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11 février 2014 2 11 /02 /février /2014 00:50

 

 

 

 

 

http://www.la-croix.com/    10/2/14 - 17 H 42

 

Pour le commandant de la force française en Centrafrique, les miliciens anti-balaka sont accusés d'exactions contre les musulmans.

 

Les anti-balaka comptent dans leurs rangs de nombreux anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA).

 

Le commandant de la force française en Centrafrique, le général Francisco Soriano n'y est pas allé par quatre chemins. À l'occasion d'une rencontre publique à Bangui, lundi 10 février, il a clairement désigné les miliciens anti-balaka, accusés d'exactions contre les musulmans, d'« ennemis de la paix » qui seront traités comme des « bandits ».

 

 « Ceux qui se disent  “anti-balaka”   sont devenus les principaux ennemis de la paix en Centrafrique, ce sont eux qui stigmatisent les communautés », a-t-il déclaré au cours d'une rencontre publique à Bangui avec les principaux dignitaires religieux du pays. 

 

Cette déclaration intervient au lendemain de l'assassinat par des inconnus de Jean-Emmanuel Ndjaroua, un membre du parlement provisoire centrafricain (CNT), que certains de ses collègues ont attribué à ces miliciens.

 

LES CIVILS MUSULMANS FUIENT BANGUI

 

Samedi 8 février, ce parlementaire avait fait une intervention remarquée devant le CNT. Il s'était élevé contre les violences dont sont victimes les ressortissants «cosmopolites» de sa région, autrement dit les musulmans. Outre le parlementaire, au moins 10 personnes ont été tuées au cours de violences accompagnées de pillages à grande échelle, dimanche à Bangui.

 

Face à ces violences, de nombreux civils musulmans fuient Bangui depuis plusieurs semaines par crainte d'exactions, dans un pays où le système judiciaire demeure paralysé.

 

LA «NÉBULEUSE» ANTI-BALAKA

Selon leur « coordinateur politique », Edouard Ngaïssona, ancien député et ministre, les miliciens anti-balaka seraient environ 70000 sur tout le pays, un chiffre jugé farfelu par de nombreux observateurs. 

 

Apparus d'abord en province comme des groupes d'auto défense villageois, ils affichaient une vocation à défendre leurs villages contre l'ex-rébellion Séléka, de majorité musulmane, qui avait porté au pouvoir Michel Djotodia en mars 2013.

 

FIDÈLES DE L'ANCIEN PRÉSIDENT BOZIZÉ

 

Sans moyens et surtout sans armes à feu, c'est surtout aux populations civiles que s'en sont rapidement pris les miliciens, avant d'apparaître à Bangui, où en dehors de quelques opérations de harcèlement des ex-Séléka, ce sont également les civils musulmans qui ont été régulièrement pris à partie, pillés ou lynchés.

 

Les anti-balaka comptent dans leurs rangs de nombreux anciens membres des Forces armées centrafricaines (FACA) ainsi que des fidèles de l'ancien président François Bozizé, renversé en mars 2013 par Michel Djotodia, lequel a été à son tour contraint à la démission le 10 janvier pour son incapacité à mettre fin aux tueries interreligieuses. Mais dans la capitale centrafricaine, la milice est surtout constituée de petits groupes autonomes et de pillards.

 

« LES ANTI-BALAKA NE SONT PAS UNE MILICE CHRÉTIENNE »

 

Patrice Édouard Ngaïssona, a nié lutter « pour le retour de Bozizé ». Mais au cours des derniers mois, plusieurs représentants autoproclamés de ces milices étaient des proches de l'ancien président. Lui-même a été élu sur les listes du parti de François Bozizé et a été son ministre de la jeunesse et des sports.

 

 « Les anti-balaka ne sont pas une milice chrétienne. Je le dis et le répète haut et fort: ce ne sont pas des milices chrétiennes», a déclaré de son côté l'archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga rappelant que «dans les années 90, ces milices villageoises protégeaient les populations des coupeurs de routes» d'où leur nom qui veut dire «anti-machette» en langue sango. «Appelez-les milices d'autodéfense, milices villageoises mais faites-nous l'économie du mot “chrétien” », a lancé l'archevêque à l'adresse des médias.

 

AGNÈS ROTIVEL

 

 

Violences en Centrafrique : les leaders religieux accusent le Tchad

 

http://www.fait-religieux.com/   La rédaction | le 10.02.2014 à 14:42

 

En Centrafrique, la plate-forme des leaders religieux a condamné le 7 février lors d'une conférence de presse, les violences perpétrées dans le pays au nom de la religion. Mgr Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, la capitale, considère que les hommes politiques veulent imposer la guerre religieuse à un peuple qui a toujours vécu en harmonie.

 

Les leaders religieux rappellent que la cohésion a toujours régné au sein de la population centrafricaine, en majorité chrétienne (80%), avec une composante musulmane (10%) et animiste (10%). Ils pointent du doigt le Tchad dont l'implication dans le conflit centrafricain a fortement contribué, selon eux, au chaos sécuritaire et humanitaire que vit la Centrafrique.

 

Plusieurs églises et mosquées ont été détruites dans les violences qui se poursuivent entre ces deux groupes. Les biens appartenant aux musulmans sont pillés par les anti-balakas, des ex- séléka tuent, violent, volent et pillent les habitants chrétiens dans les villes qu'ils contrôlent.

 

Lu pour vous : Les milices « anti-balaka » ennemies de la paix en Centrafrique

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