Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 13:48

 

 

Sangaris : point de situation du 7 mai 2014

 

08/05/14 (Afriquinfos)

 

En appui de la MISCA, la force Sangaris est déployée sur l’ensemble du territoire de la République Centrafricaine. Les éléments du dispositif Sangaris sont engagés dans l’ouest et le nord-ouest avec le GTIA Dragon, à Bangui et à Boda avec le GTIA Savoie et à l’est sur un axe Sibut – Bria avec le GTIA Scorpion. La semaine a été marquée par la prise en compte de la sécurisation de l’aéroport de Bangui par l’EUFOR RCA le mercredi 30 avril, jour de l’annonce par l’Union européenne de la capacité initiale opérationnelle de la force. La situation sécuritaire dans la capitale est restée calme cette semaine.

 

La MISCA et le GTIA Savoie poursuivent leurs missions de contrôle de zone, notamment dans les 3eet 5earrondissements, ainsi qu’à la sortie nord de la capitale. La coopération se poursuit entre les gendarmes centrafricains et les gendarmes français. La première patrouille en autonomie d’une trentaine de gendarmes de la brigade centrale de Bangui le 5 mai, accompagné d’un groupe de la MISCA, illustre la montée en puissance progressive des forces de sécurité intérieure centrafricaines (les FSI).

 

Dans l’ouest Le GTIA Dragon a poursuivi la sécurisation de la MSR reliant la capitale au Cameroun. Cette semaine, près de 150 véhicules, dont plus de 100 poids lourds sont entrés dans le pays sans escorte. Le 2 mai, la Force a accueilli à Bouar la visite de la présidente de transition Catherine Samba-Panza, accompagnée du général Soriano, commandant la Force Sangaris. Aucun incident n’est venu troubler cette visite présidentielle d’une grande importance pour la population et les autorités locales.

 

Le 5 mai, le GTIA Dragon a conduit une mission de reconnaissance depuis Bossangoa vers Paoua, ville située au nord-ouest de la République centrafricaine. Cette mission visait à reconnaître cette zone difficile d’accès, dans laquelle de nombreuses exactions étaient rapportées depuis une dizaine de jours, et à y rétablir la situation sécuritaire et humanitaire avec la MISCA. Alerté par un appui renseignement, les éléments de la Force Sangaris se sont déployés au niveau de Boguila, à moins d’une centaine de kilomètres de Paoua, pour protéger le village et barrer la route à une colonne de pick-ups et de motos transportant des individus lourdement armés.

 

Le groupe armé a immédiatement engagé le combat, manœuvrant avec agressivité contre les soldats français. Ces combats ont duré plus de trois heures et ont cessé dans la soirée. Face à l’agressivité de l’adversaire, la Force Sangaris a fait usage de son armement lourd (missile anti-char et mortier). La décision a également été prise d’engager un appui aérien d’avions de chasse, en provenance de Ndjamena. Au bilan, 1 pick-up et une dizaine de motos ont été détruites, et une dizaine de combattants sont estimés avoir été tués. Aucun blessé n’est à déplorer du côté de la force Sangaris.

 

L’action des militaires français a été saluée par les villageois de Boguila. Neuf jours auparavant, ces derniers avait été victimes du raid de « prédateurs » appartenant vraisemblablement au groupe armé qui s’est dévoilé le 5 mai. La force Sangaris est restée sur position le lendemain pour prévenir toute nouvelle attaque contre les populations. Dans l’est Le GTIA Scorpion est déployé de Sibut à Bria, son dispositif est désormais centré sur Bambari.

 

Ce nouveau déploiement facilite la mobilité du GTIA dans sa zone de responsabilité, dissuadant ainsi les incursions de groupes armés. Il peut ainsi assure la libre circulation entre Sibut et Bria et poursuit les rencontres avec les autorités locales. Ces rencontres sont l’occasion de diffuser de nombreux messages d’apaisement et d’explication de la mission de la Force Sangaris. Les éléments du GTIA Scorpion rayonnent aussi autour des axes principaux, afin de prendre en compte la situation dans des zones reculées. La situation semble se stabiliser, mais la vigilance reste de rigueur.

