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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 12:08

 

 

 

 

 

 

http://www.aed-france.org/   Le 4 juillet 2014

 

A l’issue de la Conférence Episcopale de Centrafrique (CECA) qui s’est tenue le 28 juin dernier à Bangui, les évêques ont publié un document de neuf pages relatant la douloureuse année écoulée, offrant un décryptage de la crise actuelle, et proposant des solutions concrètes pour demain. Retour sur les points essentiels.

 

 Conférence Episcopale de Centrafrique

 

MESSAGE DES EVEQUES

 

AUX CHRETIENS, AUX HOMMES ET AUX FEMMES DE BONNE VOLONTE

 

L’ampleur de la crise a été phénoménale et ses conséquences énormes. Elle n’a épargné aucun aspect de la Nation au point que le constat était celui du « jamais vu… ». Un an plus tard, où en sommes-nous ? Que sont devenues les différentes propositions de sortie de crise ?

 

SITUATION PRESENTE

 

Les odieuses exactions commises par l’ex-coalition seleka et les nombreuses violations des droits de l’homme ont induit la montée en puissance des anti-balaka, improprement présentés comme milice chrétienne par de nombreux medias étrangers. Le pays est tombé dans une spirale de violences (…) Madame Catherine Samba Panza a été alors élue pour présider au destin du pays et mener à terme la transition. (…) Malheureusement l’espoir tarde à se matérialiser au profit de cette population en très grandes souffrances.

 

Mobilisation de la communauté internationale


Les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont permis le déploiement des forces françaises et le passage du Bureau intégré des Nations Unies pour la consolidation de la paix en République centrafricaine. Nous saluons l’engagement de l’Union Européenne à travers le déploiement de l’Eufor-RCA.

Insécurité


Les tueries de masse ont certes diminué à Bangui, mais la République centrafricaine est loin de retrouver sa quiétude d’antan. Les populations sont prises à partie par les peulhs, les mbarara, les archers, les seleka, les anti-balaka ainsi que des LRA qui écument la campagne en semant la mort. (…) Tuer, incendier des maisons voire des villages entiers, traquer des gens en brousse deviennent désormais des actes anodins et sans poursuite judiciaire.

 

Menaces visant le personnel pastoral 


En dehors des actes de vandalisme perpétrés contre les institutions ecclésiales et de profanation à l’endroit de nos églises, nous condamnons avec la plus grande fermeté les innombrables attaques orientées contre le personnel pastoral. Il s’agit notamment des menaces physiques contre les prêtres de Ndélé, de Mala et de Bozoum, la tentative d’enlèvement du curé de Kèmbè, l’enlèvement, la séquestration, les tortures et la tentative d’assassinat de l’évêque de Bossangoa en compagnie de trois de ses prêtres, l’abominable et cruel assassinat de l’abbé Christ Forman Wilibona du diocèse de Bossangoa, la torture psychologique imposée aux prêtres et aux religieuses de Dékoa. Les paroisses de Bokaranga et de Ngaoundaye ont été directement attaquées, mitraillées et pillées. Les Pères et les soeurs ont dû fuir la mission sous des menaces pour dormir quelques jours en brousse. Le récent massacre lâche et insensé perpétré contre les déplacés du site de la paroisse Notre Dame de Fatima, durant lequel l’abbé Paul-Emile Nzale a été abattu, prolonge ainsi la longue liste des victimes de cette folie meurtrière. A ces faits s’ajoutent des crimes odieux perpétrés contre les pasteurs de l’Association des Eglises Evangéliques en Centrafrique.

 

Institutions de l’Etat en panne 


Le quotidien du peuple centrafricain est devenu précaire (…) Le mouvement des populations indique542.400 personnes déplacées internes (PDI) en RCA. (…) L’éducation risque de devenir un luxe réservé uniquement à certains privilégiés. Que faisons-nous de la majorité des enfants qui n’ont accès ni à l’école, ni à un enseignant ? L’accès aux soins de santé est rendu particulièrement difficile à cause de la mobilité incessante des populations et la grandissante insécurité qui les a contraintes à trouver refuge en brousse. Les prix ont flambé sur nos marchés.


