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23 avril 2014 3 23 /04 /avril /2014 18:48

 

 

 

BANGUI, 23 avril 2014 (AFP) - Les deux journalistes centrafricains emprisonnés à Bangui pour outrage, diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont été remis en liberté provisoire, a annoncé mercredi une source judiciaire.

 

"Le parquet a décidé de remettre en liberté provisoire mardi soir Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès, en attendant leur procès", a affirmé à l'AFP une source du parquet de Bangui. "Il s'agit d'une libération provisoire qui ne met pas fin à l'action judiciaire toujours en cours", les deux journalistes étant poursuivis pour outrage, diffamation et incitation à la haine, a précisé cette source.

 

Les directeurs de la publication des quotidiens Le Palmarès et Le Peuple avaient été arrêtés les 7 et 15 avril, avant d'être tous deux déférés à la prison centrale de N'garagba (Bangui) où ils étaient détenus. L'Observatoire des médias a jugé "injurieux" l'article publié dans le Palmarès, intitulé "Catherine Samba Panza, cette cancre qui nous gouverne".

 

Régis Zoumiri, du Palmarès, a été placé en garde à vue pour avoir violé les dispositions du Code de déontologie et d'éthique de la presse et son journal suspendu une semaine. Quant à Patrick Stéphane Akibata, du Peuple, il a été arrêté pour avoir repris dans son journal un article d'abord paru sur un site d'information en ligne étranger, intitulé "De l'illégitimité et de la moralité douteuse de la présidente de transition".

 

Le texte affirme notamment que Mme Samba Panza "a été élue à la suite d'une campagne à coups de billets de banque". Selon le dernier classement mondial annuel de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), paru en février, la liberté de la presse en Centrafrique a considérablement reculé pour atteindre la 109e place sur 180 pays.

 

 

 

 

FEDERATION INTERNATIONALE DES JOURNALISTES FEDERATION DES JOURNALISTES AFRICAINS

 

23 AVRIL 2014

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

La FIJ et la FAJ appellent les journalistes de Centrafrique à une couverture responsable des évènements La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) et la Fédération des Journalistes Africains (FAJ) ont salué aujourd’hui la libération de deux journalistes centrafricains arrêtés les 7 et 15 avril dernier et accusés d’outrage, de diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza. Selon des dépêches d’agences de presse et des sources indépendantes contactées ce 23 avril par la FIJ, les journalistes Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès ont obtenu la liberté provisoire en attendant leur procès dont la date n’a pas encore été fixée.

 

« C’est une décision à saluer d’autant qu’elle va permettre à nos collègues de retrouver leurs familles et leurs rédactions. Nous estimons également que la période de liberté provisoire permettra à nos collègues de mieux réfléchir sur l’importance d’une couverture très responsable de l’actualité nationale dans ce pays, dans un contexte social et politique très difficile », a déclaré Gabriel Baglo, directeur pour l’Afrique de la Fédération Internationale des Journalistes. Le journaliste Régis Zoumiri du Le Palmarès a publié un article jugé irrespectueux sur la présidente de la transition de son pays. Le journal Le Peuple a également repris un article qui doute de la moralité de la présidente de transition.

 

La FIJ et la FAJ rejoignent l'Observatoire des médias en Centrafrique pour appeler les journalistes à une couverture responsable des évènements dans le pays. « Une couverture responsable et professionnelle allie également les principes d’éthique et de déontologie. Nous estimons que c’est fondamentalement cela la liberté de la presse », a déclaré Mohamed Garba, président de la Fédération des Journalistes Africains (FAJ). « Nous demandons à nos collègues tout en étant professionnels dans leur démarche, de se rappeler qu’ils ont une grande responsabilité dans la réussite du processus de paix dans ce pays. Nous les exhortons à travailler pour le retour de la paix, dans un environnement sans violence, ni harcèlement ou intimidation, où les sources et les personnes interviewées ne sont pas menacées, intimidées ou harcelées », a ajouté Baglo

 

La FIJ et la FAJ sont très tôt préoccupées par la situation sécuritaire et l’environnement de travail des journalistes en RCA. La FIJ et la FAJ avaient dénoncé le saccage de plusieurs sièges de journaux, de radios communautaires et de radios privées, des actes ayant pour l’essentiel eu lieu pendant les deux dernières années. Elles avaient également apporté leur solidarité aux journalistes de Centrafrique en grève l’année dernière dans le cadre d’une « journée sans médias » pour dénoncer les menaces et pressions qui pesaient sur eux.

 

Pour plus d'information veuillez contacter la FIJ au: +221 33 867 95 86/87

 

La FIJ représente 600.000 journalistes dans 134 pays

 

La FAJ représente plus de 50.000 journalistes dans 40 pays en Afrique International

 

Federation of Journalists Africa Regional Office, 3rd Floor, Immeuble Seynabou, Sacré Cœur 3 BP 64257, Dakar Senegal

 

Tel: +221- 33 867 95 86/87; Fax: +221- 338270250

 

E-mail: ifjafrique@ifjafrique.org Site web : www.ifj.org

Centrafrique: liberté provisoire pour les journalistes accusés d'outrage envers la présidente

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