Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

23 juillet 2014 3 23 /07 /juillet /2014 09:58

 

 

 

 

 

23/07/14 (AFP)

 

L'actrice et militante américaine Mia Farrow a estimé mardi que la nouvelle mission de maintien de la paix de l'ONU en République centrafricaine (RCA) "fera la différence", en aidant les travailleurs humanitaires à atteindre des coins reculés du pays.

 

"Tout le monde attend vraiment avec impatience septembre et l'arrivée des Casques bleus", a souligné depuis New York Mia Farrow, ambassadrice itinérante de l'UNICEF, qui vient d'effectuer sa quatrième visite en RCA.

 

L'ONU espère déployer dans deux mois en République centrafricaine des effectifs nettement supérieurs aux 6.000 hommes de la force africaine actuellement présents dans le pays.

 

"Nous ne pouvons pas attendre d'eux qu'ils éliminent le problème, mais qu'ils limitent les tueries et permettent l'accès des travailleurs humanitaires", a-t-elle déclaré.

 

"Ce que je souhaite c'est que toute la population puisse accéder à l'aide humanitaire afin qu'ils ne meurent pas tous de faim", a-t-elle insisté.

 

L'ambassadeur français à l'ONU Gérard Araud avait indiqué la semaine dernière que trois bataillons - fournis par le Maroc, le Bangladesh et le Pakistan - devraient s'ajouter aux 6.000 hommes de la Misca africaine, ce qui ferait un total de 8.500 hommes.

 

Ceux-ci, accompagnés de policiers rwandais et sénégalais, patrouilleront non seulement à Bangui mais en province pour tenter de ramener le calme.

 

"Ils feront la différence où qu'ils soient", a encore souligné l'actrice de "Rosemary's Baby" et "Gatsby le magnifique" devant des journalistes, estimant que les Centrafricains étaient "certainement les gens les plus délaissés de la planète".

 

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent. Les exactions des groupes armés contre les civils ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

 

 

 

RCA : une journée chaotique de négociations à Brazzaville

23/07/14 (RFI)

Les négociations pour faire taire les armes en Centrafrique ont été victimes de nombreux blocages ce mardi 22 juillet à Brazzaville, alors qu’il ne reste plus que quelques heures avant d’aboutir à la signature annoncée d’un accord de cessations des hostilités.

Un peu après 19h, mardi soir, l’ébauche d’un accord de cessation des hostilités et un engagement à désarmer ont finalement été adoptés en commission, mais sans la Seleka. Jusqu’à 21h, les délégués ont attendu une possible venue de l’ex-rébellion, à majorité musulmane. En vain.

Mardi, aucun représentant du mouvement ne se sera présenté au ministère des Affaires étrangères, lieu où se tiennent les négociations. Les délégués de la Seleka ont avancé vouloir attendre que leur délégation soit au complet. Les neuf représentants militaires attendus sont finalement arrivés dans la soirée.

Médiation internationale

Du côté de la médiation internationale, on se veut rassurant. Un comportement classique en période de discussion ou technique de négociation, chacun y est allé de son analyse. « Nous sommes en contact avec les Seleka », a ainsi expliqué le représentant de l’Onu en Afrique centrale Abdoulaye Bathily dans l’après-midi, ajoutant que les documents élaborés leur seraient soumis, pour qu’ils puissent faire des remarques.

Dimanche, la délégation de la Seleka avait déjà jeté un pavé dans la mare en demandant la partition de leur pays comme préalable à toute négociation. Une demande formulée 24 heures après la visite au Bénin de 5 membres de la délégation à leur président Michel Djotodia. Ce dernier a-t-il demandé à sa délégation de mettre la question de la partition sur la table ?

C'est ce que pense Sebastien Wenezoui n°2, des anti-balaka, qui estime que c’est une façon indirecte de torpiller les négociations. En face, la Seleka dément, et invoque l'assassinat de deux musulmans la veille à Bangui, pour justifier la création d'une zone sûre pour cette communauté.

Son porte-parole Habylah Hawal estime que cette décision a été prise en raison de la situation sécuritaire en cours en Centrafrique. Il ajoute par ailleurs que la décision de demander la partition du pays est une décision qui a été prise collectivement.

Faire monter la pression

Plusieurs observateurs à Brazzaville estiment que l’ex-rébellion joue ainsi sa survie politique et physique. Exiger la partition du pays pourrait être une façon de faire monter la pression et d'obtenir une plus grosse part du gâteau politique, tout en s'assurant des garanties de sécurité pour les musulmans. En tout état de cause, ce traité de cessation des hostilités qui, à Bangui, était encore décrit comme une simple formalité, s’est révélé en quelques jours bien plus compliqué à obtenir.

Mardi soir, un nouveau rendez-vous a donc été donné à toutes les parties, afin de revenir ce mercredi matin dès 8 heures pour clore les négociations. La cérémonie de signature a elle été décalée de plusieurs heures, pour se tenir, normalement, en début d’après-midi. Au final, personne n’a quitté la table des négociations pour le moment. Reste à voir si la délégation Seleka, désormais au complet, sera au rendez-vous ce mercredi matin.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140723-rca-une-journee-chaotique...

 

Centrafrique: la nouvelle mission de l'ONU fera la différence, pour Mia Farrow

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com