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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 14:48

 

 

 

 

 

 

http://www.slateafrique.com/   13/02/2014 à 9:54

 

La situation dans le pays ne s'améliore pas et l'intervention française patine.

 

 L’opération française Sangaris semble enfin décidée à mettre hors d’état de nuire les principaux fauteurs de troubles en RCA. En tout cas, le message du chef de cette opération, le général Francisco Soriano, est on ne peut plus clair:

 

«Les anti-balaka sont les principaux ennemis de la paix et on ne doit pas les cantonner mais les chasser comme ce qu’ils sont, c’est-à-dire des hors-la-loi, des bandits.»

 

Même si le coordonnateur de la milice mise en cause, Edouard Patrice Ngaissona, qualifie les propos du général Francisco Soriano d’irresponsables, les faits sur le terrain lui donnent tort. Qu’on ne s’y trompe pas: les anti-balaka ne sont pas des libérateurs encore moins des patriotes. Ils ne sont que de simples bandits qu’il convient de châtier.

 

Obstacles à la paix

 

Combien de Centrafricains, notamment musulmans, ont fui et continuent de fuir le pays? Combien de familles ont été endeuillées par ces hommes sans foi ni loi? Ni l’appel de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza, ni les supplications de la société civile et des communautés religieuses centrafricaines, n’ont réussi à leur faire déposer machettes et fusils.

 

Certes, les anti-balaka ne sont pas les seuls à troubler la paix en RCA, car il y a aussi la Séléka dont certains éléments sèment la désolation. Mais les premiers sont actuellement les véritables obstacles à la paix. Pour se donner les chances d’endiguer un mal, il faut d’abord pouvoir bien le diagnostiquer et si l’opération Sangaris a identifié les anti-balaka comme les germes de l’insécurité, de la haine inter-religieuse, c’est qu’elle a suffisamment d’éléments de preuve.

 

A-t-on besoin d’ailleurs de consulter un charlatan pour savoir que les anti-balaka ont commis des massacres à grande échelle à Bangui? Cette barbarie n’a que trop duré et il est temps d’y mettre fin. Il est vraiment temps de siffler la fin de la recréation car les Centrafricains ont au plus vite besoin de retrouver la paix et la stabilité.

 

Mais il aurait été encore mieux que cette mise en cause formelle des anti-balaka vienne du gouvernement centrafricain, pour éviter que des individus de mauvaise foi n’accusent l’opération Sangaris d’avoir pris parti.

 

Prudence coupable

 

Certes, on comprend que les membres du gouvernement, face à la situation actuelle, se soient retenus de faire une telle déclaration de peur de subir le même sort que le parlementaire qui a été lâchement assassiné par les anti-balaka parce qu’il a eu le courage de dénoncer l’ampleur de la violence dans son pays. Mais l’opération Sangaris à elle seule peut-elle siffler la fin de la récréation en RCA?

 

Ces anti-balaka, dont le mentor n’est autre que l’ancien président François Bozizé, sont devenus une sorte de monstre immaîtrisable. La situation actuelle recommande que ce dernier, qui se la coule douce quelque part à l’étranger, sorte de son silence. On se rappelle qu’il avait, depuis son exil, appelé ses partisans à résister par tous les moyens et c’est malheureusement ce qu’ils sont en train de faire. Il serait donc bon qu’il ordonne à ces forces du mal d’arrêter cette violence, si tant est qu’il ait encore une emprise sur eux. Car, on le sait, ces derniers ont désormais des ambitions politiques. Du reste, le fait qu’ils sont dans le gouvernement, pourrait les amener à ne plus se plier aux injonctions de leur maître d’hier (...).

 

Dabadi Zoumbara

 

Cet article a d’abord été publié dans Le Pays

 

Centrafrique : les troupes françaises ne sont pas là pour protéger la population

 

Lutte Ouvrière n°2376 du 14 février 2014  http://www.lutte-ouvriere-journal.org/

 

Dans le dernier numéro de leur journal Le pouvoir aux travailleurs, nos camarades de l'Union Africaine des Travailleurs Communistes Internationalistes (UATCI-UCI) dénoncent l'intervention militaire en Centrafrique. Bien loin d'avoir rétabli la sécurité, les soldats français assistent en spectateurs aux exactions, et à la fuite désespérée de la partie musulmane de la population, accusée en bloc d'avoir soutenu les milices de l'ex-Séléka qui faisaient régner la terreur à Bangui.

