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17 mai 2014 6 17 /05 /mai /2014 13:08

 

 

 

 

 

 

17 mai 2014 |  Par Joseph Akouissonne

 

REMANIEMENT

 

La Présidente de la Transition, Madame Catherine Samba-Panza nous a annoncé la formation d’un nouveau Gouvernement de Transition. Si la Présidente a pris cette initiative de remaniement, c’est qu’elle a constaté la caducité de l’équipe en place depuis environ trois mois. Alors que les Centrafricains espèrent, souhaitent un changement rapide, en profondeur de l’équipe en place. Alors que les Centrafricains, souffrent de l’illisibilité, de la communication de l’exécutif de Transition. Alors que l’impatience et le découragement gagnent la population.

 

Ce remaniement tant attendu, n’a toujours pas eu lieu. Une angoissante question étreint tous les patriotes Centrafricains : Qui détient la réalité du pouvoir à Bangui ?, La Présidente de la Transition a-t-elle réellement les mains libres ? Dans l’état calamiteux où est le pays, ce serai une faute politique, de se livrer à un rafistolage en guise de remaniement. Bien entendu, il faut favoriser le dialogue avec tous les Centrafricains. Pour autant, il ne faut pas perdre de vue les souffrances endurées, qu’endurent encore et toujours, les Centrafricains. Ceux qui ont porté les glaives et le feu en Centrafrique, doivent rendre des comptes devant les juridictions centrafricaines et le C.P.I.

 

UN BILAN MI-FIGUE MI- RAISIN

 

Les menaces sanglantes qui pèsent, sur ce pays, damné par les Dieux n’a jamais été aussi prégnantes, et comminatoires. Chaque jour, apporte son lot d’abominations. Le Centrafrique vient de vivre son ORADOUR-SUR GLANE (LIMOUSIN) treize personnes environ Femmes, enfants, personnes âgées et handicapés, ont été rassemblés par des éléments de l’ex- SELEKA dans une maison. Comme les nazis à Oradour –Sur/ GLANE. Ces personnes ont été brulées vif. Les charniers et les ossuaires, jonchent les bordures des forets dans les provinces. L’autorité de l’Etat centrafricain, a disparue des provinces.

 

Livrées aux diktats des EX SELEKA. Ce sont aussi, des quartiers de Bangui sous la férule, des mercenaires et des brigands. Rendus inaccessibles, pour la population, qui y habitent. C’est l’instabilité chronique d’une Nation en voie de partition. Il faut cesser les conciliabules sécrètes, tramées sur le dos des Centrafricains qui n ‘en peuvent plus. Que fait la France qui décide tout, dans ce pays de cocagne ? Madame la Présidente. Prenez les Centrafricains à témoin et exercez toute la plénitude de votre autorité. Pourquoi ne pas organiser un grand rassemblement, au stade Barthélemy Boganda. Pour parler à tous les Centrafricains, et expliquer vos projets pour le pays. Ils ne demandent qu’à vous aider à sortir le pays de ce chaos interminable. Afin d’aboutir à e Réconciliation Nationale.

 

REEQUIPER LES FORCES ARMEES CENTRAFRICAINES (F.A C.A.)

 

C’est une urgence absolue. Les centrafricains le réclament. Une Nation sans armée est une Patrie impuissante. On ne délègue pas indéfiniment, sa sécurité à d’autres nations. Le congrès des EX- SELEKA à Ndele, est une provocation. C’est un défi de partition lancé au peuple centrafricain. Qui a autorisé ce congrès sur le territoire centrafricain ? Des rumeurs persistantes circulent comme quoi, le Gouvernement de la Transition aurait dépêché des observateurs à cette mascarade. Si cette information est avérée, cela signifierait que le Gouvernement de la Transition a acté secrètement la gestion autonome, d’une partie du territoire centrafricain par les mercenaires de la SELEKA.

 

Ceux la même qui ont apporté le malheur en Centrafrique. Ils veulent étendre leur administration autonome et leur contrôle sur: La Ouaka, le Mbomou, le Haut –Mbomou, la Haute–Kotto, et le Bamingui- Bangoro…etc. Il faut d’urgence une armée nationale pour mettre fin au carnaval de l’EX-SELEKA qui veut toujours prendre le pouvoir à Bangui. Si non les ANTI-BALAKAS vont resurgirent, plus déterminés que jamais. Pour les Centrafricains, l’Unité de leur territoire ‘est pas négociable .

 

UNE COMMUNICATION DÉFICIENTE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION

 

A propos de la mort des trois journalistes. Deux Centrafricains et une consœur Française. Le comportement et la communication du Gouvernement de la Transition ont été maladroits. Quand les deux journalistes centrafricains, ont été abattus comme des chiens dans les rues de Bangui. Les réactions du Gouvernement de la Transition, n’ont pas été à la mesure, du lâche assassinat de nos confrères Centrafricains. Par contre, Le Premier Ministre Centrafricain et plusieurs membres du Gouvernement ont assisté, à la levée du corps de notre consœur tombée dans une embuscade, dans l’exercice de son métier. Nous lui rendons ici un hommage vibrant. Elle aimait la République Centrafricaine. Le Gouvernement de la Transition aurait du avoir la même attitude devant les corps des journalistes Centrafricains. Ce qui s’est passé à Ndele est insupportable. Cette mystification exigeait des autorités, une condamnation vigoureuse, et l’interdiction de ce soit disant congrès des serpents de la SELEKA. Il faut se ressaisirent vite. Si non c’est toute l’Afrique Centrale qui va basculer dans l’inconnue.

 

A. DE KITIKI AKOUISSONNE 16/05/2014

 

Lu pour vous : FRANCE – CENTRAFRIQUE : IMPUISSANCES ET JEUX DE DUPES LES CENTRAFRICAINS AU BORD DE LA CRISE DE NERF EXIGENT : UNE ARMÉE NATIONALE CENTRAFRICAINE

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