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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 11:10

 

 

 

 

 

18/07/2014 Par Dabadi Zoumbara - (Le Pays)

 

En effet, certains membres de la classe politique et d'autres de la société civile viennent de publier une déclaration commune dans laquelle ils jugent « inopportun » le déplacement à Brazzaville pour résoudre le problème centrafricain. Pour ces frondeurs, il n'est pas question de discuter de l'avenir de la RCA à l'étranger. Avec cette levée de bouclier, on est en droit de se demander si ce forum de réconciliation nationale n'est pas bien parti pour échouer.

 

Les autorités centrafricaines s'engagent sur une voie incertaine
 

En tout cas, on est plus que jamais sceptique quant à la tenue effective de ce forum dans de bonnes conditions. A quel accord pourrait-on parvenir si des acteurs de la crise centrafricaine boycottaient ce forum? Et, en fait d'acteurs, difficile d'ignorer ces personnages-clé auxquels le destin de la Centrafrique paraît lié, au regard, en tout cas, de leurs fortes capacités de nuisance : François Bozizé et Michel Djotodia. A leur sujet, le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats d'Afrique centrale a laissé entendre qu'ils ne prendraient pas part à ce forum, étant sous le coup de sanctions internationales. Et d'ajouter qu'ils seraient néanmoins représentés par leurs familles politiques. 

 

Certes, un accord de cessez-le-feu peut être signé entre les deux belligérants, anti-balaka et Séléka, en l'absence de leurs mentors respectifs. Mais, ayant été tenus à l'écart, en quoi un éventuel accord engagerait-il Djotodia et Bozizé ? Et puis, ce n'est pas en parvenant à réunir leur famille politique, que la rencontre de Brazzaville se donnera les garanties d'une résolution définitive de la crise centrafricaine. Au demeurant, une famille politique, c'est parfois minée par de graves dissensions. C'est dire si les autorités centrafricaines s'engagent sur une voie incertaine.

 

Même destitués, ces deux personnages peuvent encore jouer un rôle majeur dans la réconciliation des Centrafricains. Une poignée de mains entre ces deux ennemis pourrait suffire à faire baisser la tension en RCA, tant le symbole serait fort. En tout cas, faire l'économie d'un dialogue inclusif, qui ne laisse absolument personne sur le quai, pourrait faire naître des querelles de leadership au sein de ces mouvements avec pour conséquence, le prolongement de la crise.


C'est pourquoi il serait préférable que toutes les difficultés soient au préalable aplanies, quitte à repousser la date de la tenue de ce forum de réconciliation nationale. De toute évidence, si l'on tient à ce que ce forum soit une réussite, tous les acteurs sans exception aucune, doivent y participer et surtout avoir voix au chapitre.

Ceux qui veulent que ce forum se tienne en RCA ont leurs raisons. Les tenants d'une organisation du forum hors des frontières centrafricaines, ont des arguments forts défendables : l'insécurité à Bangui. En tous les cas, cette rencontre est une tribune idéale pour les filles et fils de la Centrafrique, de vider les cœurs et de s'engager résolument sur la voie d'un retour définitif à la paix. Ce serait dommage qu'il fasse pschitt !

Lu pour vous : Forum de Brazzaville sur la RCA - Aplanir toutes les difficultés d'abord

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