Certains membres de l’ex-coalition seleka ont annoncé publiquement la partition du pays. Nous pensons que la solution à notre problème passera par l’acceptation de l’autre.

 

POUR UNE SORTIE DE CRISE

 

Désarmement


Le désarment constitue une clé majeure dans la désescalade des tensions et dans le processus de résolution de la crise. Il est urgent de procéder sans complaisance au désarmement de toute personne en possession illégale d’armes de guerre.

 

Réhabilitation des forces armées centrafricaines


Il se pose un véritable problème quant à la souveraineté de notre pays qui manque d’armée. (Il faut) ne ménager aucun effort pour réhabiliter, dans les plus brefs délais, les Forces armées centrafricaines (FACA) et les doter de moyens adéquats pour leur mission.

 

Cohésion sociale 


La crise qui mine la Centrafrique, depuis plus d’un an, est un phénomène complexe dont les causes sont multiples et très profondes. Or pour des raisons inavouées, un subtil déplacement sémantique a été opéré du terrain militaro-politique au religieux. Instrumentaliser l’antagonisme religieux semble davantage porteur de l’exacerbation de la haine et des tensions intercommunautaires. Conscients de ce grand danger, les responsables religieux se sont mobilisés pour dénoncer une telle manipulation qui continue à faire des victimes innocentes. Ce n’est que par notre engagement pour la cohésion sociale que nous triompherons de cette crise. Il est de notre devoir de consolider les acquis du vivre-ensemble dans le respect mutuel et la véritéNous manifesterons la maturité de notre foi et notre sens de responsabilité chrétienne (…) en créant, au niveau de nos régions, villes et communautés, des organes permanents de dialogue intercommunautaire.

 

(L’intégralité du document : MESSAGE DES EVEQUES 28 JUIN 2014)

 

Fait à la CECA, le 28 juin 2014

 

 S. E. Mgr Dieudonné NZAPALAINGA Cssp

Archevêque Métropolitain de Bangui

Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine

S. E. Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA SMA

Evêque de Bossangoa

Vice-Président de la Conférence Episcopale Centrafricaine

S. E. Mgr Perin GUERRINO Mccj

Evêque de M’Baïki

S. E. Mgr Edouard MATHOS

Evêque de Bambari

S. E. Mgr Albert VANBUEL

Evêque de Kaga-Bandoro

S. E. Mgr Juan José AGUIRRE MUNOZ, Mccj

Evêque de Bangassou

S. E. Mgr Armando GIANNI Ofm

Evêque de Bouar

S. E. Mgr Cyr Nestor YAPAUPA

Evêque d’Alindao

S. E. Mgr Dennis Kofi AGBENYADZI SMA

Evêque de Berbérati

Mgr Thaddeus KUSY

Evêque coadjuteur nommé de Kaga-Bandoro

 

 

L'appel des évêques centrafricains

 

http://fr.radiovaticana.va/  2014-07-03 17:43:26 

 

(RV) Des groupes armés font aujourd’hui la loi dans certaines régions centrafricaines, un constat que dénoncent les évêques de Centrafrique. Ils se sont réunis en session annuelle du 26 juin au 3 juillet au siège de la conférence épiscopale à Bangui, la capitale. L’occasion de transmettre un message aux chrétiens et aux hommes et aux femmes de bonne volonté.


Les évêques centrafricains appellent à œuvrer en faveur de la cohésion sociale et adressent des paroles d’espérance à la population qui souffre. Hélène Destombes a joint sur place Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, l'évêque de Bossangoa. Il évoque une partition de fait dans le pays et dénonce les violences

 

CENTRAFRIQUE : « il est urgent de procéder au désarmement »

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