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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 13:28

 

 

 

 

Centrafrique : Martin Ziguélé : «Nous devrons nous désarmer moralement, intellectuellement, et physiologiquement pour avoir un comportement de paix…»

 

Cotonou le 8 avril 2014 © koaci.com – Rencontré à Cotonou, au cours d’un colloque sur la sécurité en Afrique, Ancien premier ministre, et Président du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) Martin Ziguélé s’est prêté aux questions de koaci.com. Il donne un aperçu sur la situation de la Centrafrique  et appelle les siens à la paix.

 

Martin Ziguélé , Ancien premier ministre, et Président du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) ici ce dimanche à Cotonou (ph S, koaci.com) – 


Koaci.com : L’actualité dans votre pays aujourd’hui c’est le départ du Tchad avec 850 de ses soldats de la mission de paix. Que pensez-vous de cette situation ?


Martin Ziguélé : Je pense que c’est une situation qui résulte de la décision d’un État souverain qui a exercé son droit sur les éléments de son armée nationale. Donc je ne suis pas en mesure de commenter la décision d’un État souverain. Il s’agit d’en prendre acte. Mais c’est de dire également que dans la situation difficile que vit notre pays, c’est à nous centrafricains de faire en sorte que dans nos relations avec nos pays amis contributeurs de la force international qui sont venus assurer la paix dans notre pays de prendre des dispositions pour que s’il y a des malentendus comme celui là nous puissions être en mesure de les gérer dans un cadre apaisé afin que l’objectif qui la sécurisation des populations centrafricaine soit une réalité rapide pour soulager les souffrances du peuple. En d’autres termes, il se peut que pour diverses raisons il y est des incidents graves et meurtriers entre certains contingents et la population centrafricaine mais nous devront aller au delà de la colère légitime ou des rancœurs pour régler ce problème de manière consensuel et apaisée. Le départ du Tchad quoiqu’on dise est un mauvais signal pour la cohésion de cette mission donc à terme çà joue contre les intérêts de notre pauvre population. 


Avec ce départ ce départ quelles sera l’impact réel sur la mission de stabilisation ?


La force de Misca est composée de 6000 hommes dont 850 éléments Tchadiens. Si vous sous souvenez il y a quelques, le secrétaire général des Nation Unis, Ban Kin Moon a dit qu’en attendant que la force soit réellement en place il nous faut 3000 hommes supplémentaires pour permettre d’avoir un effectif critique afin de rétablir la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire qui a quand même 622.000 km carré. C’est un espace qui est grand comme la France, le Luxembourg et la Belgique réunie ou il n’y a pas d’armée aujourd’hui et de police et gendarmerie. Même si 10 hommes étaient retirés de cette force là cela ne nous arrange pas. 


Après les ‘’Séléka’’, on remarque aujourd’hui à Bangui la milice ‘’Anti-Balaka’’ qui sévie. Est-que la population centrafricaine peut avoir espoir que demain sera meilleur ? 


Je crois que l’arrivée des forces de la Misca on évité un génocide en Afrique exactement comme il y a vingt temps au Rwanda. Souvenez-vous que les 5 et 6 décembre dernier Bangui a été attaqué par cette milice ‘’Anti-Balaka’’ et il y a eu 2000 morts en moins de deux jours. L’intervention des forces internationale a permis d’éviter ce bain de sang. Pour cela il faut leur rendre homme. En suite l’annonce de l’arrivée force du front plus demain celle des de l’Onu permettra à court sur de réduire à néant toutes velléités d’organisations ou de perpétuations actions armées par des groupes illégaux. Je crois que cela est possible. Toutes les conditions doivent être réunies et toutes les bonnes volontés doivent être mises à contribution pour que cela soit effectif. 


Pensez-vous que 12 mois qui ont été donnés au nouveau président madame Catherine Samba Panza suffiront pour faire régner la paix, l’ordre et faire fonctionner à nouveau les institutions ?


Moi je pense qu’il ne faut pas prendre la question comme cela. Il faut se demander ce que chaque centrafricain doit faire à son niveau d’abord et avec l’appui de la communauté internationale après pour que la paix puisse vite revenir dans le pays et qu’après on puisse donner la parole au peuple. C’est de notre responsabilité d’ouvrer pour que cette paix la revienne. Vous savez tous que la guerre commence par le cerveau. Nous devrons nous désarmés moralement, intellectuellement, et physiologiquement pour avoir un comportement de paix, tenir un langage de paix et restaurer la paix entre les communautés en Centrafrique.

Ramener la concorde et le désir de vivre ensemble et le reste viendra. Il peut avoir un million de soldats dans le pays pour maintenir la paix mais si les centrafricains ne sont pas décidés à faire la paix, il n’y aura pas la paix. Donc ce n’est pas une question de calendrier à respecter. C’est question de résolution personnelle en tant que citoyen du pays de s’entendre et tout concours extérieur ne viendra que pour harmoniser notre volonté de vivre ensemble et de faire la paix. 


Pensez-vous que l’ancien président Michel Djotodia doit revenir en Centrafrique  pour répondre aussi des crimes que les ‘’Séléka’’ ont commis avant de prendre le pouvoir ? 


Nous avons dit au sein du Mouvement de Libération du peuple Centrafricain (MLPC) de l’opposition démocratique qu’il doit avoir une commission justice et pardon. C'est-à-dire de faire la justice d’abord et le pardon ensuite. Il y un ensemble de dispositifs qui a été mis en place par la justice centrafricaine pour poursuivre un certain nombre de personne. Et ces dernières ont été identifiées par la justice centrafricaine et elles répondront de leur acte. Donc ce n’est pas à moi de dire de le faire. La justice à ses règles et est indépendante et son mode opératoire. En tant qu’individu je ne saurai désigner un tel ou autre sur cette question-là. Ce n’est pas mon rôle mais celui de la justice.

Vous êtes à Cotonou dans le cadre d’un colloque sur la sécurité en Afrique, de quoi retourne t-t-il ?


De l’avis de tous les participants, les amis progressistes de l’Afrique ou leurs représentants avec mos amis de la Fondation Jean Jaurès de la France, nous sommes allés vraiment au fonds des choses pour examiner de façon lucide toutes les causes de l’insécurité dans nos pays et nous sommes convenus que le vrai remède de insécurité c’est le développement et la démocratie.


Les résultats de vos assises seront-ils vulgarisés dans les pays africains pour que çà rentre dans les consciences ? 


Nous avons résolu que non seulement de multiplier ces genres de rencontre mais de trouver des relais dans les institutions tel que, l’Union africaine, la Cedeao, l’Uemoa, la Cemac, la Ceac, la Sedec etc…pour que pussions le partager largement grâce à vous communicants avec nos populations. Toute réflexion qui ne débouche pas sur une vulgarisation c’est de spéculation intellectuelle.


Sékodo

Interview de Martin Ziguélé sur koaci.com : «Nous devrons nous désarmer moralement, intellectuellement, et physiologiquement pour avoir un comportement de paix…»

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