Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 16:05

 

 

 

 

Bangui, 1er avril (ACAP) - Le Général de brigade commandant de la Force de la Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique (MISCA), Martin Tumenta Chomu, a formellement contesté l’accusation selon laquelle les éléments tchadiens de la MISCA malmènent les populations centrafricaines, lors d’une mise au point, lundi 31 mars 2014, à Bangui.

L’objectif de cette mise au point est de démentir l’information dénommée « l’événement du Pk 12 » selon laquelle une section tchadienne de la MISCA, de retour d’une mission, a ouvert le feu sur la population avec des artilleries lourdes. 
  
Selon la démonstration du Général Tuménta Chomu, le colonel Abdoulaye Tchidjani, nouvellement affecté à la tête du bataillon tchadien de la MISCA en qualité de commandant, a sollicité l’autorisation de se rendre dans le nord et inspecter le dispositif sous son commandement. Il comptait s’installer à son poste de commandement à Bossangoa pour la simple raison qu’aucune unité tchadienne ne devrait séjourner dans la capitale Bangui. 

  
Il ressort également qu’au cours de cette mission d’inspection, le colonel Abdoulaye Tidjani et ses hommes ont désarmé à la fois des éléments de l’ex-Séléka ainsi que ceux des antibalaka le long de leur parcours à Bossangoa, Paoua, Kaga Bandoro et Dékoa. D’après le Comforce, le butin était très large. 

  
Eu égard au volume du butin, le Général Tuménta Chomu reconnait qu’il a intimé l’ordre au colonel Tidjani de faire très attention au retour, de peur de ne pas tomber dans une embuscade. Malheureusement, c’est presque à la fin de la mission, aux portes de Bangui notamment au Pk 12 puis à Gobongo, qu’est intervenu ce qui est redouté. L’escorte a été prise à partie par les antibalaka. Les impacts des tirs sur les véhicules, les pare-brises constituent pour la MISCA la preuve de l’attaque. 

  
"Devant cette agression", a poursuivi le Général Tuméta Chomu, "ordre a donc été donné aux éléments d’effectuer des tirs de dissuasion devant leur  permettre d’ouvrir la route. Au Pk 12, des éléments français de la Sangaris ont appuyé les éléments tchadiens de la MISCA pour ouvrir le passage." 

  
Le Comforce de la MISCA a soutenu que les tirs n’étaient pas dirigés sur les populations même s’ils avaient une intensité, un volume et une durée, sinon, le résultat serait une hécatombe surtout que le PK 12 est un lieu très fréquenté. 
  
Pour que de tels évènements ne se reproduisent plus, le Général Tuménta a fait savoir que la MISCA est en Centrafrique pour protéger les paisibles citoyens, ramener la paix et faire face aux hors-la-loi. C’est ce qui, toujours selon lui, a été à l’origine d’une accalmie tant à Bangui que dans les provinces. 

  
Les victimes de la MISCA sont soignées à l’infirmerie de l’institution.  

L’accusation contre les éléments tchadiens de la MISCA dans « l’évènement du Pk 12 » contestée par le Comforce de la MISCA

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com