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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 11:21

 

 

 

 

 

PUBLIÉ LE 02/03/2014

 

http://www.lunion.presse.fr/   Par Gilles Grandpierre

 

REIMS (51). Loin des yeux mais près du cœur. Dans la région, des expatriés centrafricains s’organisent pour apporter leur petite pierre à la reconstruction d’un pays en ruine.

 

L’appartement baigne dans la musique et les jeux d’enfants. Orsie et Orphée Douaclé, la trentaine dynamique et souriante, ont préparé les documents. Il est consultant en management, elle, responsable hébergement dans des établissements de soins. Quand ils ont débarqué de Paris à Reims, il y a un an, ils ne se doutaient pas que l’actualité centrafricaine les rattraperait aussi vite. Pas à ce point…

 

En octobre, Orsie a fondé une association humanitaire. Perles de lumière d’Afrique a désormais une poignée d’adhérents, mais surtout son site web et sa page Facebook. Prodige des réseaux sociaux, c’est grâce à eux que l’appel à la solidarité lancé par la jeune femme à l’automne dernier a connu un tel engouement. « L’opération Pour que Noël demeure en Centrafrique se proposait de collecter des jouets. En quelques semaines, 1,5 tonne d’objets divers et variés est arrivée de la France entière. »

 

Une ONG humanitaire les a stockés sur son site versaillais, puis l’association Aviation sans frontière s’est chargée de les convoyer jusqu’à Bangui, la capitale de Centrafrique, le 3 janvier. Sur place, une école religieuse, un orphelinat les ont réceptionnés et distribués.

 

« C’était une première action d’urgence, organisée dans l’urgence avec les moyens de l’urgence », raconte Orsie. Les 5 000 euros nécessaires au financement de l’opération ont été couverts par les dons de la diaspora centrafricaine de France.

 

« On a dépensé de l’argent, mais voir un enfant orphelin heureux, ça n’a pas de prix. » Une prochaine distribution est prévue le 16 mars prochain pour « écluser » les 60 m3 de jouets encore stockés à Bordeaux, Montauban ou Auxerre. L’association ne s’arrêtera pas en si bon chemin.

 

Le 8 mars, elle organise au théâtre du Gymnase (à Paris) une table ronde d’information autour de la crise centrafricaine et de la reconstruction du pays. Ensuite, Orsie s’attachera à mettre en place un réseau de solidarité par le microcrédit. « L’objectif est de soutenir financièrement l’émergence de petits commerces locaux qui en financeront d’autres. »L’action est envisagée en Centrafrique mais aussi au Congo Kinshasa (dont la jeune femme est originaire) et au Bénin.

 

L’espoir du retour

 

L’équipe qui se chargera de la mise en place de l’opération est en cours de constitution. On y trouvera peut-être des membres du réseau parisien des anciens élèves du plus grand lycée de Bangui, installé par Orphée Douaclé, il y a quelques années.

Si son épouse donne dans l’humanitaire, lui pense à l’avenir politique du pays. « Et aux propositions concrètes pour le sortir de l’impasse où l’ont plongé des décennies d’incurie et de corruption. »

 

Convaincu que l’issue passe par « une réorganisation des forces armées centrafricaines et un renouvellement total de la classe politique du pays », le jeune homme s’est rapproché de Désiré Mackpayen (voir par ailleurs). Le couple (qui n’a pas la double nationalité) envisage déjà de « s’impliquer d’avantage »« Le projet est de retourner au pays, quand la situation sera calmée. Le plus vite possible », dit-elle.

Lu pour vous : Orsie et Orphée se mobilisent pour la Centrafrique

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