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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:32

 

 

 

 

 

11/07/14 (RFI)

 

En République centrafricaine, les représentants de 49 partis politiques et ceux de la plateforme religieuse font entendre leur voix, à 10 jours du forum prévu à Brazzaville. Dans une déclaration commune ils expriment leur souhait de voir l'avenir de la Centrafrique discuté en Centrafrique même. Ils appellent la communauté internationale à les impliquer davantage et à toutes les étapes dans les décisions qui touchent au processus de réconciliation. Cyriaque Gonda du PNCN (Parti national pour un Centrafrique nouveau) est le porte-parole des 49 partis signataires de cette déclaration. Il est l'invité de RFI.

 

RFI : Cyriaque Gonda, la déclaration commune est-elle un non définitif au forum de Brazzaville ?

 

Cyriaque Gonda : Non, ce n’est pas un non définitif au forum de Brazzaville. On nous dit qu’il faut aller discuter de la résolution de la crise centrafricaine et nous pensons que la résolution de la crise centrafricaine doit se passer ici sur le sol centrafricain, devant le peuple centrafricain qui est la première victime.

 

Comme pour Ndjamena, au début de l’année en janvier, un refus pourrait être suivi finalement d’une acceptation de se rendre à Brazzaville ?

 

C’est aussi une réaction à ce que nous avons appelé une déportation à la bétaillère! Le CNT a été déporté là-bas pour décider du dégagement du président Djotodia et de son Premier ministre. Nous avons pensé qu’on pouvait le faire en sol centrafricain.

 

Il est question dans cette déclaration d’humiliation. Le mot est très fort !

 

Quand il y a eu des crises dans le monde ; le Liberia, la Côte d’Ivoire, le Burundi, le Kenya, etc, etc, on n’a jamais assisté à un spectacle. Nous, on a déporté toute une Assemblée nationale provisoire, c'est-à-dire le Parlement provisoire de la transition. Quelque part, c’est une question de principe. On pouvait le faire tranquillement dans notre pays.

 

La mise à l’écart de la présidente Catherine Samba- Panza à Malabo, fin juin, ça aussi, c’est une goutte d’eau qui a fait déborder le vase, et qui conduit à cette déclaration ?

 

Une concertation en marge du 23ème sommet de l’Union africaine ne devait pas se passer en la mettant ainsi si vous voulez dans le couloir.

 

Les représentants des partis opposés au forum de Brazzaville ont été reçus hier à la présidence. La présidence qui dit Brazzaville n’est que le début du processus, tout ne va pas se décider hors de Bangui. Vous n’êtes pas sensible à cet argument ?

 

Nous sommes très sensibles. Car elle nous a donné des éléments que nous n’avions pas eus, simplement des déclarations des communautés conjointes, des communautés finales, etc. Et donc à partir de là nous allons nous retirer. Je viens de convoquer une réunion le samedi des quarante-neuf partis et de la plateforme de construction religieuse. Nous allons donc nous retrouver samedi, nous allons aviser. Mais nous n’excluons pas notre participation si ce n’est qu’un début, c'est-à-dire la consécration d’un cessez-le-feu du déclenchement du désarmement. Nous n’excluons pas notre participation, mais s’il s’agit de discuter des problèmes de la réconciliation de notre pays , on doit le faire sur le sol centrafricain.

 

Si on aboutit à un cessez-le-feu entre Seleka et anti-balaka, vous craignez que cela ne marginalise peut-être encore la classe politique centrafricaine ?

 

La crise qui existe en République centrafricaine c’est une crise politique. Le cessez-le-feu entre deux milices qui ne sont pas les forces armées de notre pays ne nous engage en rien. On veut que ces forces néfastes soient désarmées.

 

Le remaniement gouvernemental a un peu tardé. Quel gouvernement faut-il aujourd’hui à la Centrafrique ?

 

La crise, elle est politique, la thérapie appropriée est politique. C’est les hommes politiques qui doivent être à côté d’un Premier ministre suffisamment impliqué. Mais nous ne voudrions pas qu’il y ait un gouvernement qui soit établi sur la base de représentativités confessionnelles, religieuses, partisanes et ethniques. Nous avons été catégoriques et nous l’avons exprimé à la présidente.

 

Craignez-vous que le cessez-le-feu en préparation ne se traduise finalement par une forme d’impunité pour ceux qui ont commis des crimes depuis le début de la crise ?

 

On ne doit pas laisser le bourreau du peuple centrafricain impuni. Le fait que les gens utilisaient le processus de réconciliation comme, si vous voulez des possibilités de blanc-seing par rapport à leurs crimes, il sait que la République centrafricaine retombe toujours dans ce cycle infernal de conflits.

 

Vous parlez de désarmement. Faut-il réarmer les FACA ? Il en a été question en début de semaine à Addis-Abeba, d’une demande de levée de l’embargo onusien.

 

Nous avons vu les limites des Sangaris, nous avons vu les limites de l’intervention des forces de la Misca. Il n’y a que les FACA [les Forces armées centrafricaines] qui connaissent bien la République centrafricaine. Elles, seules, connaissent là où sont les anti-balaka, elles, seules, connaissent là où sont les Seleka. Elles, seules, seraient capables d’amener la sérénité et la sécurité au peuple centrafricain.

 

Propos recueillis par Nathalie Amar

 

http://www.rfi.fr/emission/20140711-cyriaque-gonda-leader-pa...

Cyriaque Gonda, leader du Parti National pour un Centrafrique Nouveau

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