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22 mai 2014 4 22 /05 /mai /2014 23:06

 

 

 

 


French.china.org.cn | Mis à jour le 23-05-2014

 

Une personne a trouvé la mort et six autres ont été blessées lors d'une tentative de désarmement des ex-rebelles de la Séléka par la force française Sangaris et la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (Misca) jeudi matin à Bambari, à 400 km au Nord de Bangui où l'ex-rébellion a annoncé avoir établi son état-major depuis une semaine, a appris Xinhua.

 

"Sangaris et Misca sont rentrés sur notre site ce matin. Ils voulaient désarmer les éléments. Ces éléments ont refusé de remettre leurs armes. La tension est montée. La population est descendue dans la rue pour manifester contre cette opération. Sangaris et Misca ont tiré sur la foule. Il y a eu un mort et six blessés qui ont été transportés à l'hôpital", a rapporté le colonel Djouma Narkoyo, porte-parole de la Séléka joint par Xinhua.

 

Plusieurs heures après cet incident survenu aux environs de 08h00, heure locale (07h00 GMT), le calme est revenu dans la ville, indique l'ancien commandant de la gendarmerie mobile centrafricaine nommé après la prise du pouvoir de Michel Djotodia, leader de l'ex-coalition rebelle hétéroclite, le 24 mars 2013 à Bangui au terme de trois mois de conflit avec le régime de François Bozizé.

 

Ecartée à son tour du pouvoir après la démission forcée de son chef le 10 janvier 2014 sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale et de la France, la Séléka a annoncé la mise en place il y a deux semaines d'un nouveau commandement militaire et politique à Ndélé, dans le Nord où elle s'est repliée à la suite de cette démission, menaçant de provoquer une partition du pays.

 

Ses responsables accusent les forces française et africaine mandatées par les Nations Unies en vue d'aider à restaurer la paix et la sécurité dans ce pays enclavé d'Afrique centrale, de les avoir livrés à la merci des milices d'autodéfense anti-Balakas (anti-machettes) fidèles à Bozizé, après leur désarmement lancé début décembre 2013 par Sangaris.

 

"Ils ont détruit Bangui. Coûte que coûte ils veulent aussi détruire Bambari. Chaque fois que Sangaris s'engage à nous désarmer, c'est en présence des anti-Balakas. Depuis 48 heures, nous avons appris que ces derniers sont en route pour venir nous attaquer. Avant-hier, ils ont attaqué Grimari (80 km de Bambari) puis un petit village à 35 km où ils ont tué 4 Peuls", accuse le colonel Narkoyo.

 

"Nous sommes dans les casernes, si on nous attaque, on ne va pas aussi rester comme ça", poursuit-il.

 

Selon l'ancien gendarme de deuxième classe devenu colonel dans la rébellion, il n'y a cependant pas eu de combats entre les ex-rebelles et les forces française et africaine dont l'opération peut être interprétée comme une réponse à l'appel de libération de la ville de Bambari lancé la veille à Bangui par le président du Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire), Ferdinand-Alexandre Nguendet.

 

Source: Agence de presse Xinhua

 

 

 

Un décès imputé aux forces françaises en Centrafrique

 

BAMBARI République centrafricaine (Reuters) 22 mai - Un homme au moins a été tué jeudi à Bambari, en Centrafrique, au cours d'une opération de désarmement d'ex-rebelles musulmans de la Séléka menée par les forces françaises, selon des témoins et des sources médicales.

 

Un porte-parole des rebelles, pour sa part, a fait état de trois morts et six blessés lorsque les militaires français ont ouvert le feu, selon lui, sur des manifestants.

L'état-major de la force Sangaris a démenti, assurant que les militaires français n'avaient procédé qu'à des tirs de sommation. Le quartier général de la Séléka, qui tient le nord-est du pays, se trouve à Bambari.

 

Un correspondant de Reuters sur place a vu quatre blessés, dont un, apparemment touché par des tirs français, se trouve dans un état grave.

 

A l'issue d'une réunion organisée mercredi, les forces de maintien de la paix ont demandé aux membres de la Séléka de déposer les armes, ce qu'ils refusent, craignant d'être attaqués comme certains miliciens musulmans de Bangui qui avaient accepté de le faire.

 

Des civils armés de machettes et de fusils de chasse sont descendus dans les rues jeudi et ont paralysé le centre-ville.

 

"Il y a eu deux morts et une troisième personne qui a été grièvement blessée est maintenant décédée. Chrétiens et musulmans vivaient en paix, ici. Ce sont les militaires français qui sont à l'origine de cette violence", a déclaré Ahmad Nijad Ibrahim, porte-parole de la Séléka.

 

L'un des blessés, Mahamat Nour Hassan Ibrahim, 31 ans, a affirmé qu'un soldat français avait ouvert le feu sur la foule à partir d'un véhicule blindé. Lui-même a été atteint à la jambe gauche et son frère de 21 ans, Mohamed Hassan Ibrahim, a été tué, a-t-il dit. Le personnel de l'hôpital a confirmé qu'il y avait eu un mort.

 

Par mesure de sécurité, les membres de la force Sangaris ont fermé la route menant à Bangui.

 

"Les forces internationales sont à Bambari pour faire appliquer des mesures de confiance qui interdisent à des groupes armés de circuler en ville avec leurs armes", a déclaré un militaire français ayant requis l'anonymat.

 

A la tombée de la nuit, la situation était toujours très tendue et quelques coups de feu résonnaient dans la ville. Des manifestants, armés d'arcs, de flèches et de machettes, ont mis le feu à des barricades.

 

(Daniel Flynn, Jean-Philippe Lefief et Guy Kerivel pour le service français)

Centrafrique : heurts sanglants à Bambari (porte-parole Séléka)

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