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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 16:23

 

 

 

 

 

 

(Le Point 21/03/14)

 

Jean-Yves Le Drian visite aujourd'hui la Lettonie, la Lituanie et la Pologne, contributeurs déclarés à la mission européenne en Centrafrique. Après avoir lancé l'opération Sangaris en Centrafrique, les Français ne désespèrent pas de finir par débloquer la situation à Bruxelles la semaine prochaine, afin d'obtenir le soutien européen qui bloque actuellement, selon nos sources, sur des "questions de détail".

 

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian sera aujourd'hui en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, trois pays contributeurs "fermes" à la future opération Eufor-RCA. À Paris, on ne veut rien pousser au tragique et une source informée souligne : "À ce stade, l'état des contributions effectivement garanties permettrait de disposer de troupes au sol à Bangui en nombre suffisant pour parvenir à la capacité opérationnelle initiale.

 

Il n'en reste pas moins qu'il manque toujours 100 logisticiens", sans qui rien n'est possible. Le détail des effectifs en principe "garantis" pour l'Eufor-RCA que nous avons pu identifier concerne 120 hommes de la force de gendarmerie européenne (FGE), dont 45 gendarmes mobiles français, avec des Espagnols, des Portugais et des Polonais. À ceux-ci s'ajoutent deux compagnies d'infanterie à 150 hommes chacune, dont une française - sans doute "reversée" de Sangaris - et une géorgienne, plus une troisième compagnie composée (pour l'instant) de 50 Lettons et 50 Estoniens.

 

Cinquante hommes des forces spéciales espagnoles sont également annoncés. À ces 570 hommes s'ajoutent les effectifs de l'état-major FHQ (90), ce qui porte le total actuel à 660 hommes, très proche des 700 considérés comme nécessaires pour atteindre la capacité opérationnelle initiale.

 

Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné

 

Le problème de la logistique n'en demeure pas moins entier, même s'il paraît curieux que des armées européennes modernes ne soient pas en mesure de le régler rapidement. Concrètement, les difficultés sont au nombre de quatre. Sur le plan médical, les Français et les Géorgiens fournissent des troupes disposant de leur infirmerie de proximité avec médecins et infirmiers, dispositif qu'on appelle le "Rôle 1", sachant que les Français de Sangaris assurent le Rôle 2, hôpital de campagne plus performant que l'arrivée de nouvelles troupes nécessite de renforcer.

 

Et là, du côté européen, c'est le refus. Le deuxième problème concerne les transports tactiques "techniques", que doit fournir une section disposant de matériels (camions) spécialisés pour le transport de munitions, de carburant et d'eau potable. Les Français trouvent qu'ils ont déjà beaucoup donné et qu'ils sont limités en capacité. Les Européens regardent ailleurs... Troisième problème : la section de manutention, comprenant des troupes chargées des transbordements de produits. Elle fait toujours défaut à ce stade. Quatrième et dernier casse-tête : l'aide au déploiement, qu'assure normalement le génie militaire en installant des préfabriqués, nivelant et stabilisant des terrains pour installer des tentes, etc.

 

Appel au dialogue

 

Les Européens, assez échaudés par le cavalier seul français et les annonces prématurées de participations hypothétiques, se réfugient derrière les tensions internationales pour ne pas affecter de troupes à la Centrafrique, pourtant très loin d'être sortie du chaos. À Paris, ceux qui suivent attentivement la situation à Bangui demeurent très inquiets, notamment par les évolutions de la situation politique. Un observateur attentif note ainsi que la présidente Catherine Samba-Panza "se révèle incapable de mettre en place un système de transition". "Tous les dirigeants africains concernés au premier chef (Denis Sassou N'Guesso, Idriss Déby, Ali Bongo, Paul Biya) le savent parfaitement : les conditions d'une consultation électorale ne sont pas réunies et aucun appel au dialogue n'a été lancé." À Bangui, rien n'est réglé...

 

Par Jean Guisnel

 

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/les-europ...

Lu pour vous : Les Européens tardent toujours à envoyer des renforts en Centrafrique

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