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13 mai 2014 2 13 /05 /mai /2014 12:26

 

 

 

(Alwihda 13/05/14) Alors que les ex-Séléka viennent de clôturer leur congrès après avoir désigné un nouveau chef d’état-major. Le mouvement anti-balaka se structure et veut se doter d’un coordinateur national reconnu par tous les groupes. Il devrait être représenté dans le prochain gouvernement. Lundi matin, au siège historique du mouvement anti-balaka dans le quartier Boeing, doit se tenir une réunion des représentants des différents groupes antibalakas en Centrafrique.

 

« L’objectif de cette réunion est de désigner un coordinateur général. Nous devons parler d’une seule voix, nous organiser autour d’une seule idéologie et d’une seule stratégie », a déclaré à Anadolu Paléon Zilabo, conseiller politique du mouvement. « C’est important si nous ne voulons pas perdre le contrôle de nos éléments », ajoute Sébastien Wenezoui, porte parole national du mouvement. Selon les explications fournies par le conseiller politique, chaque groupe doit envoyer deux représentants afin de désigner deux candidats pour le poste.

 

« Nous attendons entre vingt et trente représentants », déclare Paléon Zilabo. Une incertitude à l’image de l’éclatement et de la division du mouvement. Pour l’instant le coordonnateur général du mouvement est Patrice-Edouard Ngaissona, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports de Bozizé. Mais il n’est pas reconnu par l’ensemble des groupes et il est actuellement, selon un haut fonctionnaire du Ministère de la Justice, placé sous contrôle judiciaire lui interdisant notamment de voyager et de faire des déclarations publiques. Il est poursuivi pour les violences commises par les groupes antibalakas, mais aussi pour une affaire plus ancienne de détournement de fonds publics perçus pour la construction du siège de l’Agence de régulation des télécommunication dont il avait remporté le marché et qu’il n’avait pas construit.

 

Samedi une première tentative de réunion avait tourné court en l’absence notamment des représentants du CLPC (Comité de libération du peuple centrafricain). Cette tendance des antibalakas favorables à Patrice-Edouard Ngaissona, est installée dans le quartier Boy Rabe, considéré comme le fief de l’ancien Président Bozizé, destitué en mars 2013 par les rebelles de la Seleka. Cette tentative de structuration fait suite à la demande de la Présidente de la République Catherine Samba-Panza, à l’occasion des 100 jours de son élection, le 6 mai dernier. « La Présidente veut avoir un interlocuteur unique », explique Sébastien Wenezoui. « Nous voulons également former un comité de liaison permanent avec le gouvernement et les forces internationales poursuit Paléon Zilabo.

 

La Présidente nous a réuni le 6 mai pour nous demander également de proposer des noms pour le gouvernement et des postes de hauts fonctionnaires ». Lors de son discours du 6 mai devant le Conseil national de transition, elle avait en particulier annoncé sa volonté de remanier le gouvernement pour le rendre « plus inclusif et plus représentatif ». La base régionale de la proche équipe sera certainement élargie pour répondre à la critique du favoritisme régional formulée à l’encontre de l’actuel gouvernement et il devrait inclure au moins un membre des antibalakas.

 

Pour l’instant la présence des anti-balakas dans le gouvernement se limite à celle de Léopold Narcisse Bara, ministre de la Jeunesse et des Sports et de la Culture que le mouvement ne reconnaît pas comme anti-balaka. Parallèlement l’ex-Séléka (la coalition de rébellions qui avait pris le pouvoir en mars 2013) contre laquelle s’était créé le mouvement anti-balaka, a clôturé, dimanche, son Congrès dans le Nord du pays à Ndélé ouvert vendredi pour structurer ses branches militaires et politiques.

 

Mobilisés progressivement à partir d’avril 2013 en réponse aux menaces que font peser les Ex-Séléka sur la communauté chrétienne du pays, les groupes d’auto-défense surnommés anti-balaka en raison des gri-gris censés immuniser les combattants contre les balles d’AK-47, avait pris d’assaut la capitale le 5 décembre avant de se livrer à des violences systématiques contre les musulmans qui a plongé la Centrafrique dans un sanglant conflit intercommunautaire.

 

Selon le porte-parole du mouvement, son effectif actuel serait de 72 000 hommes, dont 10 à 15 % de militaires de carrière et 85 à 90 % de civils selon les estimations des cadres du mouvement.

Lu pour vous : Centrafrique : les Anti-Balaka annoncent un congrès

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