Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Sommaire

  • : centrafrique-presse
  • centrafrique-presse
  • : informations générales sur la république centrafricaine et l'Afrique centrale
  • Contact

Recherche

Liens

17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 00:53

 

 

 

 

dimanche 16 mars 2014 

 

AUTOUR DU MONDE - Une délégation de l'Union Européenne (UE) a annoncé vendredi l'octroi d'une aide supplémentaire de 80 millions d'euros à la Centrafrique, lors d'une audience au palais présidentiel à Bangui avec la présidente de transition Catherine Samba Panza. La situation économique dans le pays est préoccupante.

 

"Nous n’avons pas de honte à dire que nous avons besoin d’être accompagnés." Au palais présidentiel de Bangui, la présidente de transition en Centrafrique, Catherine Samba-Panza, a remercié vendredi ses bailleurs de fond pour leur "apport inestimable". Elle venait de recevoir une délégation européenne, menée notamment par le ministre français du Développement, pour faire le point sur le versement du plan de 500 millions de dollars (360 millions d’euros) promis en janvier par l’Union européenne. Le commissaire au Développement, Andris Piebalgs, a profité de ce déplacement pour annoncer 80 millions d’euros d’aides supplémentaires.

 

Les fonds répondent à des urgences humanitaires mais aussi de développement. Les enjeux sont énormes. Plus de trois mois après le début de l’opération Sangaris, à l’exception de Bangui encore troublé par des règlements de comptes, la sécurité n’est pas revenue dans le reste du pays. Le diagnostic de catastrophe humanitaire est avéré avec près de 300.000 personnes qui auraient fui le pays et plus de 800.000 déplacés. Une crise alimentaire de grande ampleur menace. L’État centrafricain est à reconstruire. Les recettes sont introuvables. Les salaires des fonctionnaires ont été versés en mars pour la première fois depuis cinq mois par le Congo Brazzaville.

 

Relancer l’économie sans les musulmans?

 

Les autres pays de la région puis la communauté internationale devraient prendre le relais. "Il faut évidemment aider les Centrafricains à remettre en place les circuits financiers", assure Pascal Canfin, qui promet des "mécanismes de contrôle" sur l’aide distribuée – 35 millions d’euros pour ce qui concerne la France. Le commissaire Andris Piebalgs résume : "La Commission européenne dépensera au total 400 millions d’euros pour la Centrafrique. Les prévisions 2008-2013 étaient de 200 à 250 millions d’euros. C’est une bonne raison pour faire de la coopération : une crise nous coûte beaucoup plus cher".

 

Mais n’est-il pas trop tard? Le départ des musulmans du pays qui a suivi l’intervention française est au coeur du problème. Leur part dans la population centrafricaine est passée en quelques mois de 15 à 2%. "Comment relancer l’économie sans cette minorité qui est un rouage essentiel de l’économie centrafricaine?", s’interroge Jacques Seurt, conseiller à l’Organisation internationale pour les migrations. À Bangui, cette absence est lourde de conséquences : les commerces habituellement tenus par les musulmans de la ville n’ont pas rouvert, aggravant un peu plus le problème d’approvisionnement. La Centrafrique peut-elle faire sans eux? "C’est la grande inconnue", dit-on à l’ambassade de France à Bangui. "Nous ne voulons pas rester infiniment dans la dépendance. Pour que ça change, il nous faut de nouvelles autorités légitimes", souhaite Célestin N’Zala, président d’Avocats sans frontières en Centrafrique. Des élections législatives devant permettre d’accélérer la transition sont attendues, au mieux, pour février 2015.

 

 

Arnaud Focraud (à Bangui) - Le Journal du Dimanche

 

 

Source : http://www.lejdd.fr/International/Afrique/La-Centrafrique-est-elle-condamnee-a-la-perfusion-657205

 

 

Lu pour vous : La Centrafrique est-elle condamnée à la perfusion?

Partager cet article

Centrafrique-Presse.com