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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 16:45

 

 

 

 

 

10/07/14 (AFP)

 

Des affrontements ont opposé ces derniers jours les soldats français à des groupes armés à Bambari, dans le centre de la Centrafrique, où la situation reste tendue après l'attaque qui a fait 26 morts parmi des déplacés, a indiqué jeudi l'armée française.

 

"C'est une zone de tension où l'on a des frictions intercommunautaires assez fortes", a souligné le porte-parole de l'état-major des armées, le colonel Gilles Jaron, lors d'un point de presse.

 

Le 3 juillet, sept soldats français ont été blessés à Bambari par un jet de grenade de miliciens anti-balaka - à dominante chrétienne - après l'arrestation de l'un de leurs leaders.

 

Selon le colonel Jaron, la tension a resurgi lundi, quand des soldats de la force Sangaris ont tenté de s'interposer entre des anti-balaka et des membres de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane. Les Français ont alors été pris sous les tirs d'armes de type Kalachnikov "des deux parties" et ont riposté "sévèrement", a-t-il précisé. Des hélicoptères français ont ensuite ouvert le feu sur les groupes armés.

 

Les militaires français ont alors été confrontés à "un afflux de population" venue chercher refuge auprès des forces françaises.

 

La force de l'Union africaine (Misca) avait fait état mardi d'au moins 20 personnes tuées la veille dans une attaque de l'ex-Séléka contre le site de déplacés de la cathédrale de Bambari.

 

26 personnes, dont 11 femmes, ont été tuées et 35 blessées sur le site où sont installés des milliers de déplacés à Bambari, à la cathédrale catholique Saint-Joseph, selon un bilan de la Croix-Rouge locale mercredi.

 

Le site a été attaqué par des hommes armés portant des boubous et des uniformes militaires identifiés comme étant des ex-rebelles de la Séléka, selon une source de la Misca ayant requis l'anonymat.

 

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné "la poursuite des actes barbares et criminels" et décrété un deuil national de trois jours à partir de jeudi.

Centrafrique : situation toujours tendue dans la région de Bambari

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