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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 15:31

 

 

 

 

 

Par Matthieu Deprieck, publié le 25/02/2014 à 14:56

 

Ce mardi après-midi, tous les groupes politiques représentés au parlement voteront la prolongation de l'intervention militaire française en Centrafrique, malgré d'importantes réserves à droite. 

 

"Rien n'a été réglé, le pays est toujours à feu et à sang (...) Il faut faire de la diplomatie, aller partout pour demander plus de soldats et un cadre clair de négociation." Le député UMP, Eric Woerth a des critiques à faire sur l'intervention française en Centrafrique et pourtant, il votera en faveur de sa prolongation: "On ne peut pas faire autrement, évidemment qu'il faut prolonger le mandat des militaires", affirmait-il sur le plateau d'I-Télé ce mardi.

 

La droite, comme le Front de gauche, sont dans une impasse. Malgré leurs critiques sur la détérioration de la situation à Bangui, l'isolement diplomatique de la France ou l'absence de soutiens logistiques venus de pays alliés, ils ne peuvent s'opposer à une prolongation de la mission Sangaris sans briser l'unité nationale qui accompagne traditionnellement toute intervention militaire française.  

 

"Je ne comprendrais pas que l'UMP fasse de la polémique politicienne juste pour essayer de marquer quelques points sur le dos de la Centrafrique alors qu'il y a un possible génocide sur place", a d'ailleurs relevé Eduardo Rihan-Cypel, un des porte-parole du PS. Les socialistes tiennent les réfractaires sur un sujet aussi consensuel que le soutien aux troupes de notre pays.

 

D'autant que l'exécutif a veillé à tenir informés les responsables de droite comme de gauche depuis le début de l'intervention en Centrafrique début décembre. "Nous disposons de toutes les informations que nous souhaitons. C'est la première fois que je vois cela en dix ans", raconte à L'Express Yves Pozzo di Borgosénateur UDI de Paris et vice-président de la commission de la Défense.  

 

Le Drian disponible, Ayrault moins

 

Pour ne pas prêter le flanc à des critiques sur l'opacité des décisions, Jean-Yves Le Drian joue la transparence auprès des parlementaires. A l'Assemblée, comme au Sénat, il expose régulièrement la situation militaire sur place, cartes à l'appui. Compte tenu du caractère sensible de ces informations, il demande toutefois à ce que certaines d'entre elles ne figurent pas au compte-rendu des débats.  

 

Députés et sénateurs disposent de deux moyens pour suivre l'avancée des opérations. Tous les membres des commissions de la Défense, à l'Assemblée et au Sénat, peuvent échanger avec les ministres concernés au cours des traditionnelles auditions de cette commission. "Jean-Yves Le Drian vient toutes les deux ou trois semaines pour échanger. Cela nous permet de l'interroger même si 80% des informations sont déjà dans la presse. Cela permet également au ministre de prendre le pouls des différents groupes politiques", détaille Jean-Marie Bockel, ancien secrétaire d'Etat à la Défense, aujourd'hui sénateur UDI.  

 

A ces auditions s'ajoutent les éventuelles réunions à Matignon autour du Premier ministre. Dans ce cadre, la liste d'invités est réduite: seuls les présidents des deux Chambres et les représentants de chaque groupe parlementaire sont conviés. "Sur la Centrafrique, il n'y en a eu aucune"se plaint l'élu du Haut-Rhin.  

 

Un défaut d'informations qui ne suffira pas à justifier un refus de prolonger la mission des soldats français à Bangui. Malgré son scepticisme, Jean-Marie Bockel défendra d'ailleurs ce mardi après-midi la position de son groupe: un "oui mais" bien commode pour la gauche comme pour la droite.  


En savoir plus sur http://www.lexpress.fr/actualite/politique/prolongation-de-l-intervention-en-centrafrique-l-union-sacree-et-forcee_1495093.html#LmVCqPDoTcGLlASe.99

Prolongation de l'intervention en Centrafrique: l'union sacrée... et forcée

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