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24 avril 2014 4 24 /04 /avril /2014 19:18

 

 

Association reconnue par Décision N°105/MATSP/SECAT/CAB/SG/DGAT/DAPA/SAP

du 16 Mars 1998 à caractère socio– culturel – économique :

 

Tél : 0023675506874/0023672072718 N°________/AS.MEKASNA.SG

 

Bangui, le 22 avril 2014 EXPEDITEUR : ASSOCIATION MEKASNA

 

E.mail : pdjibao@yahoo.fr Tél : 75 50 68 74/72 07 27 18

 

BANGUI REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

 

DESTINATAIRES :

 

- Représentant du BINUCA,

- Représentant de l’UNION AFRICAINE,

- Représentant de l’UNION EUROPEENNE,

- Président de la COMMISSION DE LA CEMAC,

- AMBASSADEUR DE FRANCE.

 

COPIES POUR INFORMATION :

 

- Présidence de la République, - Primature,

- Conseil National de Transition,

- Ligue Centrafricaine de Droit de l’Homme.

 

 

Objet : Plainte contre l’ARMEE TCHADIENNE.

 

 

Excellences Mesdames et Messieurs, Les Cadres membres de l’Association MEKASNA résidents à Bangui se sont réunis en Assemblée Générale le 19 avril 2014. L'objet de la rencontre a porté sur l'analyse de la situation sécuritaire de la Sous – Préfecture de PAOUA, au lendemain du départ précipité des détachements tchadiens de la MISCA de la Centrafrique. Après échanges et débats et tenant compte de l’absence totale des troupes internationales dans la ville de PAOUA, frontalière avec le Tchad, les participants ont conclu à l'unanimité que la Sous – Préfecture de PAOUA est la plus marginalisée du pays. Depuis le coup de force de la SELEKA le 24 mars 2013, la République Centrafricaine, bénéficie d’un appui inconditionnel de la Communauté Internationale pour l’aider à revenir à l’ordre constitutionnel.

 

Ces appuis ont été matérialisés par les différentes résolutions prises par les Etats de l’Afrique Centrale, ensuite l’Union Africaine, l’Union Européenne et enfin les Nations Unies. Sur le terrain, les résultats sont confortés par la présence effective des forces multinationales dénommées MISCA, SANGARIS et EUFOR RCA et bientôt les casques bleus. L’Association MEKASNA constituée des ressortissants de la Sous – Préfectures de PAOUA, suit de très près l’évolution politico - militaire et sécuritaire de la République Centrafricaine, mais elle est désagréablement surprise de constater que la Sous – Préfecture de PAOUA continue à être marginalisée malgré les efforts déployés par ces forces internationales pour sécuriser le reste du pays.

 

Nous voulons appeler à l’attention de la Communauté Internationale qui n’a ménagé aucun effort pour apporter un soutien multiforme à la RCA, que la population de la Sous – Préfecture de PAOUA est fière d’appartenir à la République Centrafricaine et veut vivre dans l’Unité, la Dignité et le Travail, telle que dictée par notre devise. Pour cause, toutes les communautés tant ethniques que religieuses de cette localité vivent jusqu’aujourd’hui, malgré les voix qui s’élèvent pour dénoncer la guerre interreligieuse en Centrafrique, en totale symbiose et n’ont absolument rien n’à envier au pouvoir de Bangui. Tout au contraire, elles continuent de payer les lourds tributs engendrés par les conflits armés qui se sont succédés dans le pays.

 

La Sous – Préfecture de PAOUA a une frontière commune avec le Tchad, longue de 75km, les populations tchadiennes et centrafricaines qui vivent dans cette région (Tchad – Centrafrique) sont de la même ethnie « KABA » et possèdent les mêmes cultures, les mêmes traditions, les mêmes mœurs et pratiquent les mêmes méthodes agro-pastorales. Cette ligne imaginaire tracée par la colonisation n’a jamais influencé sur les liens séculaires qui unissent ces deux peuples. Ce sont les différents régimes politiques qui se sont succédés tant au Tchad qu’en République Centrafricaine qui ont entrainé ce courant expansionniste des mercenaires d’origine tchadienne à semer la désolation dans la communauté KABA de PAOUA et de GORE (Tchad).

 

Les populations de la Préfecture de GORE et de la Sous – Préfecture de PAOUA ne s’entredéchirerons jamais quelque- soit la tentation du diable. Le vrai Diable vient du Tchad et précisément de l’Armée Tchadienne, mécontente d’être virée par sa propre indélicatesse vis-à-vis de son comportement face aux centrafricains, pendant sa mission dans la MISCA, se venge sur les populations frontalières du Tchad. Selon les informations en notre possession, sept véhicules légers de l’Armée Tchadienne et lourdement armés ont traversé la frontière fin mars et début avril 2014, pour assiéger les villages du nord de la Sous – Préfecture de PAOUA, notamment : MBALA, BEDOGO 2, YENE BEBENGUEREU, BEDAYA, BEGOULADJE 1 et 2, BEKADON, BINGUI, BEDAKA, BEDIANGALA…pour tuer, violer, piller et incendier ces villages délibérément au grand dam des autorités tchadiennes de la Préfecture de GORE. Après recoupement des divers communiqués, il s’avère que ces hommes armés seraient constitués de peuls Mbarara, Misseria, Ouda du Soudan, Alagamba du Nigéria et majoritairement des Zaghawa de l’Armée Tchadienne...

 

Nous nous posons la question de savoir « qu'il ne s'agit pas d'une implantation progressive du terrorisme en RCA avec une base arrière au Tchad ? ». Les médias nationaux et internationaux ont largement diffusé ces attaques perpétrées par l’Armée Tchadienne sous la couverture des groupes armés non identifiés. Ni les autorités de la transition, ni les autorités de la MISCA et de SANGARIS ont prêté une oreille attentive à la dégradation de la population de la Sous – Préfecture de PAOUA. C’est pourquoi, l’Association MEKASNA ne peut rester dans l’expectative devant une situation de criminalité aussi grave très proche d’un génocide contre la paisible population de la Sous – Préfecture de PAOUA, demande avec insistance aux destinataires de la présente plainte de saisir une juridiction internationale compétente et capable de faire la lumière sur les exactions commises par l’Armée Tchadienne sur la laborieuse population de PAOUA et de ses environs.

 

Aussi, nous tenons à préciser que, les communautés KABA du Tchad sont également menacées par cette même armée parce qu’elles compatissent avec leurs cousins germains de Centrafrique victimes des actes odieux de l’Armée Tchadienne. Telle est, Excellences Mesdames et Messieurs, les Représentants du BINUCA, de l’UNION AFRICAINE, de l’UNION EUROPEENNE, de la CEMAC et de l’AMBASSADE DE FRANCE, la substance de la présente plainte que nous avons l’honneur de soumettre très respectueusement à votre très Haute Attention pour action diligente à prendre.

 

LE PRESIDENT DE L’ASSOCIATION MEKASNA

 

Pierre DJIBAO

Plainte de l'Association MEKASNA contre l’ARMEE TCHADIENNE
Plainte de l'Association MEKASNA contre l’ARMEE TCHADIENNE

 

 

 

 

  

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