Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 12:46

 

 

 

 

 

08/07/14 (AFP)

 

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian estime qu'"il n'y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu" entre les différents groupes armés qui s'affrontent et multiplient les exactions contre la population.

 

"Il n' y a pas d'avenir pour la Centrafrique s'il n'y a pas de cessez-le-feu", a jugé M. Le Drian dans un entretien diffusé mardi par la radio nationale centrafricaine, après avoir longuement discuté avec la présidente centrafricaine lundi soir à Bangui.

 

"A Bangui, a-t-il ajouté, la présence de Sangaris (force française), de la Misca (force africaine) et de l'Eufor (force européenne), a permis à la sécurité de devenir presque bien. Presque bien. Je le vois bien au fur et à mesure de mes déplacements".

 

Mais en province, "dans l'Est, la situation reste tendue", a-t-il rappelé, soulignant qu'il faut éviter qu'il "y ait des affrontements entre des groupes qui ne recherchent que la haine et la vengeance".

 

"Donc, il faut que ces groupes-là acceptent un processus de paix, qu'ils acceptent d'abord le cessez-le-feu qui est indispensable à une évolution sereine de ce pays", a poursuivi M. Le Drian.

 

Arrivé lundi en fin d'après-midi dans la capitale centrafricaine, Jean-Yves Le Drian s'est rendu mardi à Bambari (centre) où sont déployées des forces Sangaris et de la Misca.

 

Plusieurs personnes ont été tuées et des dizaines blessées ces derniers jours dans le centre et le Nord dans des attaques de l'ex-rébellion Séléka à majorité musulmane et de milices anti-balaka à dominante chrétienne, notamment le jet d'une grenade dans une mosquée en plein ramadan,

 

Depuis le début des violences intercommunautaires à grande échelle en décembre 2013, la Centrafrique, qui compte près de 5 millions d'habitants, déplore plusieurs milliers de morts et plusieurs centaines de milliers de déplacés.

 

 

 

Jean-Yves Le Drian en Centrafrique après plusieurs accrochages

 

PARIS08/07/14  (Reuters) - Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a entamé lundi une visite de deux jours en Centrafrique, quelques jours après des accrochages qui ont fait dix blessés dans les rangs des soldats français, signe des tensions encore vives dans le pays.

 

"La situation en RCA reste très contrastée avec des zones stabilisées et des zones marquées par des pics de tension", a déclaré lundi à Paris le porte-parole des armées françaises, le colonel Gilles Jaron.

 

La semaine dernière, deux accrochages distincts se sont produits entre les forces françaises et des groupes armés dans la capitale Bangui et à Bambari, une ville du centre du pays théâtre de violents affrontements entre chrétiens et musulmans fin juin.

 

"Dans les deux cas, nous avons eu affaire à des scénarios similaires. Nous étions là pour appuyer les forces centrafricaines venues arrêter un responsable de groupe armé et au moment de l'arrestation, il y a eu des mouvements de foule instrumentalisés", a dit à Reuters le colonel Jaron.

 

Au total, sept soldats français de la force Sangaris ont été blessés jeudi à Bambari et trois soldats français de la force Eufor RCA vendredi à Bangui dans des jets de grenade.

 

Pour le porte-parole de l'état-major des forces armées françaises, il est urgent "que se réinstalle un cadre politique et que commence le processus de désarmement DDR (Désarmement, démobilisation et réinsertion, ndlr)".

 

"Tant qu'il y aura encore des mouvements armés, que ce soit anti-balaka, ex-Séléka, bandits..., tant que ces groupes ne seront pas désarmés, on n'ira pas vers une stabilisation", a-t-il dit.

 

Plus d'un an après le début de la crise en Centrafrique, la situation reste instable dans le pays malgré la présence de 5.800 soldats de la force africaine Misca déployés aux côtés des 2.000 soldats français de l'opération Sangaris et des 700 soldats de l'Eufor-RCA, qui compte 250 soldats français dans ses rangs.

 

(Marine Pennetier, édité par Gérard Bon)

 

Centrafrique: "pas d'avenir sans cessez-le-feu" (Le Drian)

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com