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28 février 2014 5 28 /02 /février /2014 13:43

 

 

 

 

 

BANGUI 28 fév (Reuters) - Les soldats français de l'opération Sangaris vont accroître leur présence hors de Bangui pour sécuriser de nouvelles zones du territoire centrafricain, notamment l'ouest et la route du Cameroun, a annoncé vendredi François Hollande.

 

Le président français s'est rendu dans la capitale centrafricaine sur le chemin de son retour du Nigeria pour y rencontrer la présidente de transition Catherine Samba Panza et les militaires français, désormais au nombre de 2.000.

 

"Votre mission prend aujourd'hui une nouvelle dimension à mesure qu'elle avance, à mesure qu'elle réussit", a-t-il dit devant les soldats de l'opération Sangaris, estimant que des "progrès significatifs" avaient été réalisés depuis trois mois.

 

"Nous avons besoin de présence, de présence à Bangui, de présence partout sur le territoire centrafricain."

 

Plus de la moitié des soldats français vont se déployer en dehors de la capitale, a-t-on précisé dans son entourage.

 

"Quel est maintenant notre objectif ? C'est de sécuriser non seulement la capitale mais l'ouest du pays, où sévissent encore des milices particulièrement dures, et où nous devons tout faire pour les désarmer", a ajouté François Hollande, évoquant la route qui relie Bangui au Cameroun, cruciale pour assurer l'approvisionnement de la population.

 

"À l'est et au nord, nous devons faire cesser, lorsqu'ils existent, des règlements de compte, établir l'autorité du gouvernement, lui permettre d'engager le dialogue, et éviter qu'il y ait la moindre tentation de partition à l'est de la Centrafrique", a déclaré François Hollande vendredi.

 

9.000 SOLDATS SUR LE TERRAIN FIN MARS

 

La France a décidé à la mi-février d'envoyer 400 hommes de plus en RCA et le gouvernement a obtenu mardi le feu vert du Parlement pour prolonger l'opération au-delà de quatre mois.

 

L'arrivée programmée d'un millier de militaires de la force Eufor-RCA, qui se concentreront sur la sécurisation de la zone de l'aéroport de Bangui, doit permettre aux soldats français et à leurs alliés africains de se déployer dans d'autres régions.

 

Fin mars, entre les militaires africains, français et européens, il y aura 9.000 soldats dans le pays, a indiqué vendredi François Hollande, qui plaide pour qu'une mission de l'Onu prenne le relais d'ici l'été.

 

Ce redéploiement français hors de Bangui comportera "plus de risques", estime un proche du chef de l'Etat.

 

"Il y a encore des exactions, des populations déplacées mais Bangui est pour une part sécurisée, en tout cas le jour", explique cette source, jugeant qu'en dehors de la capitale, "on est plus exposés".

 

Invoquant une situation pré-génocidaire, la France a lancé le 5 décembre dernier l'opération Sangaris pour tenter de rétablir la sécurité dans un pays plongé en plein chaos depuis le coup d'Etat des rebelles de la Séléka, majoritairement musulmans, en mars 2013.

 

Dans l'entourage du président, on indique qu'une aide financière internationale africaine interviendra dans les prochains jours.

 

(Serge Leger Kokpakpa à Bangui, avec Julien Ponthus et pool à Paris, édité par Yves Clarisse)

 

La France va accélérer son déploiement hors de Bangui

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