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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 12:33

 

 

 

 

08/04/14 (Le Pays)

 

Décidément, les Centrafricains peinent à prendre le train de la réconciliation. En effet, alors que le monde entier se prépare à commémorer le 20e anniversaire du génocide rwandais, en RCA, les anti-balaka semblent vraiment vivre dans une autre galaxie, notamment celle de la haine et du rejet de l’autre. C’est certainement dans cette logique mortifère que ces derniers encerclent, depuis 4 jours, un quartier entier, habité par des Centrafricains de confession musulmane. Ainsi, c’est un massacre à grande échelle que ces fous, ces excités assoiffés de sang musulman, se préparent à commettre dans l’indifférence quasi totale des forces étrangères présentes dans le pays. Chose étrange !

 

Pendant combien de temps encore les anti-balaka vont-ils narguer impunément la communauté internationale ?

 

Il faut dire que s’il est difficile d’expliquer cette pulsion mortifère qui, comme un tourbillon, s’est emparée de cette frange de la population centrafricaine, il est davantage difficile d’expliquer cette inertie des forces Sangaris et de la MISCA face à cette dangereuse montée en puissance des anti-balaka. En effet, dès lors que les anti-balaka ont été clairement identifiés et qualifiés d’ennemis de la paix, rien, en principe, ne devrait empêcher une opération « coup de poing » contre eux de la part des soldats de la force Sangaris et de la MISCA afin de les mettre hors d’état de nuire. Pendant combien de temps encore les anti-balaka vont-ils narguer impunément la communauté internationale ?

 

Dans ces conditions, on est en droit de se demander à quoi servent vraiment les nouvelles résolutions que l’Union européenne et les Nations unies viennent de prendre en vue d’envoyer davantage de soldats en Centrafrique. Qui lèvera son fusil en direction de ces anti-balaka afin de desserrer l’étau autour de ce quartier musulman où des centaines d’hommes et de femmes sont condamnés à mourir de faim et de soif ?

 

Il n’y a pas de doute que le départ des soldats tchadiens, dans ces circonstances, constitue du pain bénit pour les anti-balaka. En effet, reconnus pour leur efficacité sur le terrain, ces soldats tchadiens avaient une raison supplémentaire de ne pas faire preuve de la moindre faiblesse à l’endroit des anti-balaka : la religion musulmane qu’ils ont, dans leur majorité, en partage avec ceux-là que les anti-balaka ont juré d’exterminer.

 

A l’heure actuelle, tous les ingrédients sont réunis pour provoquer en RCA ce qui s’est passé, il y a 20 ans au Rwanda

 

Le départ de ce contingent tchadien, dont « 850 hommes étaient déployés dans les villes du Nord où ils assuraient la sécurité de plusieurs milliers de musulmans », a donc ouvert un boulevard aux anti-balaka qui s’en frottent déjà les mains.


Sans les Tchadiens, qui arrêtera alors cette montée en puissance des forces du mal qui tuent sous le couvert de la religion chrétienne ? Sangaris ? Pas si sûr. Comme toutes les autres forces qui vont bientôt débarquer sur le sol centrafricain, les soldats (français) de la force Sangaris sont arrivés en RCA, avec dans leurs sacs-à-dos, la peur d’être un jour traînés devant un tribunal international, pour avoir tiré sur un tueur, fût-il un anti-balaka. Et pourtant, si rien n’est fait dès à présent, personne ne pourra plus tard empêcher une internationalisation du problème centrafricain, avec de possibles implications de groupuscules islamistes et peut-être même d’Al-Qaïda. Du reste, à l’heure actuelle, tous les ingrédients sont réunis pour provoquer en RCA ce qui s’est passé, il y a 20 ans au Rwanda, et que la communauté internationale commémore depuis hier, avec amertume et remords.

 

C’est pourquoi chacun devrait réfléchir à ces propos du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon qui, en route pour le Rwanda, a fait escale à Bangui : « la communauté internationale a fait défaut aux Rwandais, il y a 20 ans et nous risquons de ne pas en faire assez pour la Centrafrique ». La meilleure façon d’être sûr de ne pas avoir ces mêmes remords qu’il y a 20 ans, est d’arrêter, dès à présent, cette dangereuse montée en puissance des anti-balaka.

 

Dieudonné MAKIENI

 

 

Reportage à Bangui : les Tchadiens, cibles des milices armées chrétiennes

 

http://www.france24.com/   07/01/2014

 

Les autorités tchadiennes sont suspectées d’avoir encouragé les ex-rebelles de la Séléka en Centrafrique. Civils et militaires originaires du Tchad subissent donc la vindicte des groupes d’autodéfense.

 

Des dizaines de familles tchadiennes sont venues trouver refuge dans l’ambassade du Tchad à Bangui. Comme tous les musulmans de Centrafrique, ils sont devenus la cible des anti-balakas (anti-machettes, en langue Sangui), une milice d’autodéfense chrétienne formée après la prise du pouvoir par les ex-rebelles de la Séléka.

 

La crise qui déchire la Centrafrique a ravagé leurs vies. Les anti-balakas pillent, brûlent les maisons et tuent… "Mon mari a été tué, témoigne Hajar Mahadi une jeune maman de trois enfants. Les anti-balakas l’ont attaqué alors qu’il ne s’y attendait pas. Ils l’ont tué, lui et son frère, à la machette". Un récit devenu presque ordinaire, à Bangui, tant les violences interconfessionnelles ensanglantent aujourd’hui la capitale centrafricaine.

 

Les Tchadiens visés par les anti-balakas

 

Selon l’ambassadeur du Tchad, 57 Tchadiens ont été tués depuis le début du conflit, de nombreux autres sont portés disparus. La communauté tchadienne est particulièrement ciblée par la milice d’autodéfense chrétienne en raison du rôle ambigu de N’Djamena dans la crise qui secoue aujourd’hui le pays. Certains accusent le président tchadien d’avoir secrètement soutenu la Séléka, aujourd’hui au pouvoir.

 

"La présence de quelques éléments tchadiens dans la Séléka n’a rien à voir avec l’État tchadien et avec les Tchadiens qui vivent ici depuis 40 ou 50 ans, précise Mahmat Charif Dawsa, l’ambassadeur. Et en plus, les forces armées qu’on a mis à disposition de la Misca [force africaine de maintien de la paix, NDLR] sont des unités qui relèvent de l’armée tchadienne, ils n’ont rien à voir avec la Séléka".

 

Les soldats tchadiens de la force africaine ont déjà payé un lourd tribut dans le conflit. Au cours du seul mois de décembre, ce contingent a perdu une dizaine d’hommes au cours d’accrochages avec des milices armées. Ce taux de perte est l’un des plus élevés de la Misca.

Lu pour vous : RCA: la dangereuse montée en puissance des anti-balaka

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