 

Loin de mettre fin à la violence des bandes armées qui terrorisent les populations, les troupes françaises ne font que de « l'interposition », c'est-à-dire qu'elles n'interviennent pas pour désarmer les bandes armées et mettre fin à leurs violences envers les populations mais seulement pour faire de la « dissuasion ». Cela rappelle beaucoup les pratiques des casques bleus de l'ONU lors de la guerre civile en Côte d'Ivoire. Ils ne faisaient que regarder les massacres s'opérer devant eux sans secourir les populations victimes.

 

C'est ainsi qu'en Centrafrique, alors que les soldats français sont en place depuis longtemps et sont armés jusqu'aux dents, ils assistent presque les bras croisés à des tueries, des massacres et des pillages sans lever le petit doigt ; c'est ainsi aussi que dans l'indifférence totale, ils laissent crever de faim, de soif et de manque de médicaments, des réfugiés qui ont trouvé refuge dans un terrain vague, près de l'aéroport, non loin du lieu où s'est établi le contingent des troupes françaises.

 

La nouvelle présidente, Catherine Panza a cru que, en lançant un appel à la réconciliation et en mettant en garde les miliciens des deux bords, son message allait être entendu. Force est de constater que la situation ne fait plutôt qu'empirer. Car lorsque le sang a coulé, que les gens n'ont pas encore fini d'enterrer leurs morts, de les pleurer, et que les rancoeurs et l'esprit de vengeance animent encore les coeurs, il est difficile de demander aux populations de pardonner, de se réconcilier.

 

À Bangui, c'est toujours le chaos. Des miliciens, du nom de « anti-balaka », partisans du président déchu Bozizé, et des ex-Séléka, rebelles favorables à Djotodia, président démissionnaire, continuent de s'affronter, même si ces affrontements ont diminué d'intensité. Tous les jours on découvre de nouveaux cadavres. Les exactions et les pillages continuent, des populations fuient vers des camps de déplacés ou vers des pays voisins, le Tchad surtout.

 

En province, des éléments de l'ex-Séléka, qui ont fui Bangui avec leurs armes, sèment la terreur et la mort. L'insécurité qui régnait dans la capitale a gagné l'intérieur du pays : tueries, pillages, exactions, viols. Les populations de ces villes ont commencé à fuir, les unes vers la brousse, les autres vers des institutions religieuses.

 

Des troupes françaises, entraînant dans leur sillage des soldats africains de la MISCA, ont quitté Bangui pour la province, faisant croire que c'était pour affronter les ex-Séléka. Loin de faire régner la paix, les troupes françaises ne font que s'enfoncer, chaque jour un peu plus, dans le bourbier centrafricain.

 

Que des gens continuent de mourir, que des milliers de personnes continuent de fuir, ce n'est pas le souci des dirigeants français. Ce qui compte pour eux c'est d'être présents (comme depuis des dizaines d'années) en Centrafrique pour permettre à leurs capitalistes d'exploiter les ressources naturelles et la main-d'oeuvre locale.

 

Centrafrique : la présidente prête à «aller en guerre» contre les anti-balaka

 

AFP 12 FÉVRIER 2014 À 15:14

 

De son côté, et pour faire face à la crise alimentaire qui touche le pays, le Programme alimentaire mondial a mis en place un pont aérien depuis le Cameroun. Une opération «assez exceptionnelle», «plus importante que pour la Syrie ou les Philippines».

 

La présidente centrafricaine de transition, Catherine Samba Panza, a affirmé mercredi vouloir «aller en guerre» contre les milices d’autodéfense anti-balaka, coupables de nombreuses exactions dans le pays, en particulier envers la communauté musulmane, devenue la cible de pillages et de lynchages quotidiens. «Les anti-balaka, on va aller en guerre contre eux. (Ils) pensent que parce que je suis une femme je suis faible. Mais maintenant les anti-balaka qui voudront tuer seront traqués», a-t-elle déclaré en sango, la langue nationale, devant les habitants de Mbaïki (80 km au sud-ouest de Bangui), lors d’une visite en compagnie du ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian.

 

Lu pour vous : Centrafrique: Sangaris doit changer son fusil d'épaule

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