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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 17:53

 

 

 

HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS                      Paris le 23 février 2014

9, allée de l’Arche

92671 COURBEVOIE

Email : hcc_rca@yahoo.fr

           

Madame La Présidente,

 

Nous avons l’honneur de vous faire part de l’existence de notre association, le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS, créé à Paris en 2013 afin de mobiliser les centrafricains et toute bonne volonté  souhaitant œuvrer à la paix et au développement de notre pays.

 

            Je m’adresse à vous en tant que Président de cette association.

 

Notre devoir citoyen, nous oblige à tendre la main à notre patrie et à nos dirigeants afin de leur proposer notre contribution à la résolution des problèmes qui minent notre pays.

 

A l'heure où vous vous atteler à la résolution des problèmes socio-politiques et économiques de notre pays, vous avez plus que jamais besoin d'hommes et de femmes des grandes valeurs et de grandes qualités, expérimentés en vu de mettre en œuvre une feuille de route susceptible de  conduire à la réussite cette période de transition.

 

Dans cette perspective, nous encourageons l’équipe gouvernementale en place, à se mettre en ordre de bataille pour nous sortir de ce bourbier, et d’élaborer les bases d’une reconstruction nationale.

 

Les problèmes sont nombreux, même si les priorités restent certes d’ordre :

·         sécuritaires

·         humanitaires

·         politiques

·         économiques

Etat des lieux :

 

En dépit du déploiement des forces militaires multinationales, nous continuons à assister à des exactions de toute part. A croire que le pays tend à devenir ingouvernable malgré les importants moyens militaires et une artillerie lourde déployée.

 

Dans les domaines humanitaires et sécuritaires, nous souhaiterions disposer d’un programme d’action, conduit par des acteurs centrafricains, afin de rassurer nos compatriotes exposés aux exactions, aux intempéries et à la faim, obligés de trouver refuge dans des camps de fortune.

 

L’évolution de la situation ne semble donc pas s’améliorer de façon conséquente aux dires des média occidentaux.

 

Réfléchissons sur l’approche de la résolution de ce conflit.

 

·         Sur le plan militaire, nous constatons le déploiement des forces Sangaris et des forces africaines depuis au moins deux mois. Force est de constater que les résultats restent à ce jour mitigés.

 

·         Sur le plan humanitaire, nous constatons de graves carences, des insuffisances alimentaires et sanitaires pour répondre aux besoins des populations sur l’ensemble du territoire.

 

A l'heure où nous adressons cette missive nous n'avons pas une vision claire d'un plan stratégique national susceptible d’éradiquer le mal qui continue de gangrener notre pays. 

 

Pour l’heure, nous avons plutôt l’impression que les solutions aux problèmes centrafricains viennent de nos partenaires. Encore une fois nous semblons ne pas être les principaux acteurs de la résolution de ce conflit.

 

Dans ces conditions le peuple est en droit de se demander s’il est réellement protégé par un Etat.

 

Nous nous posons quelques questions :

 

Qui tient le leadership des opérations militaires sur nos terres ?

 

Quel est le positionnement hiérarchique de notre armée au sein de toutes les interventions des forces étrangères et multinationales ?

 

Cette position conditionnera fortement l’avenir sécuritaire de notre pays et de notre armée.

 

Quels sont les processus mis en place et permettant d’atteindre les objectifs aboutissant à la résolution de nos soucis socio-économiques, politiques, sécuritaires et humanitaires ?

 

Nos Suggestions :

 

Nous devons nous interroger sur la stratégie actuelle de résolution du conflit, et chercher plutôt à traiter les causes. Ainsi nous pourrions mettre en œuvre un processus plus adapté afin de réconcilier les centrafricains avec eux-mêmes.

 

Nous souhaiterions voir un programme et un calendrier nous permettant d’avoir une visibilité sur les actions à venir de notre pays.

 

Ce plan stratégique ne devrait pas seulement être d’ordre militaire mais aussi être abordé de façon significative sous l’angle politique social humanitaire et économique.

 

Voila la tache que nous attendons du gouvernement actuel.

 

Le HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS manifeste la ferme volonté de vous aider à mobiliser les énergies et les compétences nécessaires afin d’analyser objectivement, en dehors des calculs politiciens et partisans, les voies et moyens en vu d’atteindre les objectifs de paix et de développement.

 

Nous voulons voir notre armée nationale piloter les opérations du terrain et capitaliser sur ces expériences du moment. Renforcer les capacités de la police et de la gendarmerie afin d’assurer la sécurité  sur l’ensemble du territoire.

 

Si certains éléments en armes se laissent entrainer dans l’illégalité en commettant des actes de barbarie sur une partie de la population, c’est à vous de trouver les voies et moyens de les ramener à la raison. Nous avons vu dans les médias certains tombés sous les balles de l’armée comme sur un champ de bataille. Nous dénonçons haut et fort cette agression à l’égard de la jeunesse désœuvrée centrafricaine.

