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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 11:56

 

 

 

 

 

 

(Les Echos 22/03/14)

 

Une année que la Centrafrique est le théâtre d’affrontements armés entre les rebelles majoritairement musulmans de la Seleka et les milices chrétiennes anti-balaka. Ces derniers ont toutefois fait un pas vers l’apaisement lors d’une rencontre, vendredi, avec la ministre centrafricaine de la Communication et de la Réconciliation dans la capitale du pays, Bangui. 

 

« Nous avons opté pour libérer le peuple centrafricain et nous estimons que notre objectif est atteint. Donc nous ne devons plus continuer à perpétrer des actes qui sont contraires à notre but », a annoncé Emotion Brice Namsio, présenté comme l’un des coordinateurs des milices anti-balaka. Et de poursuivre « Nous sommes déterminés à déposer les armes, à aller à la réconciliation avec les musulmans ».

 

Résultant d’un coup d’Etat, d’exactions et de représailles en chaîne, la situation centrafricaine s’est transformée progressivement -et dans le sang-en un affrontement inter-confessionnel. L’intervention des forces françaises et africaines de la Misca a stabilisé la situation dans la capitale Bangui mais n’a pas empêché le déplacement de centaines de milliers de personnes et de nombreux massacres.

 

Par la voix de la ministre de la Réconciliation, Antoinette Montaigne Moussa, le gouvernement par intérim s’est félicité de la « main tendue » des anti-balaka et de cette prise de position allant dans le sens d’une réconciliation. Elle a toutefois indiqué qu’elle espérait que les paroles ne seraient pas contredites par les faits. Les anti-balaka ont exprimé des doléances auprès du gouvernement, sorte de contre-partie à la fin des violences, notamment la prise en charge des «éléments qui travaillent aux champs autour de Bangui pour subvenir aux besoins».


Accrochage avec les troupes françaises

 

Ces déclarations d’un des porte-paroles des anti-balaka interviennent pourtant dans un climat de tensions entre le groupe et les troupes françaises. L’Etat-major de l’opération Sangaris ayant signalé plusieurs accrochages entre les soldats français et les miliciens chrétiens sur l’axe routier entre Bangui et la frontière camerounaise. Dans un point presse, le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’Etat-major, a laissé planer l’idée que les hommes avec lesquels se sont accrochés les troupes françaises ne sont pas des miliciens anti-balaka au sens strict du terme. « Ils se revendiquent anti-balaka, mais nous n’avons pas affaire à une structure organisée », a-t-il expliqué.

 

L’Europe en retard

 

Ce même 21 mars, le président de la République, François Hollande a rappelé l’Europe à ses engagements militaires en Centrafrique. Il demande à ce que la mission de l’Union européenne dans le pays, l’Eufor, soit suffisamment dotée à partir du 24 mars pour intervenir au plus vite. « Il faut 500 personnels, il y en a pour l’instant 375, donc il y a un effort à faire », a expliqué François Hollande au cours du sommet européen consacré essentiellement à trouver une solution à la crise ukrainienne. L’appel français est pour l’instant resté lettre morte. Aucun pays n’a annoncé d’augmentation de sa participation à la mission européenne.

 

http://www.lesechos.fr/economie-politique/monde/actu/0203389...

 

Centrafrique : les milices chrétiennes anti-balaka prêtes à déposer les armes

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