Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:03

 

 

 

 

10/06/14 (RFI)

 

A Bangui, les armes sont partout, sauf dans les casernes. Les FACA - les Forces armée centrafricaines - ont été désarmées par les Seleka et l’embargo de l’ONU interdit toujours de réarmer les soldats centrafricains. Les autorités de transition essaient d’obtenir la levée de cette interdiction.

 

Personne n’habite au camp Kassaï. Toutes les habitations ont été détruites et, chaque matin, des centaines de militaires aux treillis souvent dépareillés affluent en ordre dispersé au camp, comme on vient à l’usine.

 

L’entraînement est succinct : pas de maniement des armes, puisque ces hommes en sont privés, mais du sport et même, le samedi, un enseignement religieux. « Suite aux derniers évènements, nous essayons de renforcer ces séances d’enseignement public pour permettre de croire et de pardonner à son prochain », expose le lieutenant Alain Aimé, du bataillon du Génie. « Il faut que nous lavions les esprits. Donc, c’est vraiment très important pour les soldats, protestants, catholiques. Y compris les musulmans. Mais malheureusement, ils ne sont pas parmi nous, c’est dommage », note-t-il. Le lynchage d’un musulman après une cérémonie militaire officielle en février aura achevé les velléités de retour des plus courageux.

 

Une solde, mais pas de fusil

 

A Kassaï, il y a quatre bataillons d’environ 400 hommes. Mais rares sont ceux qui sont au complet. 8000 FACA ont été recensé dans tout le pays par la présidence centrafricaine qui travaille à la levée des sanctions onusiennes qui privent encore aujourd’hui ces soldats de leur armement. « Qui dit armée, dit armes. Sans armes, il n’y a pas d’armée », martèle le lieutenant Jean Gustave, du bataillon de soutien. « Il faut d’abord qu’il y ait cette base-là, il faut que ce soit des gens armés pour faire leur boulot. Donc, quand on parle d’armée, c’est nécessairement d’armement. » A défaut de toucher leur fusil, les FACA touchent à nouveau leurs soldes, depuis le mois de mars. Une motivation pour venir pointer au camp le matin.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140610-armee-centrafricaine-touj...

L’armée centrafricaine toujours privée d’armes

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com