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3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 12:42

 

 

 

 

 

Pana 03/04/2014

 

L’UE et les dirigeants africains ne doivent pas manquer à leurs obligations envers la population de la République centrafricaine –

 

Le déploiement par l’Union européenne (UE) de 1000 soldats doit marquer le début d’une nouvelle réponse de la communauté internationale à la violence et au nettoyage ethnique en République centrafricaine (RCA), a déclaré Amnesty International alors que s’ouvre, mercredi à Bruxelles, un sommet UE-Afrique crucial.

Depuis maintenant des mois, le nettoyage ethnique dont font l’objet les musulmans ainsi que les crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés en République centrafricaine demandent une réaction prompte et ferme.


On s’attend à ce que l’opération militaire EUFOR RCA de l’UE se déploie rapidement. Il s’agit d’une 'mission de transition' visant à soutenir les 8 000 soldats dépêchés par l’Union africaine et la France dans le pays jusqu’à ce qu’une véritable force de maintien de la paix des Nations unies puisse être déployée plus tard cette année.

Pour parer au plus pressé, l’UE avait promis le 10 février dernier le déploiement rapide d’un millier de soldats européens de l’EUFOR, ainsi que le transfert d’équipements et de fournitures militaires en République centrafricaine, afin d’assister les forces internationales déjà sur place. Près de deux mois plus tard, la force de l’UE est toujours en phase de formation, a-t-on constaté.


'La République centrafricaine est en proie à une crise humanitaire et des droits humains aux proportions historiques. En n’intervenant pas de manière plus ferme et plus rapide, la communauté internationale a fait preuve d’une indifférence cruelle à l’égard des civils du pays, assiégés, les abandonnant alors qu’ils avaient besoin d’aide', a déclaré Christian Mukosa, spécialiste de la République centrafricaine à Amnesty International.


'Le déploiement complet de l’EUFOR RCA sera essentiel pour jeter les bases de la future mission de maintien de la paix des Nations unies. Nous espérons que le retard enregistré dans le déploiement des troupes de l’Union européenne ne mettra pas en péril les initiatives de la communauté internationale pour protéger les civils dans toute la République centrafricaine', a-t-il dit.


'L’Union africaine doit aussi apporter un soutien financier, logistique et politique suffisant à ses troupes en République centrafricaine, et veiller à ce que la protection des droits humains soit au cœur de la mission', a relevé M. Mukosa


Le secrétaire général des Nations unies a proposé le déploiement dans le pays d’une force de maintien de la paix de 12 000 hommes, mais cela ne sera pas possible avant septembre 2014.

Pendant ce temps, les 8 000 soldats de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et soldats français se trouvant déjà sur place, éprouvent des difficultés à protéger les civils efficacement, en particulier les musulmans, qui fuient le pays massivement car ils craignent pour leur vie.

À la fin mars, les soldats de la paix de la MISCA ont eux-mêmes été plusieurs fois visés par les milices anti-balaka qu’ils ne sont pas parvenus à désarmer, ce qui est le signe d’une nouvelle grave détérioration de la sécurité dans le pays.


Selon le Bureau des Nations unies du Haut commissariat pour les droits de l'homme, au moins 60 personnes ont été tuées à Bangui, la capitale, entre le 22 mars et le 1er avril. Deux des incidents les plus graves - une attaque à la grenade le 27 mars lors de funérailles chrétiennes, et des soldats tchadiens qui ont ouvert le feu sur des civils deux jours plus tard - ont coûté la vie à des dizaines de civils et blessé plusieurs autres.

A la suite de ces attaques, le gouvernement de transition de la RCA a demandé à l'ONU de diligenter une enquête indépendante pour traduire les responsables en justice. Amnesty International demande à l’Union africaine d’ouvrir une enquête sur toutes allégations selon lesquelles des soldats de la MISCA auraient été impliqués dans des violations des droits humains.


Le Sommet UE-Afrique qui se tient à Bruxelles les 2 et 3 avril, abrite ce mercredi un mini-sommet consacré à la crise en République centrafricaine. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon, doit prendre part à ce sommet des leaders des Etats africains et européens.

Centrafrique : Une réponse internationale à la violence et au nettoyage ethnique

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