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19 avril 2014 6 19 /04 /avril /2014 12:13

 

 

 

 

 

http://www.maxisciences.com/ Publié par Emmanuel Perrin, le 19 avril 2014

 

Des chercheurs du Wellcome Trust Sanger Institute viennent de découvrir la protéine "Juno" qui permet à l'ovule de reconnaître le spermatozoïde et engager la fécondation.

 

La prochaine fois que l'on vous demandera d'expliquer comme se font les bébés, invoquez simplement "Juno" et "Izumo". Ces noms désignent deux protéines qui s'avèrent indispensables à la fécondation. Impliquées dans la reconnaissance mutuelle entre un ovule et un spermatozoïde, elles permettent aux deux gamètes de fusionner ensemble pour former un embryon.

 

L'identification d'Izumo remonte maintenant à 2005. La protéine, présente sur les spermatozoïdes, a été mise en évidence au sein de laboratoires japonais. Bien que son rôle fondamental dans la procréation ait été immédiatement reconnu, lui valant ainsi le nom d'un temple japonais dédié aux divinités des mariages, ses mécanismes d'action sont restés jusqu'à aujourd'hui un mystère.

 

La découverte de la seconde protéine par des chercheurs du Wellcome Trust Sanger Institute, lève enfin le voile sur cette énigme qui aura duré de bien nombreuses années. Baptisée Juno, en l'honneur de la déesse de la fertilité, la molécule est située à la surface de l'ovule. Sa découverte a fait l'objet d'une publication parue cette semaine dans la revue Nature.

 

Une liaison faible et temporaire

 

Lorsqu'un spermatozoïde arrive près de l'oeuf, Juno et Izumo se lient entre elles et la fécondation peut avoir lieu. "Le lien qui relie les deux protéines est très faible, ce qui explique probablement pour quelle raison le mystère demeurait jusqu'ici", explique dans un communiqué Enrica Bianchi, auteur principal de l'étude.

 

Par ailleurs, une fois que la fertilisation a eu lieu, Juno disparaît de la surface de l'ovule pour éviter d'être reconnue par d'autres spermatozoïdes. Pour parvenir à détecter la molécule, les scientifiques britanniques ont utilisé une version artificielle d’Izumo. Une fois la partenaire d’Izumo mise en évidence, ils ont testé la validité de leurs résultats en fécondant des souris de laboratoires, modifiées de telle manière à ce que leurs ovules ne présentent pas la protéine Juno. Bien sûr, la fécondation s’est révélée négative. De même, les spermatozoïdes qui ne présentaient pas la protéine Izumo à leur surface se sont révélés infertiles. Une avancée en matière de reproduction "Comme d'autres avancées en biologie, cette découverte soulève des questions et crée des nouvelles pistes", explique Paul Wassarman, spécialiste à la Mount Sinai Medical School de New York dans un éditorial de la revue.

 

Selon lui, il reste à déterminer la part éventuelle du défaut de fonctionnement de la protéine dans l'infertilité féminine. En effet, l'absence de cette protéine pourrait expliquer pourquoi certaines femmes ne parviennent pas à avoir un enfant. La découverte ouvre également la voie à de nouvelles applications notamment pour des traitements contre l’infertilité ou encore de nouveaux contraceptifs. Par le passé, la protéine Izumo a déjà été étudiée pour développer un éventuel contraceptif. Mais on ignorait encore comment celle-ci fonctionnait réellement. "La connaissance détaillée de la structure en trois dimensions du complexe formé par Junon et Izumo faciliterait la mise au point de petites molécules susceptibles d'empêcher leur attachement dans un but contraceptif", souligne Wassarman repris par l'AFP.



En savoir plus: http://www.maxisciences.com/f%e9condation/fecondation-le-secret-de-la-rencontre-entre-l-039-ovule-et-le-spermatozoide-enfin-elucide_art32416.html


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Lu pour vous : Fécondation : le secret de la rencontre entre l'ovule et le spermatozoïde enfin élucidé

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