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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 12:21

 

 

 

 

(AFP 27/03/14)

 

Des tirs et des détonations d'origine indéterminée ont été entendus dans la nuit de mercredi à jeudi à Bangui, où des barricades érigées par des miliciens anti-balaka perturbaient dans la matinée la circulation, ont indiqué des habitants.

 

Les tirs ont cessé à la levée du jour comme les jours précédents. Aucun bilan d'éventuelles victimes n'était disponible dans l'immédiat.

 

La circulation était toujours perturbée sur les principales avenues du nord de la capitale centrafricaine par des barricades érigées par des miliciens majoritairement chrétiens anti-balaka, selon des habitants joints par l'AFP.

 

La force africaine (Misca), qui a annoncé qu'elle considère désormais les anti-balaka comme des "ennemis", avait dégagé mercredi une partie de ces barricades.

 

Bangui a connu ces derniers jours une flambée de violences qui a fait une vingtaine de morts. Samedi et dimanche, des affrontements ont éclaté dans le quartier PK-5 entre des groupes armés, opposant notamment des anti-balaka et des pillards à des musulmans encore retranchés dans ce secteur.

 

Lors des affrontements, les soldats de la Misca et ceux de l'opération française Sangaris ont essuyé des tirs et ont riposté.

 

Face à ces tirs, le chef de la Misca, le général congolais Jean-Marie Michel Mokoko, a annoncé mercredi que la force africaine considérait "les anti-balaka comme des ennemis" et qu'ils seraient traités "en conséquence".

 

"La Misca et la (force française) Sangaris travaillent dans une impartialité totale. Et il n'est pas tolérable que ces forces deviennent des cibles de certains groupes armés qui ne veulent pas la paix", a réagi la présidente Catherine Samba Panza mercredi soir.

 

Le représentant spécial de l'ONU à Bangui, le général Babacar Gaye, a lui aussi condamné ces attaques "très graves" et a appelé les anti-balaka à "se ressaisir".

 

Formées en réaction aux exactions contre la population perpétrées pendant des mois par les combattants essentiellement musulmans de la Séléka après leur prise du pouvoir en mars 2013, les milices anti-balaka s'en prennent depuis à la population musulmane, qui fuit massivement le pays.

 

L'ancienne colonie française est livrée au chaos depuis et traverse une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés.

Centrafrique: tirs nocturnes et barricades à Bangui

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