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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 11:48

 

 

 

 

 

21/07/14 (AFP)

 

Un "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" en Centrafrique se tient à Brazzaville du 21 au 23 juillet. Mais ses participants sont divisés et l'on voit mal comment les négociations pourraient aboutir si rapidement.

 

Quelque 170 responsables centrafricains du gouvernement, du Parlement de transition, des groupes armés, des partis politiques et de la société civile étaient attendus lundi matin à Brazzaville à l'ouverture du "Forum pour la réconciliation nationale et le dialogue politique" qui se tient du 21 au 23 juillet sous l'égide du médiateur congolais Denis Sassou Nguesso. Objectif : "convenir de l'arrêt de toutes les violences", avec la signature d'un "accord de cessation des hostilités, du désarmement des groupes armés et d'un nouveau cadre politique de la transition" qui précéderait un dialogue inter-centrafricain dans le pays et dans les camps de réfugiés, avant un éventuel forum national de réconciliation et de reconstruction en octobre à Bangui.

 

Mais il y a encore loin de la coupe aux lèvres tant cette nouvelle tentative de réconciliation nationale, organisée par le groupe de contact international sur la Centrafrique (une trentaine de pays ou organisations internationales), semble mal engagée. Les divisions internes régnant au sein des belligérants, tant de la Séléka que des anti-balaka, compliquent les négociations. Quel interlocuteur sera assez représentatif et influent pour engager un processus de paix solide ?

 

Depuis son exil de Cotonou au Bénin, Michel Djotodia a été récemment réélu à la tête de la Séléka mais il reste "personna non grata" pour la communauté internationale. Noureddine Adam, le n°2 des ex-rebelles, est quant à lui sous le coup des sanctions de l'ONU... Selon nos informations, la délégation de la Séléka devrait être dirigée par Moussa Dhaffane, accompagné de Abdoulaye Hissene, Mahamat Taib Yavoub et Moustapha Sabone, le frère d'Abakar Sabone.

 

De leur côté, la classe politique et la "société civile" sont, elles, partagées sur l'opportunité d'aller à Brazzaville, certains réclamant que la réunion se tienne à Bangui. Des questions qui risquent "de peser sur sa réussite et sur la mise en œuvre des décisions qui seront prises" à Brazzaville, estime Thierry Vircoulon, directeur du programme Afrique centrale du cercle de réflexion International Crisis Group.

 

Plusieurs partis politiques et chefs religieux centrafricains - toutes confessions confondues - ont déjà annoncé leur refus de se rendre à Brazzaville, jugeant plus opportun d'organiser le forum dans leur pays. L'interventionnisme des pays de la région pour tenter de régler la crise est mal vécu, qu'il s'agisse du Gabon ou du Tchad, qui ont abrité des sommets n'ayant rien arrangé, ou encore du Congo, dont le président Denis Sassou Nguesso assure la médiation pour la crise centrafricaine au nom de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC).

 

À côté de ses pairs des pays voisins, la présidente de transition de la Centrafrique, Catherine Samba Panza, qui a confirmé sa présence à Brazzaville, en est réduite à un rôle de figurante. "Le refus de certains d'aller à Brazzaville exprime un rejet ou une critique de cette gestion par la région", considérée comme une mise sous tutelle qui a échoué jusqu'à présent, commente Vircoulon. Les pays voisins, eux, manifestent leur exaspération face à une classe politique centrafricaine qu'ils jugent indigente.

 

Congo : ouverture du forum sur la RCA

 

21/07/14 (BBC)

 

Les acteurs politiques et les membres des organisations de la société civile centrafricaine sont attendus dès ce lundi à un forum sur la réconciliation en Centrafrique qui se tient à Brazzaville au Congo.

 

La présidente de transition Catherine Samba Panza est arrivée dans la capitale congolaise Brazzaville dimanche après-midi.

 

Elle a déclaré que Brazzaville est "une opportunité importante pour relancer le dialogue, relancer un dialogue pour arrêter de s’entretuer, pour qu’ensemble on décide d’arrêter les hostilités et les violences etc."

 

Malgré les réserves de certains leaders religieux et de la société civile sur la tenue d’une telle assise hors de la RCA, l’hôte du sommet, le président congolais est resté optimiste.