 

 

Centrafrique : l'armée française affronte les rebelles

 

(Le Figaro 07/05/14)

 

Le combat a duré trois heures. «Ce fut très violent», explique-t-on au ministère de la Défense français. Lundi en fin d'après-midi, des troupes de la force française «Sangaris» ont affronté des rebelles de l'ex-Séléka. L'accrochage s'est déroulé près de Boguila, un village à 450 kilomètres au nord de Bangui, alors qu'une compagnie renforcée française et un détachement des forces africaines menaient une mission de reconnaissance entre Bossangoa et Paoua.

 

Cette partie de la préfecture de l'Ouham est le théâtre depuis deux semaines d'attaques de groupes armés proches de l'ex-Séléka, une rébellion majoritairement musulmane. «Nous avons alors eu des renseignements sur un mouvement d'une colonne», a affirmé le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l'état-major. Ce groupe, composé d'une grosse quarantaine d'hommes montés sur deux pick-up et quinze motos, est fortement armé. Pour les soldats français, la surprise est venue d'ailleurs. À peine le contact établi, les rebelles ont en effet immédiatement engagé le combat. «Face à l'agressivité de cet adversaire, la force française a eu recours à de l'armement lourd, mortiers, missiles antichars», a-t-on indiqué à Paris.

 

Pour la première fois en Centrafrique, deux avions de chasse ont même décollé de N'Djamena, au Tchad, pour apporter un appui. Les rebelles ont finalement profité de la nuit tombante et de la végétation dense pour rompre et s'exfiltrer. Pour ces derniers, le bilan est lourd. Entre 10 et 15 insurgés ont perdu la vie. «Sangaris», pour sa part, ne compte aucun blessé. Un moment clé Selon plusieurs sources, ce groupe serait celui qui, le 26 avril, avait attaqué l'hôpital de Boguila, tuant 22 personnes, dont trois membres de Médecins sans frontières (MSF), qui gérait la structure.

 

Ce massacre n'était qu'une étape dans leur trajectoire. Les miliciens, d'anciens hommes de la Séléka qui pourraient être conduits par le colonel Issa, un temps chef de la rébellion à Paoua, avaient une dizaine de jours plus tôt attaqué Bouca, puis deux autres villages, faisant au moins six morts. À Bangui, le général Dhaffane Mohamed Moussa, l'un des responsables actuels de la Séléka, condamne l'accrochage: «Nous avons toujours dit qu'il fallait respecter les forces internationales. Ce ne sont pas des Séléka qui se sont battus ni qui ont tué des civils.» Dans les faits, la Séléka a explosé depuis le départ du pouvoir de leur président, Michel Djotodia. «On est revenu à l'état pré-Séléka», souligne un chef politique du groupe.

 

La Séléka, qui signifie «Alliance» en sango, était l'union de plusieurs rébellions longtemps antagonistes. Elles ont repris leur liberté, s'opposant entre des factions plus enclines à discuter avec Bangui et une aile dure de militaires revanchards. Paris redoute que ces derniers, qui se réarmeraient notamment au Soudan, relancent les violences. «L'accrochage de lundi, et sa violence, n'est peut-être pas un hasard. La France envoie là un message aux Séléka pour dire qu'il n'y a pas d'issue possible dans la confrontation», affirme un militaire africain. L'affrontement arrive par ailleurs à un moment clé.

 

Mercredi doit commencer à N'délé un congrès de la Séléka pour définir l'avenir du mouvement. La plupart des chefs doivent s'y rendre ainsi que Désiré Kolingba, candidat malheureux à la présidence par intérim contre Catherine Samba-Panza.

 

Tanguy Berthemet

 

http://www.lefigaro.fr/international/2014/05/07/01003-201405...

Centrafrique : l'armée française affronte les rebelles

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com