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6 mars 2014 4 06 /03 /mars /2014 11:33

 

 

 

 

REPONSE A MONSIEUR KOMOTO AUBIN ROGER A PROPOS DE SON OPINION PUBLIEE SUR CENTRAFRIQUE PRESSE LE 01 MARS 2014

 

« La gouvernance démocratique de Transition, aura-t-elle Raison sur la Transition Séléka & Allié Opposition Démocratique ? », ainsi était intitulée l’opinion de Monsieur KOMOTO Aubin-Roger, publiée dans les colonnes de Centrafrique Presse en date du 1er mars 2014. Cette opinion se veut une diatribe contre l’ancien exécutif et les partis politiques ayant fait partie de la première partie de la Transition politique en cours.  La sortie médiatique de Monsieur KOMOTO Aubin-Roger nécessite des éclaircissements utiles pour l’opinion. Il est préférable que je m’adresse directement à lui.

 

Monsieur KOMOTO, avant tout développement sur le fond, je ne peux m’empêcher de m’arrêter un petit moment sur la forme de votre écrit que vous avez voulu accessible à de milliers de lecteurs. Je parie que, comme moi, vos lecteurs ont dû être écœurés par vos fautes grammaticales et orthographiques :

 

  • Vous mettez des majuscules là où il n’en faut pas, même après des virgules ;
  • Vous écrivez « les interrogations se fusent » au lieu de « les interrogations fusent » ;
  • Vous écrivez « au près  de la communauté internationale », au lieu de « auprès de la communauté internationale » ;
  • Vous écrivez « absences des signales forts » au lieu de « absences de signaux forts » ;
  • Vous écrivez « Mme Samba-Panza essait …» au lieu de « Mme Samba-Panza essaie… »
  • Vous écrivez « accordiez le violant » au lieu de « accordez vos violons », mais je choisis de m’arrêter ici. Que vous n’ayez pas relu votre texte, vous n’êtes pas pour autant excusable par rapport à cette litanie de fautes grammaticales et orthographiques, car la qualité d’Ingénieur dont vous vous réclamez n’autorise guère de telles coquilles.  

 

Ce préalable étant posé, venons-en maintenant au fond de votre texte, Monsieur KOMOTO.  

 

Vous parlez « d’échec cuisant » que vous attribuez à Michel Djotodia et Nicolas Tiangaye, à Séléka et à toute l’opposition démocratique de l’ex-FARE. Quel amalgame de votre part ! En politique, seuls sont responsables ceux qui exercent effectivement le pouvoir. Par conséquent, si on aborde dans votre sens en parlant d’un prétendu échec, celui-ci devrait logiquement se limiter strictement au trio institutionnel Djotodia-Tiangaye-Nguendet, au gouvernement et au Conseil National de Transition en tant qu’institutions qui ont eu des pouvoirs et les ont effectivement exercés collectivement ou individuellement.

 

Quand bien même on retient l’hypothèse d’une responsabilité des autorités précitées, il faut objectivement faire preuve d’une dose de relativisme surtout à propos du cas du Premier Ministre Nicolas Tiangaye. Tous les procès en incompétence faits de façon systématique et simpliste à cette personnalité relèvent en réalité d’un grossier amateurisme dans l’analyse politique de la crise Centrafricaine, et d’une campagne mensongère d’hommes politiques cherchant tout simplement à exister ou à renter dans le jeu politique de la transition. N’ayez pas la mémoire courte, Monsieur KOMOTO. Le monde entier n’ignore pas les conditions dans lesquelles le Décret de nomination de Tiangaye par l’ancien Président François Bozizé est intervenu le 17 mars 2013. Les deux personnalités ne s’apprécient guère depuis le hold-up électoral du second au détriment du premier dans le 4ème arrondissement de Bangui lors de la législative de 2005, suivie même par la destruction de la maison de Me Nicolas Tiangaye. Bozizé était furieux de devoir partager son pouvoir et avait des rapports institutionnels exécrables avec le Premier Ministre Tiangaye. Ensuite, quand Djotodia est arrivé, le Premier Ministre Tiangaye a toujours été marginalisé dans la gestion des affaires, et même combattu par Djotodia et son clan Séléka, ainsi qu’une partie du CNT dont Alexandre Nguendet. Avez-vous oublié par exemple que Djotodia avait relevé de leurs fonctions deux ministres sans contreseing du Premier Ministre Tiangaye ? Avez-vous oublié que le Premier Ministre Nicolas Tiangaye en pleine fonction a vu sa maison pillée et détruite par la Séléka alors qu’il représentait notre pays au sommet Franco-africain de paris de décembre 2013 ? Avez-vous oublié que devant les journalistes étrangers Djotodia et les chefs de guerre Séléka avaient proféré des menaces lors d’une descente sur les lieux d’exactions ? Quel est le centrafricain qui ignore ces réalités ? En plus de ces rapports interinstitutionnels chaotiques, Tiangaye n’avait pas les moyens ni financiers ni matériels de sa politique. Dans ces conditions, Monsieur KOMOTO, peut-on parler d’échec de la part du Premier Ministre Nicolas Tiangaye sous Bozizé et Djotodia ? Si on vous avait désigné en lieu et place de Tiangaye, auriez-vous pu gouverner sereinement ? Vous serez tenté de rétorquer que, dans ces conditions, il aurait fallu que le Premier Ministre Tiangaye démissionne. Là encore, cela aurait été une grosse erreur, car Bozizé allait en profiter pour manœuvrer davantage et s’accrocher au pouvoir. Or l’un des buts de la transition, c’est de tourner la page Bozizé qui a été une succession de souffrances pour notre pays. Si l’opposition n’avait pas accepté de signer les accords de Libreville, cela aurait été totalement irresponsable, puisque le peuple se serait farci Bozizé et Djotodia avec la Séléka. La présence de Tiangaye a quand même permis de favoriser l’appui multiforme de la communauté internationale qui ne reconnaissait que la légitimité du Premier Ministre issu de l’opposition. Est donc nul tout procès en incompétence fait au Premier Ministre Nicolas Tiangaye. N’importe quel homme politique ou technocrate placé dans les conditions que celles connues par Nicolas Tiangaye n’aurait pas disposé de coudées franches pour travailler. Tout raisonnement contraire ne relève que d’amalgames et d’une inculture politique. A propos, on connait des anciens Premiers Ministres qui aujourd’hui sont tapis derrière les attaques que vous relayez, mais qui malgré qu’ils disposaient de coudées franches, n’ont laissé que de maigres bilans. Je persiste à penser que Nicolas Tiangaye ferait un bon Premier Ministre en temps de paix.