 

Il estime que "la RCA ne devrait pas être oubliée et que Brazzaville est le début d’un processus appelé à se poursuivre."

 

"Le plus important se fera en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain; donc je pense qu’il faut rester toujours optimiste et ne pas relâcher l’effort", a déclaré Denis Sassou Nguesso.

 

"J’aimerais vous rassurer que Brazzaville ne sera pas une rencontre de trouble, ni une nouvelle humiliation pour le peuple centrafricain", avait indiqué jeudi dernier la présidente Catherine Samba Panza lors d'une rencontre avec les forces vives de Bangui, précisant que "Brazzaville est une opportunité pour que les centrafricains puissent à nouveau se parler."

 

L‘ objectif de la réunion qui s’ouvre ce lundi se résume à l’idée de s’entendre sur l’arrêt de toute violence.

 

Pour cela, il faudra signer un accord de cessation d’hostilités, désarmer toutes forces et convenir d’un nouveau cadre pour conduire la transition à savoir la formation d’un nouveau gouvernement.

 

Il a été difficile de déterminer le niveau de représentativité des parties et notamment les Anti balaka et les Seleka.

 

Aucune indication non plus n’a été donnée sur la participation ou non de l’ancien président Francois Bozizé.

 

Le ministère congolais des Affaires étrangères et de la coopération a annoncé le 18 juillet dernier que 169 centrafricains vont participer à partir de ce 21, jusqu’au 23 juillet, au forum sur la paix et la réconciliation en République centrafricaine à Brazzaville.

 

http://www.bbc.co.uk/afrique/region/2014/07/140721_car-forum...

 

 

Centrafrique : Mme Panza considère le forum de Brazzaville comme une opportunité pour relancer le dialogue

 

BRAZZAVILLE 21/07/14 (Xinhua) - La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a déclaré dimanche à Brazzaville que le forum, qui va réunir les représentants de diverses parties prenantes centrafricaines à Brazzaville du 21 au 23 juillet, est une opportunité pour relancer le dialogue et la réconciliation entre les différents protagonistes.

 

"Brazzaville est pour nous une opportunité importante pour relancer le dialogue entre Centrafricains, relancer le dialogue pour qu'ensemble on arrête de nous entretuer, pour qu'ensemble on décide d'arrêter les cessations des hostilités, les violences, c' était très important", a indiqué Mme Samba Panza à son arrivée à Brazzaville pour prendre part au forum.

 

Evoquant la question sur la participation ou non de certains acteurs politiques centrafricains à ce forum, Mme Samba Panza a relevé qu'un consensus a été trouvé entre ceux qui voulaient venir à Brazzaville et que de nombreux acteurs feront le déplacement de Brazzaville pour participer à ces assises.

 

"De nombreux acteurs centrafricains viendront à Brazzaville, évidemment, certains ont le droit de ne pas venir, s'ils le pensent, mais d'une manière générale, un consensus s'est dégagé pour qu'on vienne, sous l'impulsion de notre médiateur, que nous puissions ensemble avoir des solutions durables de sortie de crise pour l'intérêt des populations", a déclaré la présidente centrafricaine.

 

Le président congolais Denis Sassou N'Guesso a indiqué à cette occasion que le plus important travail du processus de réconciliation va se faire certainement en Centrafrique sur le terrain, là où se trouve le peuple centrafricain, tout en appelant toutes les parties à rester optimiste et ne pas relâcher d'efforts.

 

"Le fait que, d'après ce que je constate, tous les partenaires annoncent leur présence, les centrafricains et nous les médiateurs, le fait que tout le monde soit à Brazzaville est, à mon avis, un bon signe, donc nous allons devoir continuer de travailler, et dans le meilleur esprit possible, la présidente est là et je pense que demain nous allons démarrer ce travail dans un bon esprit", a- t-il déclaré.

 

Entre 160 et 200 participants issues de toutes les parties prenantes de la crise centrafricaine, notamment les autorités gouvernementales, les chefs de la Séléka, les antis-balakas et la société civile, sont attendus à la rencontre de Brazzaville, dont l'objectif est d'arrêter les violences, à travers la signature d' un accord sur la cessation des hostilités, le désarmement des groupes armés et l'établissement d'un nouveau cadre politique de la transition.

 

Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"
Centrafrique: ouverture à Brazzaville du "Forum pour la réconciliation nationale"

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