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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 02:57

 

 

 

 

http://www.rtl.fr/   Par La rédaction de RTL , Publié le 01/03/2014 à 10h00 | L'invité RTL du week-end

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga aspire à la paix, il ne veut pas d'une partition de la Centrafrique et conteste l'idée de guerre de religion.

 

Monseigneur Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui en Centrafrique, a rencontré François Hollande lors de sa visite vendredi 28 février. Il revient sur ses aspirations pour son pays.


"Nous avons dit au président français que le peuple centrafricain aspire à la paix, explique l'archevêque de Bangui, c'est-à-dire la sécurité, et je pense que c'est la raison d'être de l'opération Sangaris et de la Misca."


Dieudonné Nzapalainga énumère ses désirs pour la Centrafrique : des aides pour les fonctionnaires, les pensionnaires et les étudiants, "un seul pays, sans partition", une armée "refondée" et surtout, que Musulmans et Chrétiens continuent à vivre ensemble. "Hors de question de rejeter l'autre", dit-il.

 

Il conteste totalement l'idée que le conflit centrafricain serait une guerre de religion. "Le président de la communauté islamique, moi-même et le pasteur avons eu à nous prononcer plusieurs fois, nous pensons que dans le passé Musulmans et Chrétiens ont vécu ensemble et nous voulons que ça continue", affirme-t-il. Ceux qui entrainent le pays vers les conflits religieux, "ce sont plutôt les politiciens", estime-t-il.


François Hollande a annoncé que les 2.000 soldats français allaient rester plus longtemps que prévu en Centrafrique, mais pour l'archevêque de Bangui, il faudrait également des casques bleus en grand nombre. "Il est impératif qu'il y ait des Casques bleus de l'ONU en grand nombre parce que ce pays est plus grand que la France et le Luxembourg", affirme-t-il. Selon lui 6.000 ou même 10.000 hommes, "c'est insuffisant".


Il compte sur plus de moyens militaires et financiers, pour "plus tard, avoir la tenue d'élections dans des conditions fiables, crédibles, transparentes". "C'est le but in fine", dit-il. 

 

 

Centrafrique : la journée, qui avait commencé sous les meilleurs auspices, finit en bain de sang

 

http://www.rtl.fr/   Par Christophe Decroix | Publié le 01/03/2014 à 18h58 | RTL Soir Week End

 

REPORTAGE - Alors que l'évêque de Bangui venait de terminer un discours d'appel à la paix, quatre personnes ont été abattues dans un taxi samedi 1er mars.

 

C'est une journée qui avait pourtant commencé sous les meilleurs auspices. L'évêque de Bangui était venu inaugurer une grotte en l'honneur de la Vierge Marie, Reine de la Paix. "Nous avons assez souffert", a-t-il clamé à la foule venue l'écouter. "Trop c'est trop. On dit : 'plus jamais ça' !"


Mais une heure plus tard, à quelques kilomètres de là, un taxi soupçonné de transporter des ex-Sélékas musulmans était pris sous le feu de tireurs inconnus comme le raconte le chauffeur rescapé. "Un 4X4 noir est venu près de moi. Un monsieur en tenue militaire m'a demandé de m'arrêter. Puis j'ai ressenti le coup de feu directement dans le feu véhicule. Il y a eu quatre morts.

 

La Centrafrique ne parvient pas à apaiser ses démons

 

Tandis que la Croix Rouge emmenait cadavres et blessés entassés dans le même pick-up, la foule hurlait sa colère. "On ne veut pas de Séléka à Bangui", explique un homme.

 

Les chants religieux du matin étaient bien loin et l'appel de l'évêque semblait résonner dans le vide d'une Centrafrique qui ne parvient pas encore à apaiser ses démons.

Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui
Centrafrique : "Il faut impérativement des Casques bleus en grand nombre", dit l'archevêque de Bangui

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