début des discussions.

 

Ces propos agacent à Brazzaville et pour Cyriaque Gonda, le vice-président du Comité préparatoire du Forum, ce n’était pas le lieu pour une telle déclaration : « Ce n’est ni le lieu ni le moment ni opportun de parler de la partition de la République centrafricaine. Nous ne sommes pas une constituante, nous ne pouvons pas décider de quoi que ce soit qui touche la vie d’une nation. Nous sommes venus à Brazzaville pour que les deux milices cessent les violences sur les populations, s’engagent pour un désarmement avec la communauté internationale. Nous allons prendre un engagement politique qui constituera le chapeau de cet accord afin de continuer le débat à Bangui sur les questions de fond ».

 

Loin d'un accord

 

Mais cette nouvelle absence ce matin fait planer le doute. Les Seleka ont affirmé vouloir se consulter et examiner le document de cessation des hostilités qui leur a été soumis.Les deux co-médiateurs, le représentant des Nations unies et celui de l’Union africaine, sont allés les rencontrer pour les ramener à la raison car l’heure tourne et la signature du fameux texte est prévue pour ce mercredi dans la matinée.

 

Il va donc falloir encore patienter pour voir si la médiation va réussir à venir à bout de toutes ces réticences.biz partout

 

 

(marche pacifique des Centrafricains vivant à Brazzaville)

RCA: la Seleka absente au second jour du Forum de Brazzaville (RFI)

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