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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 13:16

 

 

 

 

30/05/14 (Afrique Inside)

 

Les autorités de la transition centrafricaine semblent de plus en plus contestées sur fond d’un regain de violences dans la capitale Bangui. Depuis plusieurs jours, on assiste à une recrudescence des actes de violences. Pas plus tard que ce vendredi matin, le centre-ville a été le théâtre de rafales de tirs non loin du palais présidentiel pour disperser des manifestants venus exprimer leur colère. Un mécontentement généralisé puisqu’aux alentours de l’aéroport, plusieurs marches ont rassemblé des milliers de personnes.

 

Ces dernières réclament la démission du gouvernement et le départ de certains contingents étrangers dont les Burundais accusés de laisser faire les violences anti-chrétiens. Depuis jeudi, plusieurs barricades ont été érigées à Bangui au lendemain d’une attaque meurtrière dans une église qui a fait 15 morts. Celle-ci est attribuée par des témoins à des hommes de l’ex-rébellion Séléka à dominante musulmane.

 

L’atmosphère est extrêmement tendue à Bangui et après l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima mercredi, les forces militaires internationales assurent la sécurisation du quartier PK-5 par crainte de représailles. C’est la première fois depuis plus d’un mois que des barricades sont installées dans les rues de Bangui. Une fois encore la MISCA, la force africaine sur place est visée, cette fois, les manifestants lui reproche d’avoir « laissé faire » l’attaque de l’église.

 

Ainsi, le cycle de violences perdure et ce sont les mêmes accusations qui reviennent après le départ de la MISCA des troupes tchadiennes, elles-mêmes accusées de soutenir les ex-séléka de confession musulmane. Désormais, les autres contingents de la MISCA sont incriminés par la population.

 

La Transition menacée à la veille d’un remaniement

 

Aux tensions inter-confessionnelles et sécuritaires, s’ajoutent également des tensions politiques. En effet, le Premier ministre centrafricain, André Nzapayéké, attribue ce regain de violences à un complot fomenté par des proches du pouvoir, et cela alors que la Centrafrique reste dans l’attente d’un prochain remaniement annoncé par la présidente de la transition Catherine Samba-Panza.

 

Cette dernière a pris ses fonctions il y a 100 jours mais fort de la contestation généralisée en raison des violences qui perdurent, la dirigeante centrafricaine arrivée au pouvoir après la démission de Michel Djotodia, espère mettre en place un gouvernement plus inclusif et représentatif de toutes les forces de la nation. Une annonce loin de convaincre la population car jusqu’à présent, les promesses de la transition n’ont pas été tenues.

 

Le dialogue avec l’ancienne rébellion séléka et les milices anti-balaka reste caduque. Retranchés dans le nord du pays, les ex-séléka ont entamé une restructuration politique et militaire dans le but se relancer sur la scène politique et de dialoguer avec la transition mais les dernières violences dans la capitale Bangui témoigne de l’incapacité des cadres de l’ancienne rébellion à tenir ses bases.

 

Pourtant ces dernières semaines, une relative accalmie était revenue à Bangui où sont déployées les forces africaines, françaises et européennes. Mais le effectifs restent insuffisants et le déploiement de 12.000 Casques bleus est vivement attendu, un déploiement trop tardif de l’avis de Me Catherine Samba-Panza, la dirigeante de la transition aujourd’hui vivement contestée voire même menacée.

 

Véronique Mansour

Centrafrique : regain de violence, le pouvoir menacé ?

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Centrafrique-Presse.com