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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 02:46

 

 

 

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/  Lutte Ouvrière n°2378 du 28 février 2014

 

La prolongation de l'intervention militaire en Centrafrique a été largement adoptée à l'Assemblée nationale et au Sénat. Si le Président de la République peut déclencher une guerre sans demander son avis à qui que ce soit, il est obligé au bout de trois mois d'en référer au Parlement. Comme on a pu le voir, cela n'a rien changé et a seulement confirmé le climat d'union sacrée qui règne sur ce sujet entre ceux qui sont au pouvoir et ceux qui rêvent d'y retourner.

 

Nul n'a émis le moindre doute sur la légitimité de cette opération militaire, et les critiques ont uniquement porté sur le fait qu'elle ne rencontrait pas le succès escompté. À l'Assemblée, le vote a été acquis par 428 voix pour, 14 contre et 21 abstentions.

 

Aucun des responsables de groupes parlementaires n'a appelé à voter contre la prolongation de l'intervention. Les députés PS et écologistes l'ont adoptée à l'unanimité. À droite, l'UMP a critiqué la faiblesse des forces engagées et le fait que le gouvernement français n'ait pas réussi à entraîner ses homologues européens dans la guerre. Ces réserves se résument dans la formule « François Hollande n'est pas un vrai chef de guerre », pour faire comprendre que l'UMP serait plus à même de mener ce genre d'intervention impérialiste. C'est au nom de ces critiques que 12 députés de droite, comme Bruno Le Maire, ont voté contre, alors que 136 approuvaient l'intervention.

 

À gauche, le communiste André Chassaigne n'a pas fait entendre un son de cloche très différent sur le fond. Il a terminé son intervention par la formule suivante : 

 

« Nous ne pouvons aujourd'hui retirer nos troupes et abandonner le peuple centrafricain à son triste sort. Nous ne nous opposerons pas à la prolongation de la présence des troupes françaises en Centrafrique. » À aucun moment il n'a dénoncé le véritable motif de cette intervention militaire, qui est de défendre les intérêts de l'impérialisme français sur le continent africain. Il s'est contenté de décrire le chaos actuel et a appelé à une solution non seulement militaire mais aussi politique. Cela ne contredit en rien les objectifs de François Hollande qui s'emploie à remettre sur pied un gouvernement allié de la France et a programmé pour cela des élections au début 2015. Quatre députés du groupe ont voté pour la poursuite de l'intervention, sept se sont abstenus et seulement deux ont voté contre.

 

Cette unanimité presque totale, à l'Assemblée comme au Sénat, montre bien la complicité qui lie les responsables politiques de droite et de gauche lorsqu'il s'agit de défendre les intérêts de l'impérialisme français. Tous font mine de croire que l'intervention militaire française a un but humanitaire, alors qu'elle ne vise qu'à perpétuer le pillage de l'Afrique par les trusts français. C'est bien pourquoi la seule issue vraiment favorable aux peuples d'Afrique, ce serait que les troupes françaises quittent non seulement la Centrafrique, mais tout le continent.

 

Daniel MESCLA

Lu pour vous : Centrafrique : tous les partis unis pour prolonger l'intervention militaire

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