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23 mars 2014 7 23 /03 /mars /2014 22:01

 

 

 

 

 

 

YAOUNDE Samedi 22 mars 2014 | 20:22 UTC - (Xinhua) - Le Programme alimentaire mondial (PAM) estime à 70 millions de dollars les besoins pour nourrir les personnes déplacées et 17 millions de dollars les réfugiés dans les pays voisins jusqu'en août suite à la crise en République centrafricaine (RCA), selon sa Directrice exécutive Ertharin Cousin au terme d'une visite de deux jours au Cameroun après la RCA.

 

"Les donateurs ont généreusement financé les opérations d’urgence du PAM en Centrafrique à hauteur de 37 millions de dollars mais près de 70 millions de dollars supplémentaires sont nécessaires pour financer ces activités jusqu'à la fin août. Quant aux besoins financiers pour nourrir les réfugiés dans les pays voisins, ceux-ci s'élèvent à plus de 17 millions de dollars", souligne un communiqué de presse publié par cette agence onusienne vendredi soir à Yaoundé. 

 

Un an après la prise du pouvoir le 24 mars 2013 à Bangui de l'ex- coalition rebelle de la Séléka contre le régime de François Bozizé, la RCA reste en proie aux violences et à l'insécurité, malgré le déploiement depuis décembre, sous mandat des Nations Unies, de la force française Sangaris suivie de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique (MISCA), une force africaine. 

 

Une nouvelle escalade de violences due à une attaque armée dite "généralisée" le 5 décembre d'anciens soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) et des milices d'autodéfense anti-Balakas ( anti-machettes) opposés à ce pouvoir conduit par Michel Djotodia, contraint à la démission le 10 janvier, a provoqué un exode massif de populations à l'intérieur du territoire national et dans les pays voisins tels le Cameroun.  

 

A ce jour, les Nations Unies estiment à quelque 296.000 le nombre de réfugiés dont 42.000 depuis le début de l'année au Cameroun et établissent entre 4.000 et 5.000 le nombre de nouveaux arrivants chaque semaine. Le Tchad, la République démocratique du Congo (RDC) et le Congo-Brazzaville en sont les autres pays d’accueil.

 

C'est une population constituée majoritairement de personnes de confession musulmane, cible d'une chasse à l'homme menée, dans le sillage d'un conflit mué en affrontements intercommunautaires et interreligieux, par les miliciens anti-Balakas d'obédience chrétienne en représailles aux exactions commises par les ex- rebelles de la Séléka à dominance musulmane.

 

Représentant-résident du PAM en RCA, le Portugais Carlos Veloso a rapporté à Xinhua que "de janvier jusqu'à maintenant, on a donné à manger à plus ou moins 400.000 personnes déplacées", sur un total de 600.000 en ce moment contre près d'un million auparavant, une diminution de chiffres due à une amélioration progressive du climat sécuritaire, a expliqué le responsable onusien.

 

"La situation sécuritaire s'améliore. A Bangui, le site de déplacés de la partie Nord de l'aéroport s'est vidé, la MISCA a pris possession. Dans la partie Sud, les estimations sont de 20. 000 déplacés actuellement contre 130.000 auparavant. A Bossangoa (Nord-Ouest), les gens ont aussi commencé à rentrer chez eux. Il y avait 40.000 déplacés (à la paroisse catholique de la ville, NDLR), c'est environ 3.000 aujourd'hui", a-t-il précisé.

 

 Ces retours sont aussi justifiés par l'arrivée de la saison des pluies qui représente pour les populations paysannes le moment de cultiver leurs champs. De plus, indique en outre Veloso, cette période ne permet pas d'offrir "les conditions de logement adéquates" dans les camps constitués pour la plupart de camps de fortune.

 

 Résultat : de 80 auparavant, le nombre de sites de déplacés dénombrés sur le territoire centrafricain a chuté à 25 à l'heure actuelle, d'après le représentant-résident du PAM.

 

 Bangui, Bossangoa, Bouar, Kaga Bandoro, Paoua et Bambari (depuis vendredi en principe) constituent les principaux sites d’intervention de cette agence onusienne pour la distribution de vivres aux populations sous assistance alimentaire, avec le concours des forces internationales pour les mesures de sécurité nécessaires pour l'acheminement de l'aide.

 

La capitale centrafricaine et Bossangoa, ville natale de l'ex- président François Bozizé qui s'était presque vidée de ses quelque 50.000 habitants fuyant les attaques des ex-rebelles Séléka d'une part et des miliciens anti-Balakas d'autre part, sont notamment les étapes de la visite de deux jours en RCA de la directrice exécutive du PAM.

 

Ertharin Cousin a fait état d'une "tragédie oubliée" par une communauté internationale davantage tournée vers d'autres crises, dont en l'occurrence la Syrie et le Sud-Soudan. "Historiquement, a-t-elle déclarée lors d'une conférence de presse vendredi soir à Yaoundé, près d'un million de personnes ont toujours eu besoin d'assistance alimentaire en Centrafrique, surtout en période de soudure."

 

"Le PAM est sous-financé et éprouve des difficultés à répondre aux besoins de la population centrafricaine", a-t-elle poursuivi dans un appel à une mobilisation de ressources qui dépasse le cadre des contributeurs traditionnels, c'est-à-dire les gouvernements, pour solliciter des personnes de bonne volonté au sein du grand public.

 

Après des consultations avec les autorités de Yaoundé dont le Premier ministre Philemon Yang, Mme Cousin a salué l'ouverture des frontières par le Cameroun pour accueillir les réfugiés centrafricains et d'autres nationalités en transit.

Centrafrique : Le PAM cherche 70 millions USD pour l'assistance alimentaire

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