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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 13:35

 

 

 

 

 

 

Le directeur régional Afrique centrale et de l’Ouest de l’Unicef a passé au peigne fin, la situation infrastructurelle et humanitaire des réfugiés centrafricains à l’Est du Cameroun le 09 juillet dernier. Accueilli à son arrivée à l’entrée du camp de Gado par Roland Trinade, le team leader du Haut commissariat pour les réfugiés (Hcr), Manuel Fontaine a eu droit d’entrée, à une explication du fonctionnement du site. Ainsi, le directeur régional de l’Unicef pour l’Afrique centrale et de l’Ouest a appris que "les réfugiés arrivent par la foret, la brousse et la frontière". Quant aux relations entre les réfugiés et les populations riveraines, "c’est une population pacifique, il n y a pas de tension entre les deux peuples". Le Hcr envisage davantage une cohabitation pacifique en organisant des rencontres entre les sages du camp et ceux de l’extérieur.

 

C’est ainsi que Manuel Fontaine a été édifié sur les réalisations de l’Unicef en faveur des 57% des enfants de moins de 18 ans qui constituent la moitié des habitants du camp. Ainsi, à ce jour, l’Unicef a offert plusieurs points d’eau potable dont 3 à pompe manuel opérationnel et 2 en cours de finition, deux blodders dont un de 10 000 litres et l’autre de 5 000 litres. Selon Tchio Jules, coordonnateur de l’Association des ingénieurs pour l’assistance au développement rural (Aider) "ces installations hydrauliques permettent de fournir 12,8 litres d’eau par personne par jour". Les autres installations en cours, permettront de rejoindre les standards qui sont de l’ordre de 15 litres par jour par individu.

 

Les agents mobilisateurs, une vingtaine opérant à longueur de journée dans les quatre secteurs du site,  ont aussi parlé de leur travail qui se résume en la sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiènes. Ainsi, ils enseignent les occupants du camp à l’usage des 158 latrines réalisées sur les 200 prévues et les 79 douches. Même  l’usage des 30 bacs à ordures et des 10 fosses à ordures ne sont pas en reste. Voyant que ces ordures peuvent servir à améliorer par exemple la nutrition, la représentante résidence de l’Unicef au Cameroun, Félicitée Tchibinda a suggéré qu’"elles servent à la fabrication du compost pour la culture des légumes". Elle suggère aussi de voir dans quelle mesure "ça peut servir à réduire la pression sur le bois". Quelques-uns des espaces d’encadrement des enfants ont aussi été visités par Manuel Fontaine. Ici, près de 200 enfants sont encadrés et initiés à l’écriture, le chant, la couture les causeries éducatives. Même si l’on est dans un camp de réfugiés, les habitudes sont faites de telle sorte que les enfants dont l’âge varie de 4 ans à 18 ans selon Daigama Hamadou, l’un des encadreurs "se sentent à l’école".

 

La rencontre avec Médecin sans frontière (Msf) a permis de toucher le coté sanitaire de cette situation humanitaire. Si l’on constate ici l’augmentation de la Malnutrition aigue sévère (Mas), c’est dû à l’afflux sans cesse croissant des réfugiés sur le site. Ainsi, depuis la recrudescence de la crise sociopolitique en Centrafrique, Msf consulte sur les sites de Gado et de Garoua-Boulai environ 1 200 patients par semaine largement au-dessus des 450 d’avant la guerre selon Rachelle Marsten, le field cordinator. C’est ce qui a favorisé un recrutement du personnel dont environ 200 s’attèle au quotidien à la situation sanitaire et psychologique des réfugiés qui arrivent par centaine toutes les semaines. Manuel Fontaine a aussi visité les hôpitaux de district de Gado et de Garoua- Boulai, le Centre de nutrition thérapeutique intégré (Cnti) ainsi que l’hôpital protestant vers lequel sont référés plusieurs cas graves.

 

A chaque fois, Manuel Fontaine qu’accompagnait la représentante résidente de l’Unicef au Cameroun ainsi que des membres du staff et les cadres des autres agences du système des Nations unies, Ong et autres partenaires s’est montré très attentif. A chaque fois, il ne manquait pas de poser des questions pour affiner sa compréhension des différents sujets.

 

© Correspondance particulière : Paul- Joël Kamtchang à l’Est du Cameroun

Lu pour vous : CRISE CENTRAFRICAINE : LA SITUATION HUMANITAIRE EN ÉVALUATION

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