 

Nous vous invitons dans l’urgence de demander une aide financière à la communauté internationale afin de financer un programme d’insertion de cette jeunesse dont nous avons besoin demain. Des programmes de formation suivant leurs aspirations et capacités. Je pense que c’est bien là leurs attentes. Ne les laisser pas en proie à des manœuvres politiciennes.

 

Sur le plan humanitaire, il serait nécessaire de désigner un coordinateur centrafricain chargé des programmes alimentaires et sanitaires dont la mission principale est de proposer un plan d’action global réparti sur l’ensemble du territoire.

 

Il aura la charge d’évaluer les besoins humanitaires et de négocier avec pays et organismes donateurs l’organisation de la répartition des aides.

 

Il devra aussi trouver les possibilités de produire des ressources au niveau local. Voilà des niches et un bassin de l’emploi à développer. Nos terres sont fertiles et ne demande qu’à être mis en valeurs par une main d’œuvre formée. Nous avons une main d’œuvre jeune pouvant y être mobilisée. Qu’attendons-nous pour le faire.

 

Voilà plus de deux mois que l’équipe gouvernementale est aux affaires. Nous voulons qu’elle pose des actes clairs afin de  convaincre l’opinion internationale de son efficacité pour mieux nous venir en aide.

 

Notre vœu pieux est de voir le peuple centrafricain retrouver sa dignité et sa liberté.

 

Madame La Présidente, compte tenu du laps de temps qui vous est imparti (douze mois) la tache est suffisamment importante et sérieuse pour réfléchir à une stratégie globale de gouvernance à court et moyen terme.

 

Le gouvernement ne devra pas agir seul. Il a besoin d’un accompagnement du peuple.

 

Ne devrions-nous pas concevoir un dispositif de dialogue et d’échange plus pacifique afin de ne pas se livrer à des guerres fratricides ?

 

Nous vous invitons à réfléchir à la mise en place d’un comité de réflexion et de surveillance des actions à mettre en œuvre dans une feuille de route.

 

Ce comité pourrait être composé de toutes les forces vives de la nation. Toutes les composantes politiques et associatives devront y être représentées.

 

Je pense que notre pays, si peu peuplé, en revanche si riche devrait pouvoir satisfaire les appétits de tous ses enfants et trouver à chacun la place qui lui convient.

 

J’irai même plus loin dans la proposition d’un model de gouvernance pour notre pays. Trop d’autorité tue l’autorité. Trop de pouvoir tue le pouvoir. Enfin le moment venu nous pourrons développer cette suggestion et le soumettre à référendum populaire si nécessaire.

 

L’histoire nous enseigne que notre pays a été construit par des chefferies et sultanats, avant la colonisation. Nous devrions y réfléchir plus profondément et s’en inspirer.

 

Madame La Présidente, nous souhaiterions voir dans les prochains jours le programme de l’équipe gouvernementale clairement défini.

 

Nous souhaiterions que les responsables de ces départements ministériels puissent nous faire un bilan à mi parcourt de leur actions. Nous présenter un baromètre et des indicateurs de réussite du porte feuille qui leur a été confié. Le peuple attend des résultats concrets.

 

Le Haut Conseil des Centrafricains, pourra concevoir, au besoin et mettre à leur disposition un média adéquat leur permettant d’échanger avec le peuple.

 

L’heure n’est plus à la complaisance dans la gestion de la chose publique.

 

Nous nous tenons à votre disposition pour un travail en commun et d’éventuelles suggestions supplémentaires. Nous pourrions ainsi vous accompagner dans la conduite de certains projets.

 

En Synthèse : Les actions priorités à mettre en œuvre

 

1.     Elaboration d’une feuille de route pour une gouvernance globale de la transition

2.     Création d’un Conseil National de Réconciliation pour accompagner le gouvernement.

3.     Désignation d’un coordinateur national pour les actions humanitaires et d’un directeur de projets chargé de piloter les grands projets de transition.

4.     Restructuration des régiments militaires et accompagnement par les instructeurs et conseillers militaires de nos partenaires historiques.

5.     Renforcement des capacités de la police et de la gendarmerie centrafricaine et leur formation.

6.     Mobilisation de la jeunesse dans les œuvres de reconstruction nationale.

7.     Proposition d’un calendrier pour l’organisation des élections

 

Madame la présidente, voilà des axes d’actions prioritaires. Je vous invite à élaborer un chiffrage budgétaire afin de le soumettre à la communauté internationale pour financement.

 

Nous vous encourageons à démarrer au plus vite ces projets de société.

 

Veuillez agréer madame la Présidente l’expression de notre haute considération.

 

 

Guillaume Psalmer ROOSALEM

 

PRESIDENT DU HAUT CONSEIL DES CENTRAFRICAINS

 

Email : hcc_rca@yahoo.fr

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