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4 mai 2014 7 04 /05 /mai /2014 23:24

 

 

 

 par RFI 04-05-2014 à 03:18

 

Un convoi de quatre camions aux couleurs de Première urgence aide médicale internationale (PU-AMI) qui effectuait la liaison entre Bangui et Ndélé, dans le nord de la Centrafrique, mercredi 30 avril, a été pris à parti par un groupe armé et trois personnes ont été tuées. Le chauffeur et les deux manutentionnaires étaient dans le dernier camion du convoi en partance pour Ndélé, au nord du pays.

 

Au kilomètre 26, à la sortie nord de Bangui, le convoi est arrêté à un check-point contrôlé par des anti-balaka. Les trois premiers véhicules passent, mais le dernier est bloqué : l'équipage est composé de trois musulmans. Ils seront tous tués. Selon nos informations, leurs corps ont été retrouvés au PK15, un autre secteur contrôlé par les milices anti-balaka.

 

Depuis plusieurs jours, les trois victimes sont pleurées par leurs familles et leurs proches, qui vivent tous réfugiés au PK5, le dernier ghetto musulman de la capitale. Au sein des ONG, l'inquiétude grandit. « On a de moins en moins de capacité à se déplacer à travers le pays », assure un chef de projet humanitaire.

 

« On essaie de mixer nos équipes locales : vers Bangui, il n'est pas bon d'avoir des chauffeurs musulmans, et dans le nord, on évite de mettre en danger les chrétiens dans les zones contrôlées par les ex-Seleka », poursuit-il. Un autre vieux baroudeur de l'humanitaire évoque la Bosnie, la guerre qui a déchiré les Balkans il y a 20 ans. Selon lui, « on se trouve confronté ici au même casse-tête communautaire et religieux ».

 

Étienne Kouassi, représentant du Haut Commissariat aux réfugiés à Bangui, appelle les différentes parties à laisser travailler les humanitaires : « Le HCR n’a pas perdu une seule seconde. Nous avons effectivement lancé un appel pour demander à toutes les parties de respecter notre travail d’humanitaires. Nous savons l’état dans lequel se trouve aujourd’hui ce beau pays qu’est la Centrafrique et je crois que nous ne devons pas baisser les bras. Les uns et les autres doivent comprendre les impératifs de nos mandats respectifs et nous laisser travailler dans la quiétude. C’est difficile [de travailler aujourd’hui dans l’humanitaire en Centrafrique], mais je pense que nous pouvons le faire. Parce que c’est pour cela que nous sommes ici. »

 

En réaction à cette dernière agression, Première urgence a décidé de suspendre l'acheminement d'aide alimentaire sur Ndélé depuis Bangui,

 

 

 

Plus de ressources pour amoindrir la crise en Centrafrique

 

04/05/2014 (Pana) - Le directeur de la Coordination des affaires humanitaires de l'ONU demande à la communauté internationale de tenir ses promesses en Centrafrique - Le directeur des Opérations du Bureau onusien en charge de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA), M. Ging, a exhorté, jeudi, la communauté internationale à tenir ses promesses et de faire preuve de responsabilité, en apportant de la sécurité et en fournissant davantage de ressources pour amoindrir la crise et empêcher la Centrafrique de basculer dans une confrontation religieuse.

 

De retour récemment d'un périple à Boda, une ville située au sud de la Centrafrique, M. Ging a confié aux reporters de l'ONU que la situation dans le pays est en train de se détériorer à un niveau inquiétant. 'J'ai été frappé de remarquer un changement profond de l'attitude des personnes par rapport à ma première visite dans le pays trois mois auparavant', a souligné M. Ging.

 

Selon le haut fonctionnaire onusien, la crise en Centrafrique durant les mois précédents était animée par deux groupes à savoir les anti-balaka et les rebelles ex-Seleka, mais de nos jours, on constate un sentiment de méfiance et de mépris entre les grandes religions du pays: l'Islam et le Christianisme. 'Ceci est la partie vilaine du conflit. Nous devons donc avant tout calmer la population qui est sous la peur et le désespoir face à la recrudescence des attaques impunies dans les deux communautés religieuses', a-t-il suggéré. 'La segmentation et la séparation des communautés religieuses ont conféré à la crise une dimension religieuse et ethnique. Des gens ordinaires sont manipulés pour les faire croire que seule la séparation et la ségrégation des communautés peuvent régler la crise', a déploré le haut fonctionnaire onusien.

 

A titre d'illustration des conséquences de la séparation des communautés religieuses, M. Ging a donné comme exemple les 24.000 musulmans à Boda qui vivent repliés sur eux-mêmes dans une ville à majorité chrétienne où ils sont constamment sous la menace et pensent que la seule solution pour leur survie est l'évacuation. 'Des dirigeants de confession catholique à Boda avaient demandé l'évacuation de la minorité musulmane qui se trouvait dans la région, accentuant ainsi le sentiment d'intolérance et la peur des musulmans qui se voient contraints de quitter leurs propres localités', ajouta-t-il. M. Ging a, en outre, déclaré que la psychose est très présente dans le pays et que la résolution des problèmes sécuritaires, nécessite des moyens qui dépassent largement ceux de l'OCHA.

 

'Les gens restent cloîtrés chez eux et dans leurs communautés par peur d'être attaqués ou prennent la fuite en laissant derrière eux tous leurs biens. Il appartient à la communauté internationale de fournir davantage d'efforts pour mettre fin au désespoir et à la déception qui animent des communautés religieuses dans le pays. Le monde doit faire preuve d'une responsabilité accrue pour renverser la situation qui prévaut dans le pays', a soutenu M. Ging.

 

Le dignitaire onusien a, par ailleurs, tenu à rappeler à la communauté internationale de tenir ses promesses après avoir promis lors d'une conférence des donateurs en février dernier, de fournir de l'aide à hauteur de 200 millions de dollars américains dont seulement 123 millions ont été versés. Le directeur des Opérations du Bureau onusien en charge de la Coordination des affaires humanitaires (OCHA) a exhorté, en outre, la communauté internationale, à se mobiliser de manière effective pour apporter de la protection et du soutien au gouvernement de Mme Panza pour qu'elle instaure dans le pays la justice et mette fin à l'impunité.

 

Pour rappel, la crise centrafricaine a pris des tournures ethniques avec des violations graves des droits humains et des représailles constantes au lendemain du renversement du pouvoir du président Bozizé par des rebelles musulmans ex-Séléka. La crise a, par la suite, entraîné le déplacement de milliers de personnes à l'intérieur et à l'extérieur du pays et a rendu 2,2 millions de personnes en état de besoin.

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