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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 11:29

 

 

 

 

Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement

 

30/05/14 (AFP)

 

Des rafales de tirs automatiques ont résonné vendredi matin dans le centre de Bangui et dans la zone de l'aéroport alors que des milliers de manifestants marchaient dans les rues de la capitale pour réclamer la démission du gouvernement de transition, a constaté l'AFP.

 

Plusieurs rafales de tirs automatiques ont été entendues vers 06H00 dans le centre-ville, fait rare dans ce quartier de la capitale, proche du palais présidentiel, alors que des groupes de manifestants marchaient dans la rue.

 

Le calme y était revenu peu après 07h00 alors que les manifestants avaient quitté la zone, a constaté l'AFP.

 

Dans d'autres quartiers, notamment près de l'aéroport, plusieurs marches rassemblaient des milliers de personnes réclamant la démission du gouvernement de transition centrafricain et le départ des certaines forces militaires étrangères, notamment les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens.

 

Certains manifestants tapaient sur des casseroles pour exprimer leur colère, selon des témoignages recueillis par téléphone.

 

Les forces militaires et la police ont procédé à des tirs de sommation dans plusieurs quartiers de la capitale pour empêcher les manifestants de progresser, a indiqué à l'AFP une source militaire sans donner davantage de précisions.

 

Des barricades ont été installées vendredi dans plusieurs quartiers de la ville.

 

Aucun véhicule ne circulait dans les rues de Bangui vendredi matin et un hélicoptère militaire français survolait la ville.

 

La capitale centrafricaine connaît un regain de violences depuis quelques jours. Jeudi de nombreuses barricades ont été érigées sur ses principaux axes et des échauffourées entre jeunes et forces africaines ont fait plusieurs blessés du côté des civils, au lendemain d'une attaque meurtrière qui a fait 15 morts dans une église.

 

Jeudi après-midi, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, a attribué ce regain de violences à "un complot planifié" par des "hommes politiques très proches du pouvoir".

 

La crise centrafricaine a pris un tour interconfessionnel en janvier, après le départ forcé du président Michel Djotodia et de son mouvement rebelle, la Séléka, qui avait pris le pouvoir en mars 2013.

 

Après la mise en déroute de la Séléka, les populations musulmanes de Bangui, accusées de connivence avec la rébellion, ont été victimes de nombreuses exactions de la part des milices chrétiennes anti-balaka, conduisant de très nombreux musulmans au départ ou à l'exil.

 

 

Centrafrique: journée particulièrement tendue à Bangui

 

30/05/14 (RFI)

 

En République centrafricaine (RCA), la journée de ce jeudi 29 mai a été particulièrement tendue au lendemain de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes. La capitale centrafricaine était paralysée et ce soir la Misca, la force militaire africaine, et les troupes de Sangaris, l’opération militaire française en RCA, sont déployées ostensiblement pour éviter un regain de violence.

 

Les forces internationales sont massivement déployées dans Bangui, en particulier dans les quartiers très sensibles des IIIe et Ve arrondissements, dans l’ouest de la ville.

 

Cet après-midi, la Misca s'est affairée à démanteler la plupart des barricades érigées plus tôt un peu partout en ville. Il reste encore des barricades composées de gros blocs de béton.

 

« Nous ne pouvons, pour l’instant, les déplacer », a expliqué à RFI un officier de la Misca. Au moins un civil a été blessé au cours des opérations de démantèlement.

 

Dans la matinée, au total il y avait une vingtaine de barricades composées de pneus en feu, de meubles, de rondins de bois, une manière pour la population de faire part de son indignation suite à l’attaque meurtrière, la veille, de l’église Notre-Dame de Fatima qui a coûté la vie à une quinzaine de personnes dont un prêtre.

 

Toute la journée de ce jeudi, les grands axes de la capitale sont restés pour ainsi dire déserts. Rares étaient les véhicules à circuler et les boutiques ont gardé le rideau baissé.

Sur RFI, le Premier ministre André Nzapayéké, estime qu'un « complot » est à l'œuvre pour perturber la transition.

 

« Il y a un certain nombre d'hommes politiques connus qui sillonnent les rues, qui font des annonces, qui demandent la démission du gouvernement et de la présidente », affirme André Nzapayéké.

 

Le Premier ministre se refuse à donner des noms mais indique que certaines des personnes auxquelles il pense travaillent autour de son propre cabinet et de celui de la présidente Catherine Samba-Panza.

 

Quant au représentant de l'ONU en Centrafrique, le général Babacar Gaye, il appelle les politiques, les religieux, les chefs de groupes armés et l'ensemble des Centrafricains, quel que soit leur niveau, à un sursaut national en faveur de la paix et du dialogue.

 

http://www.rfi.fr/afrique/20140529-centrafrique-journee-part...

Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement
Rafales de tirs dans Bangui, des manifestants réclament la démission du gouvernement
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