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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 13:19

 

 

 

 

 

17/07/14 (La Voix de l'Amérique)

 

Dans une enquête de mortalité rétrospective publiée mercredi, Médecins Sans Frontières (MSF) révèle que quelques 2,600 membres de familles centrafricaines réfugiées à Sido, dans le sud du Tchad sont morts entre novembre 2013 et avril 2014, des sévices infligés à la minorité musulmane en République centrafricaine (RCA). Dans son dossier intitulé : « Réfugiés centrafricains au Tchad et au Cameroun : la valise et le cercueil », MSF met à jour l’ampleur des violences subies par les populations au cours de leur fuite.

 

« 96% des décès (soit 2 110 personnes) avant le départ des réfugiés vers le Tchad et 78% des décès (soit 252 personnes) pendant leur exode sont imputables à la violence (balle, arme blanche, éclats de grenades etc.). 33% des familles ont perdu au moins un des leurs ; 28% au moins deux » précise l’ONG.

 

Par ailleurs, ajoute MSF, les réfugiés qui ont pu franchir la frontière du Tchad avant sa fermeture, et qui affluent toujours au Cameroun, « sont épuisés, malades et traumatisés ». La malnutrition fait des ravages parmi ces populations, et près d’un enfant sur deux en souffre. D’autant que les malheureux ont du tout abandonner en Centrafrique, marcher pendant des semaines, voire des mois, buvant de l’eau insalubre et se nourrissant de ce qu’ils trouvaient dans la nature, sans aucune protection contre les éléments, ni les milices. Certains ont été attaqués en chemin, et nécessitent des soins dès leur arrivée pour blessures par machettes, par balles, ou viols.

 

Ondine Ripka, juriste à MSF, a participé aux interrogatoires de déplacés. « Nous avons interrogé environ 3.500 familles à Sido, ce qui représente près de 25.000 personnes » pour notre enquête, a-t-elle dit à la Voix de l’Amérique (VOA). « Il en ressort que 2.800 personnes, c'est-à-dire à peu près 8 % de cette population » sont mortes de violences graves, dans l’espace de 150 jours. Les petits bébés n’ont pas été épargnés.

 

MSF rappelle que des populations sont toujours enclavées en Centrafrique, notamment dans des églises où elles se sont réfugiées. C’est à leurs risques et périls qu’elles tentent de fuir les anti-Balakas comme les ex-Sélékas, pour gagner le Cameroun ou le Tchad – même si le gouvernement tchadien a décidé de fermer ses frontières. Ces gens « ne peuvent quasiment pas traverser la rue », explique Mme Ripka. « Dès qu’ils sortent de l’enclave dans laquelle ils sont, leur vie est en péril ».

 

MSF rappelle qu'elle est présente en RCA depuis 1997.

 

http://www.lavoixdelamerique.com/content/msf-publie-un-bilan...

MSF publie un bilan effarant de certaines des violences en Centrafrique

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