 

Monsieur KOMOTO, vous êtes même allé jusqu’à étendre la responsabilité du prétendu échec de la transition à Martin Ziguélé, on croit rêver ! Vous êtes le seul Centrafricain à ignorer que Martin Ziguélé qui est peut-être votre cauchemar et celui d’autres individus, est dans l’opposition strictement démocratique depuis le renversement de son pouvoir le 15 mars 2003. Quand il a fallu envoyer des représentants de son parti le MLPC au gouvernement de Transition, Martin Ziguélé a jugé qu’il fallait que chaque partie signataire des Accords de Libreville fasse des concessions, puisqu’il s’agissait de réunir tous les Centrafricains. C’est ainsi que, contrairement à la boulimie de certains, il a préféré envoyer un seul de ses camarades, Marcel Loudégué, et de surcroît à un poste moins important, l’Education Nationale. Comment oser affirmer alors que Martin Ziguélé est coresponsable d’un prétendu échec de la transition ?

 

Vous voyez que vous faites beaucoup d’amalgames, Monsieur KOMOTO ; et vous n’êtes pas le seul. Comme le ridicule ne tue pas en Centrafrique, certains qui s’improvisent analystes politiques, versent dans des amalgames, et prétendent que les politiques Centrafricains on échoué. Comme atteints par la maladie d’Alzheimer, ils oublient que la transition en cours est consensuelle et que tous les partis politiques y compris le KNK sont engagés dans ce processus, même après la chute de Bozizé. Le choix de Martin Ziguélé et des autres partis de l’opposition démocratique de soutenir la transition est un choix hautement responsable politiquement, car cette transition est nécessaire pour le peuple Centrafricain. Même sans avoir le poste de Premier Ministre, Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé, Louis Pierre Gamba continuent de soutenir sans amertume les autorités actuelles de transition. Nicolas Tiangaye, Martin Ziguélé et Louis Pierre Gamba continuent d’œuvrer sans relâche à Bangui comme auprès de la communauté internationale, sans claironner sur les toits comme savent le faire d’autres, pour que notre pays puisse retrouver la paix et se réconcilier avec lui-même. C’est tout à l’honneur de ces trois personnalités politiques.

 

Monsieur KOMOTO, on comprend que vous soyez préoccupé par la situation de notre pays, comme tout le monde. Mais de grâce, évitez des contrevérités et amalgames. Vous prétendez que Nicolas Tiangaye et l’opposition démocratique ont échoué, mais n’oubliez jamais que si on vous avait placé à la place de Tiangaye, vous auriez sûrement fait pire, comme en témoignent déjà les fautes grammaticales et orthographiques relevées ci-haut dans votre texte. Avant de s’attaquer à quelqu’un par mauvaise foi ou par jalousie,  il faut toujours commencer par se demander si on peut faire aussi bien et mieux que lui, sinon la loi de la sagesse s’impose : le silence. Je pense que si vous avez observé cette loi, Monsieur KOMOTO, vos insuffisances en grammaire et orthographe n’auraient pas été révélées au monde entier sur la toile. C’est donc un échec de votre part à démontrer un prétendu échec de Nicolas Tiangaye.

 

Michel GUEZEWANE

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